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Document Technique Unifié
NF DTU 53.1 → NF DTU 53.12 P1-1-2 (P 62-207-1-1-2)

NF DTU 53.1 - Revêtements de sol textiles (annulé, remplacé par le NF DTU 53.12)

Le DTU 53.1 « Revêtements de sol textiles » n'est plus le référentiel en vigueur. Depuis décembre 2020, la mise en œuvre des sols souples traditionnels relève du NF DTU 53.12 « Préparation du support et revêtements de sol souples » (P 62-207), organisé en quatre cahiers des clauses techniques : P1-1-1 pour la préparation des supports, P1-1-2 pour les revêtements de sol textiles, P1-1-3 pour les revêtements PVC collés et P1-1-4 pour le linoléum collé. Cette fiche restitue les exigences réellement applicables aux moquettes — taux d'humidité du support abaissé à 4 %, cohésion de surface, largeur de fissure admissible, dispositions des lés, dalles et lames plombantes amovibles — et corrige les valeurs qui étaient auparavant attribuées au DTU 53.1.

Domaine d'application

Mise en œuvre des revêtements de sol en textile en construction neuve et en rénovation, sur les supports visés par le NF DTU 53.12 P1-1-1 : revêtements en lés posés par collage ou par tension, revêtements en dalles ou lames posées par collage en plein permanent, revêtements en dalles ou lames plombantes amovibles posées avec un produit de maintien. Locaux à sollicitations faibles (P2) ou moyennes (P3) et locaux à présence d'eau occasionnelle (E1) ; locaux à présence d'eau fréquente (E2) uniquement sur support à base de liants hydrauliques pour les moquettes floquées sur envers PVC compact ou à cellules fermées

Mis à jour le 15 janvier 2024
Applicable depuis le 1 décembre 2020
moquette
revêtement textile
sol souple
NF DTU 53.12
P 62-207
UPEC
bombe à carbure
thibaude
dalle plombante amovible
cohésion de surface
DTU annulé

Règles principales

Référentiel applicable et indissociabilité des parties

Obligatoire

La mise en œuvre des revêtements de sol textiles relève du NF DTU 53.12 P1-1-2 (décembre 2020). Ses spécifications sont complémentaires et indissociables de celles des autres parties du NF DTU 53.12 — notamment la P1-1-1 pour la préparation des supports et la P1-2 pour les critères de choix des matériaux — et forment ensemble les pièces d'un seul marché de travaux

Références : NF DTU 53.12 P1-1-2 § 1 et 2, NF DTU 53.12 P1-1-1 § 1, NF DTU 53.12 P1-2

Locaux visés et locaux exclus

Obligatoire

Le texte vise les locaux à sollicitations faibles (assimilés P2), à sollicitations moyennes (assimilés P3) et à présence d'eau occasionnelle (assimilés E1). Les locaux à présence d'eau fréquente (assimilés E2) ne sont visés que sur support à base de liants hydrauliques, pour les moquettes floquées sur envers PVC compact ou à cellules fermées qui le permettent.

Exceptions :

  • • Plancher surélevé: La partie P1-1-2 ne vise pas la mise en œuvre sur plancher surélevé des revêtements en lés posés par tension ou par collage, ni des revêtements en dalles ou lames posés par collage
Références : NF DTU 53.12 P1-1-2 § 1, NF DTU 53.12 P1-1-1 § 1

Humidité du support et méthodes de mesure

Obligatoire

Le taux d'humidité admissible pour les supports à base de liants hydrauliques a été abaissé de 4,5 % à 4 %. La mesure de référence est le test à la bombe à carbure (annexe B). En plancher chauffant, la mesure est effectuée après la mise en chauffe et 48 heures après la coupure du chauffage.

Exceptions :

  • • Support armé de fibres métalliques: La méthode de mesure électronique par impédance ne doit pas être utilisée
  • • Prélèvement pour bombe à carbure: Il se fait au burin et à la massette ; l'usage d'une perceuse, scie-cloche ou carotteuse est proscrit (sous-estimation de la teneur en eau par échauffement de l'échantillon). Le prélèvement mécanique est possible avec un marteau perforateur réglé en burinage et équipé d'un burin auto-affûtant
Références : NF DTU 53.12 P1-1-1, page Modifications, NF DTU 53.12 P1-1-1 § 6.1.5 et annexe B

Microfissures, fissures et désaffleures

Obligatoire

Les microfissures de largeur inférieure ou égale à 0,3 mm ne nécessitent pas de traitement particulier. La mise en œuvre de l'enduit de sol et du revêtement n'est possible que s'il n'existe pas de fissures d'une largeur supérieure à 0,3 mm ; au-delà, ou en présence de désaffleures ou pianotages, l'entreprise avertit le maître d'ouvrage afin qu'il commande les travaux de traitement.

Exceptions :

  • • Fissures de largeur supérieure à 0,8 mm: Le document ne vise pas leur traitement ; la pose est exclue du domaine d'application
  • • Fissures avec désaffleure: Les poses sur supports présentant des fissures avec désaffleure sont exclues du domaine d'application
Références : NF DTU 53.12 P1-1-1 § 6.1.5.2 et 6.1.5.3

Cohésion de surface et porosité

Obligatoire

Dans le cas d'un résultat de cohésion de surface inférieur à 0,5 MPa, la mise en œuvre d'un enduit de sol et la pose d'un revêtement de sol collé ou tendu ne sont pas possibles ; l'entreprise avertit le maître d'ouvrage afin qu'il commande les travaux de traitement du support. La porosité est déterminée par le test à la goutte d'eau et détermine les choix techniques de préparation

Références : NF DTU 53.12 P1-1-1 § 6.1.5.4 et 6.1.5.5

Supports verticaux destinés aux remontées en plinthe

Obligatoire

Ils doivent être sains, secs, propres, lisses et présenter une planéité de 5 mm sous la règle de 2 m et 1 mm sous le réglet de 20 cm pour les ouvrages à base de plâtre, une finition courante pour les ouvrages à base de liants hydrauliques, et 7 mm sous la règle de 2 m et 2 mm sous le réglet de 20 cm pour les autres types d'ouvrage. Dans le cas contraire, l'entreprise avertit le maître d'ouvrage

Exceptions :

  • • Rectification des supports verticaux: Il n'appartient pas au titulaire du lot revêtements de sol, sauf indication contraire dans les DPM, de rectifier la planéité ou l'aplomb des supports verticaux ni de boucher les trous
Références : NF DTU 53.12 P1-1-1 § 7.3

Conditions minimales d'intervention

Obligatoire

Clos et couvert réalisés ; pièces éclairées ; gros œuvre, enduits et raccords secs ; travaux d'apprêt et de peinture terminés sur plafonds, huisseries et murs ; appareils sanitaires mis en place ; étanchéité des installations sanitaires et de chauffage vérifiée et mise en eau effectuée ; portes laissant le jeu nécessaire ; plinthes bois posées, traînées et couche d'impression appliquée ; socles et massifs terminés ; vides entre supports horizontaux et verticaux traités

Exceptions :

  • • Support bois, panneaux à base de bois ou sulfate de calcium: Le revêtement doit être mis en œuvre AVANT les appareils sanitaires, de manière à assurer une protection maximale contre la pénétration d'eau
Références : NF DTU 53.12 P1-1-1 § 8.1.1 à 8.1.3

Délais, ambiance et point de rosée

Obligatoire

La mise en œuvre du revêtement est commencée au plus tôt 24 heures après la fin de la mise en œuvre de l'enduit de sol, et au plus tôt 48 heures après la fin de la pose d'un plancher surélevé. Le plancher chauffant doit avoir été arrêté au minimum 48 heures avant la mise en œuvre, avec transmission à l'entreprise d'un rapport de mise en chauffe.

Exceptions :

  • • Ouvrage clos et couvert ne permettant pas l'évacuation naturelle de l'humidité: L'entreprise informe par écrit le maître de l'ouvrage qu'un système de ventilation, déshumidification ou chauffage est nécessaire avant, pendant et après réalisation des travaux et jusqu'à la réception
Références : NF DTU 53.12 P1-1-2 § 7.1 et 7.2

Stockage des matériaux

Obligatoire

Entreposage durant les 48 heures précédant la pose dans des locaux clos, aérés et sécurisés, à l'abri de l'humidité, à une température ambiante ≥ 15 °C ou aux températures minimales fixées par les fabricants, sur support sec. Revêtements en lés : rouleaux jusqu'à 2 m de large placés verticalement, rouleaux de largeur supérieure à 2 m placés horizontalement au plus sur deux rangs superposés.

Références : NF DTU 53.12 P1-1-2 § 7.3

Disposition des lés

Obligatoire

Largeur des lés correspondant à la laize usuelle (laize de fabrication si ≤ 2 m, sinon laize de 2 m). Dans un même local, lés disposés dans le même sens et provenant d'un même lot (bain de teinture). Sur paliers et sols inclinés, couchant du velours des moquettes à velours coupé orienté dans le sens de la descente. Décors répétitifs raccordés pour assurer la continuité d'aspect.

Deux lés de largeur inférieure à la laize normale ne peuvent être posés l'un à côté de l'autre. Joints placés autant que possible hors des zones de fort trafic.

Exceptions :

  • • Lés de largeur réduite en bordure: Ils peuvent être posés de part et d'autre d'un lé normal, à condition que ce soit en bordure de la pièce
  • • Intérieur des placards: Les règles de disposition des lés ne s'y appliquent pas
Références : NF DTU 53.12 P1-1-2 § 9.1.1

Disposition et implantation des dalles et lames

Obligatoire

Chaque pièce ou local fermé est considéré séparément et les dalles et lames utilisées doivent appartenir au même lot. L'entreprise doit procéder à une étude d'implantation telle que l'un des côtés de la dalle ou de la lame soit parallèle au grand côté du local, et que la dimension en rives soit au moins égale à une demi-dalle ou une demi-largeur de lame pour permettre un bon collage

Références : NF DTU 53.12 P1-1-2 § 9.1.2

Pose de dalles ou lames par collage en plein

Obligatoire

Les tracés ou lignes de base nécessaires à l'alignement des dalles ou lames dans les deux directions sont réalisés. Après application de la colle et affichage, la dalle ou la lame est marouflée afin d'assurer une bonne adhérence immédiate au support.

Références : NF DTU 53.12 P1-1-2 § 9.4

Pose de dalles ou lames plombantes amovibles

Obligatoire

Le produit de maintien est mis en œuvre sur toute la surface du local, avec possibilité de fractionner le local par un quadrillage de rangées de dalles ou lames collées en plein tous les 12 m au plus. La mise en œuvre des DPA ou LPA nécessite le séchage complet du produit de maintien.

Exceptions :

  • • Support constitué par un plancher surélevé: Des précautions doivent être prises au niveau des joints pour que le produit de maintien n'entrave pas la facilité de démontage ultérieur du plancher surélevé
  • • Délai d'attente insuffisant avant pose: C'est un facteur susceptible de compromettre par la suite l'amovibilité des dalles ou lames
Références : NF DTU 53.12 P1-1-2 § 9.5, 9.5.2, 9.5.3 et 9.5.3.1

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Taux d'humidité du support à base de liants hydrauliques ≤ 4 % (abaissé de 4,5 % en 2020) Mesure de référence par bombe à carbure (annexe B)
Seuil de report du test à la bombe à carbure > 5 % (liants hydrauliques) / > 0,8 % (sulfate de calcium) Valeur relevée par appareil électronique de mesure par impédance
Largeur de microfissure sans traitement ≤ 0,3 mm Révélable par mouillage de la surface
Largeur de fissure hors domaine > 0,8 mm Traitement non visé par le document ; fissures avec désaffleure exclues
Cohésion de surface minimale ≥ 0,5 MPa En dessous, ni enduit de sol ni pose collée ou tendue possibles
Planéité des supports verticaux (remontées en plinthe) 5 mm/2 m et 1 mm/20 cm (plâtre) ; finition courante (liants hydrauliques) ; 7 mm/2 m et 2 mm/20 cm (autres) Supports sains, secs, propres et lisses
Température du support par rapport au point de rosée ≥ point de rosée + 3 °C Absence de condensation au niveau du support
Température de stockage ≥ 15 °C Ou températures minimales fixées par les fabricants, 48 h avant la pose

Dimensions réglementaires

Laize usuelle des lés

Dimension : Laize de fabrication si ≤ 2 m, sinon 2 m
Minimum : -

Largeurs supérieures possibles selon prescriptions particulières du marché

Dimension minimale en rives (dalles et lames)

Dimension : ≥ 1/2 dalle ou 1/2 largeur de lame
Minimum : -

Condition d'un bon collage

Fractionnement du produit de maintien (DPA/LPA)

Dimension : Rangées collées en plein tous les 12 m au plus
Minimum : -

Quadrillage facultatif du local

Délai après enduit de sol

Dimension : ≥ 24 h
Minimum : 24 h

Avant début de mise en œuvre du revêtement

Délai après pose d'un plancher surélevé

Dimension : ≥ 48 h
Minimum : 48 h

Avant début de mise en œuvre du revêtement

Arrêt du plancher chauffant avant pose

Dimension : ≥ 48 h
Minimum : 48 h

Rapport de mise en chauffe transmis à l'entreprise

Acclimatation des matériaux avant pose

Dimension : 48 h
Minimum : 48 h

En local clos, aéré et sécurisé, à l'abri de l'humidité, sur support sec

Stockage des rouleaux

Dimension : Verticalement jusqu'à 2 m de laize / horizontalement au-delà
Minimum : -

Au plus deux rangs superposés pour les rouleaux de plus de 2 m

Comprendre NF DTU 53.1 → NF DTU 53.12 P1-1-2 (P 62-207-1-1-2)

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 53.1 → NF DTU 53.12 P1-1-2 (P 62-207-1-1-2), le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 53.1 → NF DTU 53.12 P1-1-2 (P 62-207-1-1-2) couvre : Mise en œuvre des revêtements de sol en textile en construction neuve et en rénovation, sur les supports visés par le NF DTU 53.12 P1-1-1 : revêtements en lés posés par collage ou par tension, revêtements en dalles ou lames posées par collage en plein permanent, revêtements en dalles ou lames plombantes amovibles posées avec un produit de maintien. Locaux à sollicitations faibles (P2) ou moyennes (P3) et locaux à présence d'eau occasionnelle (E1) ; locaux à présence d'eau fréquente (E2) uniquement sur support à base de liants hydrauliques pour les moquettes floquées sur envers PVC compact ou à cellules fermées. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 53.1 → NF DTU 53.12 P1-1-2 (P 62-207-1-1-2)

L'ancien DTU 53.1 consacré aux revêtements de sol textiles n'est plus le texte de référence. L'avant-propos particulier du NF DTU 53.12 explique la refonte : au regard des similitudes entre les supports admissibles pour les revêtements de sols souples traditionnels, en travaux neufs comme en réhabilitation, la commission BNTEC P62B a opté pour un NF DTU commun aux revêtements de sol textiles, PVC et linoléum.

Le NF DTU 53.12 « Préparation du support et revêtements de sol souples », publié en décembre 2020 sous l'indice de classement P 62-207, traite la mise en œuvre des sols souples traditionnels en quatre parties de cahier des clauses techniques : P1-1-1 (préparation des sols destinés à être revêtus), P1-1-2 (revêtements de sol textiles), P1-1-3 (revêtements de sol collés PVC) et P1-1-4 (revêtements de sol collés en linoléum), complétées par un CGM (P1-2) et un CCS (P2) communs.

Les spécifications de la partie P1-1-1 sont complémentaires et indissociables de celles des autres parties : elles forment ensemble les pièces d'un seul marché de travaux. Autrement dit, on ne peut pas prescrire la pose d'une moquette sans prescrire simultanément la préparation de support correspondante.

Deux modifications majeures sont annoncées en tête du document par rapport aux textes remplacés : avant la pose des revêtements de sol souples visés, le taux d'humidité admissible pour les supports à base de liants hydrauliques a été abaissé de 4,5 % à 4 % ; et les mesures d'humidité réalisées à l'aide d'appareils électroniques permettent de reporter le test à la bombe à carbure tant que la valeur relevée est supérieure à 5 % pour les supports à base de liants hydrauliques et supérieure à 0,8 % pour les supports à base de sulfate de calcium.

Comprendre en détail NF DTU 53.1 → NF DTU 53.12 P1-1-2 (P 62-207-1-1-2)

La nouvelle organisation des NF DTU sols souples

La structure du NF DTU 53.12 est la clé de sa bonne utilisation. La partie P1-1-1 traite de la préparation des supports et des travaux d'enduit de sol, en construction neuve et en rénovation. Elle décrit les supports admissibles neufs à son article 6 et les supports admissibles anciens à son article 7. C'est le socle commun aux trois familles de revêtements.

La partie P1-1-2 traite spécifiquement des revêtements de sol en textile, sur les supports visés par la P1-1-1. Elle couvre quatre modes d'exécution : les revêtements en lés posés par collage ou par tension ; les revêtements en dalles ou lames posées par collage en plein permanent sur le support ; les revêtements en dalles plombantes amovibles (DPA) posées avec un produit de maintien ; et les revêtements en lames plombantes amovibles (LPA) posées avec un produit de maintien.

Le champ des bâtiments est large et énuméré limitativement : habitation, bâtiments civils ou administratifs publics et privés, gares et aéroports, bâtiments commerciaux, hôtellerie vacances, établissements d'enseignement, bâtiments hospitaliers et assimilés, maisons médicales et cabinets spécialisés de médecine privée, maisons d'accueil pour personnes âgées et EHPAD, bâtiments d'activités sportives hors aire de jeu, et bâtiments analogues à l'une de ces dix catégories.

L'avant-propos introduit également la notion d'ouvrage complémentaire d'interface localisé (OCIL) : un ouvrage complémentaire entre parties d'ouvrage conformes à leurs NF DTU respectifs, destiné à atteindre les performances attendues de l'ouvrage global. À la date de parution du texte, une norme expérimentale XP DTU P 18-202 précisant les règles applicables aux OCIL était en cours de rédaction.

Classement des locaux et limites d'emploi des textiles

La partie P1-1-2 vise la pose des revêtements de sol en textile dans les locaux à présence d'eau occasionnelle, assimilés aux locaux classés E1 au sens du classement UPEC, et dans les locaux à sollicitations faibles (P2) ou moyennes (P3).

Une seule extension est prévue vers les locaux à présence d'eau fréquente, assimilés aux locaux classés E2 : elle vaut uniquement sur support à base de liants hydrauliques, et uniquement pour les moquettes floquées sur envers PVC compact ou à cellules fermées qui le permettent. Toute autre configuration en E2 sort du domaine.

Symétriquement, la mise en œuvre dans les locaux soumis à sollicitations fortes et dans les locaux à sollicitations fortes subissant des chocs — assimilés aux locaux P4 et P4S au sens du classement UPEC — n'est pas visée par le texte. C'est la limite qui écarte les halls de gare à trafic intense, les zones logistiques et les locaux industriels.

La partie P1-1-2 exclut par ailleurs la mise en œuvre sur plancher surélevé des revêtements en lés posés par tension ou par collage, et des revêtements en dalles ou lames posés par collage — en plus des exclusions déjà listées à l'article 1 de la partie P1-1-1.

Ce que la partie P1-1-1 exclut du domaine

La liste des exclusions de la partie P1-1-1 conditionne toute la faisabilité d'un chantier de sol souple, en neuf comme en rénovation. Sont exclus : les travaux de rattrapage du support lorsque celui-ci ne répond pas aux critères des supports admissibles ; les locaux où prédominent des sollicitations autres que celles du trafic pédestre et des activités humaines usuelles, notamment les sols sportifs ; les poses sur supports dont le taux d'humidité résiduelle est supérieur aux valeurs maximales indiquées et dont le planning ne permet pas un séchage complémentaire.

Sont également exclues les poses sur supports à base de liants hydrauliques dont la cohésion de surface est inférieure à 0,5 MPa ; les poses sur supports présentant des fissures de largeur supérieure à 0,8 mm ; les poses sur supports présentant des fissures avec désaffleure ; les poses réalisées sur dallage mis en œuvre sur terrain inondable ; les poses sur support ou matériaux contenant de l'amiante.

S'y ajoutent : la mise en œuvre sur un support à risques vis-à-vis des remontées d'humidité sans solution contre ces remontées ; les poses dans des locaux comportant des siphons de sol, des caniveaux ou des receveurs extra plats ; les poses sur planchers sur lambourdes ou solivage sur vide sanitaire ou dallage ; les poses sur planchers au-dessus de vide sanitaire avec stagnation d'eau, non ventilés ou sur terrain non débarrassé de toute terre végétale ; la pose sur planchers réversibles chauffants et rafraîchissants.

Enfin, en rénovation : la pose sur un ancien revêtement lui-même mis en œuvre sur un ancien revêtement ; la pose sur un ancien revêtement (hors carrelage) mis en œuvre sur un support chauffant ou réversible ; la pose sur un ancien plancher rayonnant électrique ; la pose sur un ancien revêtement autre que ceux décrits à l'article 7 ; la pose sur ancien carrelage collé directement sur système acoustique. Le texte est applicable dans toutes les zones climatiques françaises à l'exclusion des zones tropicales ou équatoriales — il ne couvre donc pas les DROM.

Reconnaissance du support : humidité, fissures, cohésion, porosité

Sur l'humidité, la modification majeure de l'édition 2020 est l'abaissement du taux admissible pour les supports à base de liants hydrauliques de 4,5 % à 4 %. La mesure de référence reste le test à la bombe à carbure, décrit à l'annexe B du texte. En plancher chauffant, la mesure doit être effectuée après la mise en chauffe et 48 heures après la coupure du chauffage.

Des mesures par appareil électronique de mesure par impédance peuvent être réalisées pour la recherche des emplacements les plus défavorables avant la réalisation des tests à la bombe à carbure ; pour les planchers chauffants, cette recherche s'effectue en périphérie des locaux et dans les zones sans tuyau. Cette méthode ne doit pas être utilisée sur support armé de fibres métalliques. Les mesures électroniques permettent de reporter le test à la bombe à carbure tant que la valeur relevée est supérieure à 5 % pour les supports à base de liants hydrauliques et supérieure à 0,8 % pour les supports à base de sulfate de calcium.

Sur les fissures, le texte fixe trois seuils. Les microfissures, révélables par mouillage de la surface, ont une largeur inférieure ou égale à 0,3 mm et ne nécessitent pas de traitement particulier. La mise en œuvre de l'enduit de sol et du revêtement n'est possible que s'il n'existe pas de fissures d'une largeur supérieure à 0,3 mm ; en présence de telles fissures, ou de désaffleures ou pianotages, l'entreprise avertit le maître d'ouvrage afin qu'il commande les travaux de traitement. Le traitement des fissures comprises entre 0,3 et 0,8 mm est traité au § 9.1.1.2 ; les fissures de largeur supérieure à 0,8 mm ne sont pas visées par le document.

Sur la cohésion de surface, la règle est nette : dans le cas d'un résultat inférieur à 0,5 MPa, la mise en œuvre d'un enduit de sol et la pose d'un revêtement collé ou tendu ne sont pas possibles ; l'entreprise avertit alors le maître d'ouvrage afin qu'il commande les travaux de traitement du support. La porosité est déterminée par le test à la goutte d'eau, qui consiste à déposer une goutte d'eau en surface et à mesurer le temps au bout duquel elle a disparu ; le résultat détermine les choix techniques de préparation du support.

Conditions d'intervention et état du chantier

La mise en œuvre ne peut être effectuée que si toutes les conditions de l'article 8 de la partie P1-1-1 sont satisfaites. Le clos et le couvert de l'ouvrage sont réalisés, les pièces sont éclairées, les travaux de gros œuvre, les enduits et raccords sont secs, et les travaux d'apprêt ou de peinture, finitions incluses, sont terminés sur les plafonds, les huisseries et les murs.

Les appareils sanitaires — WC, baignoire, receveur de douche — ont été mis en place, excepté sur support bois et sulfate de calcium : dans ce cas, le revêtement doit être mis en œuvre avant les appareils sanitaires de manière à assurer une protection maximale contre la pénétration d'eau. L'étanchéité des installations sanitaires et de chauffage a été vérifiée et la mise en eau effectuée. Les portes laissent le jeu nécessaire à la pose de l'enduit de sol et du revêtement. Les plinthes en bois ont été posées, traînées, et la couche d'impression appliquée.

La partie P1-1-2 ajoute des conditions propres aux textiles. La mise en œuvre du revêtement est commencée au plus tôt 24 heures après la fin de la mise en œuvre de l'enduit de sol, et au plus tôt 48 heures après la fin de la pose du plancher en cas de mise en œuvre sur plancher surélevé. L'entreprise doit s'assurer auprès du maître d'ouvrage que le plancher chauffant a été arrêté au minimum 48 heures avant la mise en œuvre du revêtement, un rapport de mise en chauffe devant lui être transmis.

Sur l'ambiance, la température du support doit être supérieure de 3 °C au point de rosée, l'humidité ambiante et la température devant être telles qu'il n'y ait pas de condensation au niveau du support. Les matériaux doivent être entreposés durant les 48 heures précédant la pose dans des locaux clos, aérés et sécurisés, à l'abri de l'humidité et à une température ambiante supérieure ou égale à 15 °C, ou aux températures minimales fixées par les fabricants, et sur support sec. Les rouleaux jusqu'à 2 m de large sont placés verticalement ; ceux de largeur supérieure à 2 m, horizontalement, au plus sur deux rangs superposés. Les dalles sont stockées à plat, emballages plastiques des palettes ouverts, palettes non gerbées.

Disposition des lés, des dalles et des lames

Chaque pièce ou local fermé est considéré séparément. Sauf prescriptions spéciales des documents particuliers du marché, la disposition des lés obéit à plusieurs règles cumulatives. La largeur des lés correspond à la laize usuelle du matériau employé : la laize de fabrication si elle est inférieure ou égale à 2 m, sinon la laize de 2 m ; des largeurs plus grandes peuvent être utilisées suivant les prescriptions particulières du marché.

Dans un même local, les différents lés sont disposés dans le même sens et proviennent d'un même lot, c'est-à-dire d'un même bain de teinture. Sur les paliers et sur les sols inclinés, le couchant du velours des moquettes à velours coupé doit être orienté dans le sens de la descente. Dans le cas de lés de 4 m refendus en deux en usine — cas général des moquettes touffetées —, l'entreprise doit tenir compte du repérage pour reconstituer les lés de production.

Les revêtements à décor répétitif doivent être raccordés de façon à assurer la continuité d'aspect d'un lé à l'autre, de petits décalages ou lignages plus ou moins perceptibles à l'œil selon le dessin choisi étant acceptés. Deux lés d'une largeur inférieure à la laize normale ne peuvent être posés l'un à côté de l'autre ; ils peuvent en revanche être posés de part et d'autre d'un lé normal, à condition que ce soit en bordure de pièce. Les joints entre lés doivent, dans la mesure du possible, être placés en dehors des zones de fort trafic prévisible. Les lés doivent être orientés vers le mur de la fenêtre principale ou dans le sens longitudinal de la pièce ; dans les circulations, dans le sens de la circulation principale ou dans le sens de la largeur.

Pour les dalles et lames, les produits utilisés doivent appartenir au même lot, et l'entreprise doit procéder à une étude d'implantation répondant à deux exigences : l'un des côtés de la dalle ou de la lame est parallèle au grand côté du local, et l'implantation doit être telle que la dimension en rives soit au moins égale à une demi-dalle ou une demi-largeur de lame, pour permettre un bon collage.

Dalles et lames plombantes amovibles : les règles propres

La pose de dalles ou lames plombantes amovibles (DPA et LPA) obéit à un régime distinct de la pose collée en plein. Le produit de maintien est mis en œuvre sur toute la surface du local. Il est toutefois possible de fractionner le local par un quadrillage de rangées de dalles ou lames collées en plein, tous les 12 m au plus.

Lorsque le support est un plancher surélevé, des précautions doivent être prises au niveau des joints pour que le produit de maintien n'entrave pas la facilité de démontage ultérieur du plancher surélevé. La mise en œuvre des DPA ou LPA nécessite le séchage complet du produit de maintien : le texte note qu'un délai d'attente insuffisant est un facteur susceptible de compromettre par la suite leur amovibilité.

Un revêtement en dalles ou lames plombantes amovibles doit se trouver partout en état de légère compression latérale, ce qui évite que le trafic ou les variations hygrométriques provoquent des glissements de dalles et des ouvertures de joints. La première rangée est bloquée et sert de butée pour le serrage des rangées suivantes ; ce blocage peut être obtenu par l'effet d'appui contre les murs opposés des découpes de dalles insérées aux extrémités de la rangée.

Pour la pose collée en plein de dalles ou lames, les tracés ou lignes de base nécessaires à l'alignement dans les deux directions sont réalisés, la colle est appliquée, puis, après affichage, la dalle ou la lame est marouflée afin d'assurer une bonne adhérence immédiate au support. Des barres de seuil sont placées à toutes les ouvertures où le revêtement est contigu à un autre type de revêtement dans des conditions ne permettant pas la butée normale des dalles ou lames.

Erreurs fréquentes sur les revêtements de sol textiles

La première erreur est de référencer le DTU 53.1 au CCTP. La mise en œuvre des revêtements de sol textiles relève depuis décembre 2020 du NF DTU 53.12 P1-1-2, indissociable de la partie P1-1-1 sur la préparation des supports. Prescrire l'un sans l'autre revient à ne prescrire ni l'un ni l'autre, puisque les deux parties forment les pièces d'un seul marché de travaux.

La deuxième erreur porte sur le taux d'humidité. La valeur admissible pour les supports à base de liants hydrauliques a été abaissée à 4 %, contre 4,5 % dans les textes remplacés. Une valeur de 3 % parfois citée ne correspond à aucune prescription du texte pour ces supports.

La troisième erreur est d'admettre un support fissuré. Au-delà de 0,3 mm de largeur, la pose n'est possible qu'après traitement commandé par le maître d'ouvrage ; au-delà de 0,8 mm, le document ne vise pas le traitement, et une fissure avec désaffleure exclut la pose. La quatrième est de négliger la cohésion de surface : en dessous de 0,5 MPa sur support à base de liants hydrauliques, ni l'enduit de sol ni la pose ne sont possibles.

La cinquième erreur est de raisonner en tolérance de planéité forfaitaire pour les supports verticaux destinés à recevoir les remontées en plinthe : le texte demande 5 mm sous la règle de 2 m et 1 mm sous le réglet de 20 cm pour les ouvrages à base de plâtre, une finition courante pour les ouvrages à base de liants hydrauliques, et 7 mm sous la règle de 2 m et 2 mm sous le réglet de 20 cm pour les autres types d'ouvrage. La sixième est d'oublier que le lot revêtement n'a pas à rectifier la planéité ou l'aplomb des supports verticaux ni à boucher les trous, sauf indication contraire des documents particuliers du marché.

Sources officielles et documents liés

Les textes de référence sont le NF DTU 53.12 P1-1-1 (P 62-207-1-1-1) et le NF DTU 53.12 P1-1-2 (P 62-207-1-1-2), de décembre 2020, complétés du NF DTU 53.12 P1-1-3 (PVC collés), P1-1-4 (linoléum collé), P1-2 (critères généraux de choix des matériaux) et P2 (cahier des clauses administratives spéciales types), publiés par l'AFNOR et distribués par le CSTB.

Les références normatives citées par la partie P1-1-1 comprennent le NF DTU 13.3 (dallages), le NF DTU 20.1 (maçonnerie de petits éléments), le NF DTU 21 (exécution des ouvrages en béton), les NF DTU 23.2, 23.4 et 23.5 (planchers à dalles alvéolées, à prédalles et à poutrelles béton), le NF DTU 26.2 (chapes et dalles à base de liants hydrauliques), le NF DTU 36.3 (escaliers en bois et garde-corps associés) et le NF DTU 51.3 (planchers en bois ou en panneaux à base de bois).

La mesure du taux d'humidité par bombe à carbure est décrite à l'annexe B (normative) de la partie P1-1-1. Les caractéristiques des moyens de mesures électroniques pour la planéité figurent à l'annexe C (informative), la méthodologie de l'étude préalable à l'annexe D et la présentation des machines de préparation mécanique à l'annexe E. La norme expérimentale XP DTU P 18-202 relative aux ouvrages complémentaires d'interface localisés était en cours d'élaboration à la date de publication.

Glossaire NF DTU 53.1 → NF DTU 53.12 P1-1-2 (P 62-207-1-1-2)

NF DTU 53.12
Norme « Préparation du support et revêtements de sol souples » (P 62-207, décembre 2020), commune aux revêtements textiles, PVC et linoléum. Elle comporte quatre CCT : P1-1-1 (préparation des supports), P1-1-2 (textiles), P1-1-3 (PVC collés), P1-1-4 (linoléum collé), plus un CGM et un CCS communs.
DPA / LPA
Dalles plombantes amovibles et lames plombantes amovibles, posées avec un produit de maintien et non collées en plein. Elles doivent se trouver partout en état de légère compression latérale et exigent le séchage complet du produit de maintien avant pose.
Laize
Largeur du lé. La laize usuelle retenue est la laize de fabrication si elle est inférieure ou égale à 2 m, sinon la laize de 2 m ; des largeurs plus grandes relèvent des prescriptions particulières du marché.
Couchant du velours
Orientation du velours d'une moquette à velours coupé. Sur les paliers et sur les sols inclinés, il doit être orienté dans le sens de la descente ; des dispositions particulières s'appliquent aux escaliers.
Test à la bombe à carbure
Méthode normative de mesure du taux d'humidité résiduelle des supports à base de liants hydrauliques et de sulfate de calcium, décrite à l'annexe B du NF DTU 53.12 P1-1-1. Le prélèvement se fait au burin et à la massette ; l'usage d'une perceuse, scie-cloche ou carotteuse est proscrit.
Cohésion de surface
Résistance superficielle du support mesurée par essai de traction. En dessous de 0,5 MPa, la mise en œuvre d'un enduit de sol et la pose d'un revêtement collé ou tendu ne sont pas possibles ; l'entreprise avertit le maître d'ouvrage.
Microfissure
Fissure de largeur inférieure ou égale à 0,3 mm, révélable par mouillage de la surface, ne nécessitant pas de traitement particulier au sens du NF DTU 53.12 P1-1-1.
OCIL
Ouvrage complémentaire d'interface localisé : ouvrage complémentaire entre parties d'ouvrage conformes à leurs NF DTU respectifs, destiné à atteindre les performances attendues de l'ouvrage global. Une norme expérimentale XP DTU P 18-202 était en cours de rédaction à la parution du texte.

Questions fréquentes sur NF DTU 53.1 → NF DTU 53.12 P1-1-2 (P 62-207-1-1-2)

Qu'est-ce que NF DTU 53.1 → NF DTU 53.12 P1-1-2 (P 62-207-1-1-2) ?

NF DTU 53.1 - Revêtements de sol textiles (annulé, remplacé par le NF DTU 53.12). Le DTU 53.1 « Revêtements de sol textiles » n'est plus le référentiel en vigueur. Depuis décembre 2020, la mise en œuvre des sols souples traditionnels relève du NF DTU 53.12 « Préparation du support et revêtements de sol souples » (P 62-207), organisé en quatre cahiers des clauses techniques : P1-1-1 pour la préparation des supports, P1-1-2 pour les revêtements de sol textiles, P1-1-3 pour les revêtements PVC collés et P1-1-4 pour le linoléum collé. Cette fiche restitue les exigences réellement applicables aux moquettes — taux d'humidité du support abaissé à 4 %, cohésion de surface, largeur de fissure admissible, dispositions des lés, dalles et lames plombantes amovibles — et corrige les valeurs qui étaient auparavant attribuées au DTU 53.1. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 53.1 → NF DTU 53.12 P1-1-2 (P 62-207-1-1-2) ?

Le domaine d'application couvre : Mise en œuvre des revêtements de sol en textile en construction neuve et en rénovation, sur les supports visés par le NF DTU 53.12 P1-1-1 : revêtements en lés posés par collage ou par tension, revêtements en dalles ou lames posées par collage en plein permanent, revêtements en dalles ou lames plombantes amovibles posées avec un produit de maintien. Locaux à sollicitations faibles (P2) ou moyennes (P3) et locaux à présence d'eau occasionnelle (E1) ; locaux à présence d'eau fréquente (E2) uniquement sur support à base de liants hydrauliques pour les moquettes floquées sur envers PVC compact ou à cellules fermées. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 53.1 → NF DTU 53.12 P1-1-2 (P 62-207-1-1-2) sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Le DTU 53.1 est-il toujours applicable aux moquettes ?

Non. Depuis décembre 2020, la mise en œuvre des revêtements de sol textiles relève du NF DTU 53.12 P1-1-2 (P 62-207-1-1-2), partie du NF DTU 53.12 « Préparation du support et revêtements de sol souples », commun aux textiles, aux PVC et au linoléum. La partie P1-1-2 est indissociable de la partie P1-1-1 sur la préparation des supports.

Quel taux d'humidité maximal du support avant pose ?

Le taux d'humidité admissible pour les supports à base de liants hydrauliques a été abaissé de 4,5 % à 4 % par l'édition de décembre 2020. La mesure de référence est le test à la bombe à carbure. Les mesures électroniques par impédance permettent de reporter ce test tant que la valeur relevée dépasse 5 % (liants hydrauliques) ou 0,8 % (sulfate de calcium).

Quelle largeur de fissure est admissible ?

Les microfissures de largeur inférieure ou égale à 0,3 mm ne nécessitent pas de traitement. Au-delà de 0,3 mm, la pose n'est possible qu'après traitement commandé par le maître d'ouvrage. Le traitement des fissures comprises entre 0,3 et 0,8 mm est décrit au § 9.1.1.2 ; les fissures de largeur supérieure à 0,8 mm ne sont pas visées, et les fissures avec désaffleure excluent la pose.

Quelle cohésion de surface minimale du support ?

0,5 MPa. En dessous de cette valeur sur support à base de liants hydrauliques, ni la mise en œuvre d'un enduit de sol ni la pose d'un revêtement collé ou tendu ne sont possibles ; l'entreprise avertit le maître d'ouvrage afin qu'il commande les travaux de traitement du support.

Dans quels locaux une moquette peut-elle être posée ?

Locaux à sollicitations faibles (P2) ou moyennes (P3) et locaux à présence d'eau occasionnelle (E1). Les locaux à présence d'eau fréquente (E2) ne sont visés que sur support à base de liants hydrauliques, pour les moquettes floquées sur envers PVC compact ou à cellules fermées. Les locaux P4 et P4S sont exclus.

Quelles conditions de stockage avant pose ?

Entreposage durant les 48 heures précédant la pose dans des locaux clos, aérés et sécurisés, à l'abri de l'humidité, à une température ambiante supérieure ou égale à 15 °C ou aux températures minimales fixées par les fabricants, sur support sec. Rouleaux jusqu'à 2 m de large placés verticalement, au-delà horizontalement sur deux rangs maximum ; dalles à plat, emballages ouverts, palettes non gerbées.

Quel délai après un enduit de sol ou l'arrêt d'un plancher chauffant ?

La mise en œuvre du revêtement commence au plus tôt 24 heures après la fin de la mise en œuvre de l'enduit de sol, et au plus tôt 48 heures après la fin de la pose d'un plancher surélevé. Le plancher chauffant doit avoir été arrêté au minimum 48 heures avant la mise en œuvre, avec transmission d'un rapport de mise en chauffe à l'entreprise.

Comment implanter des dalles ou lames textiles ?

Chaque pièce est considérée séparément et les dalles doivent appartenir au même lot. L'un des côtés de la dalle ou de la lame est parallèle au grand côté du local, et l'implantation doit être telle que la dimension en rives soit au moins égale à une demi-dalle ou une demi-largeur de lame, pour permettre un bon collage. En DPA/LPA, le produit de maintien couvre toute la surface, avec possibilité de fractionner par des rangées collées en plein tous les 12 m au plus.

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Documents liés

NF DTU 53.2 - Revêtements de sol PVC collés (remplacé par le NF DTU 53.12 P1-1-1 et P1-1-3)

Le NF DTU 53.2 P1-1 « Revêtements de sol PVC collés » (indice de classement P 62-203-1-1), dans son édition d'avril 2007, n'est plus en vigueur : il a été remplacé, avec le NF DTU 53.12 P1-1-1, par le NF DTU 53.12 P1-1-3 de décembre 2020 (P 62-207-1-1-3), homologué en novembre 2020. Cette fiche restitue les prescriptions réellement applicables aujourd'hui : taux d'humidité admissible du support abaissé à 4 %, cohésion de surface minimale de 0,5 MPa, conditions de température et d'hygrométrie de pose, disposition des lés, dalles et lames, techniques de jonction (joints vifs, traitement à froid, soudure à chaud) et traitement des rives selon la présence d'eau.

NF DTU 51.3 - Planchers en bois ou en panneaux à base de bois

Le NF DTU 51.3 (NF P 63-203-1-1, novembre 2004) traite la mise en œuvre des planchers en bois massif ou en panneaux dérivés du bois — parquets exclus — exécutés sur un ouvrage de structure, en neuf comme en rénovation. Il distingue cinq familles : planchers porteurs sur solivage à l'abri de l'eau, planchers porteurs sur solivage avec risque d'exposition à l'eau, planchers sur lambourdes, planchers de doublage et planchers flottants. Il fixe les humidités admissibles du support et de stockage, les règles d'appui et de fixation, les surfaces maximales d'un seul tenant et la tolérance de planéité de l'ouvrage terminé.

NF DTU 26.2 - Chapes et dalles à base de liants hydrauliques

Le NF DTU 26.2 P1-1 (avril 2008, indice de classement P 14-201-1-1, Amendement A1 de mai 2015 inclus) fixe les clauses techniques d'exécution des chapes et dalles non structurelles à base de liants hydrauliques dans les locaux intérieurs, posées soit directement sur le support, soit avec interposition d'une couche de désolidarisation ou d'une sous-couche isolante. Il classe les supports admissibles par âge minimal et par type de planéité (I à IV), fixe les épaisseurs — 3 cm minimum pour une chape adhérente, 5 cm pour une dalle adhérente, 5 ou 6 cm nominaux en pose désolidarisée ou flottante selon la sollicitation du local —, les règles de fractionnement (25, 40 ou 60 m² selon le cas, et au plus tous les 8 m linéaires), les tolérances de l'ouvrage fini (5 mm sous la règle de 2 m, 2 mm sous le réglet de 0,20 m) et les délais de livraison aux autres corps d'état. Une épaisseur locale insuffisante, une bande périphérique oubliée ou un fractionnement absent produisent tuilage, fissuration et décollement du revêtement de sol.

NF DTU 13.3 — Dallages : conception, calcul et exécution

Le NF DTU 13.3, révisé en décembre 2021, fixe les règles de conception, de calcul et d'exécution des dallages en béton à base de liants hydrauliques. Il se décline en deux cahiers des clauses techniques distincts : la partie 1-1-1 pour tous types d'ouvrages hors maisons individuelles, et la partie 1-1-2 pour les dallages de maisons individuelles. Il encadre la reconnaissance géotechnique, la forme et l'interface, l'épaisseur nominale, les armatures, le calepinage des joints, les conditions climatiques de bétonnage, les tolérances d'épaisseur, d'altitude, de planéité et de désaffleurement, et les délais de mise en service. Le DTU annonce explicitement viser à maîtriser la fissuration du béton, sans prétendre en éviter la formation.

NF DTU 52.10 - Mise en œuvre de sous-couches isolantes sous chape ou dalle flottantes et sous carrelage scellé

Le NF DTU 52.10 (P 61-203), publié le 15 juin 2013, encadre la mise en œuvre des sous-couches isolantes thermiques et/ou acoustiques placées sous chape, sous dalle flottante ou sous carrelage scellé. Il fixe la planéité et la planimétrie exigées du support, les épaisseurs maximales de ravoirage, les règles de superposition de deux sous-couches, la pose en panneaux et en rouleaux, la désolidarisation périphérique et le traitement des canalisations verticales. Cette fiche corrige les valeurs de planéité, de recouvrement et de performance acoustique qui lui étaient attribuées à tort et restitue le classement réellement utilisé — SC1/SC2, indices a/b, mention Ch.

NF DTU 54.1 - Revêtements de sol coulés à base de résine de synthèse

Le NF DTU 54.1 P1-1 (P 62-206-1-1, 24 février 2018) définit les clauses techniques d'exécution, sur supports neufs et anciens, des systèmes de revêtement de sol d'une épaisseur supérieure ou égale à 1 mm à liant résine — époxydique, polyuréthanne, méthacrylate, époxy uréthannes — livrés en kits prédosés dont le mélange des composants se fait in situ. Il fixe les données essentielles préalables à l'offre, les caractéristiques et tolérances des supports admissibles, la préparation mécanique, le traitement des points singuliers (fissures, joints, siphons, jonctions périphériques) et les conditions d'application et de polymérisation.

Informations

Référence NF DTU 53.1 → NF DTU 53.12 P1-1-2 (P 62-207-1-1-2)
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 1 décembre 2020

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

NF DTU 53.1 → NF DTU 53.12 P1-1-2 (P 62-207-1-1-2) - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. moquette, revêtement textile, sol souple, NF DTU 53.12, P 62-207, UPEC, bombe à carbure, thibaude, dalle plombante amovible, cohésion de surface, DTU annulé.

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