NF DTU 53.2 - Revêtements de sol PVC collés (remplacé par le NF DTU 53.12 P1-1-1 et P1-1-3)
Le NF DTU 53.2 P1-1 « Revêtements de sol PVC collés » (indice de classement P 62-203-1-1), dans son édition d'avril 2007, n'est plus en vigueur : il a été remplacé, avec le NF DTU 53.12 P1-1-1, par le NF DTU 53.12 P1-1-3 de décembre 2020 (P 62-207-1-1-3), homologué en novembre 2020. Cette fiche restitue les prescriptions réellement applicables aujourd'hui : taux d'humidité admissible du support abaissé à 4 %, cohésion de surface minimale de 0,5 MPa, conditions de température et d'hygrométrie de pose, disposition des lés, dalles et lames, techniques de jonction (joints vifs, traitement à froid, soudure à chaud) et traitement des rives selon la présence d'eau.
Domaine d'application
Mise en œuvre des revêtements de sol PVC collés — lés, dalles et lames — et préparation des supports destinés à les recevoir, en construction neuve et en rénovation, à l'intérieur des bâtiments d'habitation, civils ou administratifs, gares et aéroports, bâtiments commerciaux, hôtellerie-vacances, établissements d'enseignement, bâtiments hospitaliers et assimilés, maisons médicales, EHPAD et bâtiments d'activités sportives hors aire de jeu, dans les locaux à faibles sollicitations, à sollicitations moyennes, à présence d'eau occasionnelle, fréquente ou prolongée. Domaine désormais couvert par le NF DTU 53.12 P1-1-1 (préparation des supports) et P1-1-3 (revêtements de sol collés PVC), le NF DTU 53.2 P1-1 d'avril 2007 étant remplacé
Règles principales
Référentiel contractuel à jour
12 P1-1-3 de décembre 2020 (P 62-207-1-1-3) s'y substitue. 12 P1-1-1 (préparation des supports et enduit de sol), P1-1-3 (revêtements de sol collés PVC), P1-2 (critères généraux de choix des matériaux) et P2 (clauses administratives spéciales). Les spécifications du P1-1-1 sont complémentaires et indissociables de celles des autres parties et forment ensemble les pièces d'un seul marché de travaux.
Domaine et exclusions
Le document couvre les travaux intérieurs des bâtiments d'habitation, civils ou administratifs, gares et aéroports, bâtiments commerciaux, hôtellerie-vacances, établissements d'enseignement, bâtiments hospitaliers et assimilés, maisons médicales, EHPAD et bâtiments d'activités sportives hors aire de jeu, dans les locaux à faibles sollicitations, à sollicitations moyennes, à présence d'eau occasionnelle, fréquente ou prolongée (assimilés respectivement aux locaux P2, P3, E1, E2 et E3 au sens du classement UPEC). Ne sont pas visés : les travaux de rattrapage du support non conforme, les locaux à sollicitations autres que le trafic pédestre (sols sportifs), les poses sur supports dont l'humidité résiduelle dépasse les valeurs maximales sans possibilité de séchage complémentaire, les poses sur supports de cohésion de surface < 0,5 MPa, les supports fissurés au-delà de 0,8 mm ou avec désaffleure, les dallages sur terrain inondable et les supports ou matériaux contenant de l'amiante
Exceptions :
- • Revêtements de sol PVC collés (partie P1-1-3): Les supports admissibles sont ceux des articles 6 (neufs) et 7 (anciens) du P1-1-1, à l'exception des planchers surélevés
Humidité admissible du support
La mesure du taux d'humidité est réalisée par le titulaire du lot revêtement de sol selon la méthode « bombe au carbure » de l'annexe B normative. Le support à base de liants hydrauliques ne doit pas présenter une siccité supérieure à 4 % en poids, le prélèvement étant effectué sur une profondeur de 4 cm minimum.
Pour les chapes fluides à base de sulfate de calcium, le taux d'humidité admissible est de 0,5 %.
Exceptions :
- • Plancher chauffant: La mesure doit être effectuée après la mise en chauffe et 48 h après la coupure du chauffage
- • Appareils électroniques de mesure par impédance: Ils servent à rechercher les emplacements les plus défavorables et permettent de reporter le test à la bombe à carbure tant que la valeur relevée est > 5 % pour les liants hydrauliques et > 0,8 % pour le sulfate de calcium ; méthode à ne pas utiliser sur support armé de fibres métalliques
Cohésion de surface, microfissures et fissures
Cohésion de surface : dans le cas d'un résultat inférieur à 0,5 MPa, la mise en œuvre d'un enduit de sol et la pose d'un revêtement de sol collé ou tendu ne sont pas possibles ; l'entreprise avertit le maître d'ouvrage afin qu'il commande les travaux nécessaires. Microfissures : révélables par mouillage de la surface, de largeur ≤ 0,3 mm, elles ne nécessitent pas de traitement particulier.
Fissures : la mise en œuvre n'est possible que s'il n'existe pas de fissures de largeur supérieure à 0,3 mm ; au-delà, ou en présence de désaffleures ou pianotages, l'entreprise avertit le maître d'ouvrage. Le document ne vise pas le traitement des fissures de largeur supérieure à 0,8 mm.
Supports admissibles neufs
3. Planchers sur vide sanitaire sans stagnation d'eau, ventilés et sur terrain débarrassé de toute terre végétale. 14. 14.
Exceptions :
- • Remontées d'humidité sur dallage sur terre-plein: Si les DPM n'indiquent pas les dispositions permettant de ne pas exposer l'ouvrage à des remontées d'humidité, les clauses du § 3.2 du NF DTU 53.12 P2 s'appliquent
- • Chapes fluides hydrauliques ou à base de sulfate de calcium: Solutions alternatives sous Avis Technique précisant leur aptitude à recevoir un revêtement de sol, les règles d'acceptation du support et les dispositions spécifiques de préparation
Conditions de température et d'hygrométrie
Température du support (Ts) : 10 °C ≤ Ts ≤ 30 °C. Température ambiante (T) : 12 °C ≤ T ≤ 30 °C. Humidité relative ambiante (HR) : HR ≤ 65 %. L'humidité ambiante et la température du support doivent être telles qu'il n'y ait pas de condensation au niveau du support : la température du support doit être supérieure de 3 °C au point de rosée.
État du chantier et ordonnancement
La mise en œuvre du revêtement est commencée au plus tôt 48 h après la fin de la mise en œuvre de l'enduit de sol. L'entreprise doit s'assurer auprès du maître d'ouvrage que le plancher chauffant a été arrêté au minimum 48 h avant la mise en œuvre du revêtement, un rapport de mise en chauffe devant lui être transmis.
Le support recouvert d'enduit n'étant pas un sol d'usure, le revêtement de sol doit être posé dans un délai minimum de 24 h pour les revêtements textiles, 48 h minimum pour les revêtements PVC et linoléum, et dans un délai maximum de 15 jours.
Stockage des matériaux
Les matériaux destinés aux revêtements de sol PVC collés doivent être entreposés durant les 48 h précédant la pose dans des locaux clos, aérés et sécurisés, à l'abri de l'humidité, à une température ambiante supérieure ou égale à 10 °C ou aux températures minimales fixées par les fabricants, et sur support sec.
Revêtements en lés : verticalement pour les rouleaux jusqu'à 2 m de large, horizontalement sur deux rangs superposés au plus pour les rouleaux de largeur supérieure à 2 m. Revêtements en dalles : à plat, hauteur de stockage limitée à deux palettes maximum, emballages plastiques éventuels ouverts.
Disposition et calepinage des lés
Sauf prescriptions spéciales des DPM : les rouleaux utilisés dans un local appartiennent au même lot ; l'appareillage minimise le nombre de joints en bout, une coupe en biseau à environ 45° étant préférée à une coupe droite, et les coupes répétées sur plusieurs lés sont décalées sur la longueur pour éviter leur alignement ; les joints entre lés sont placés en dehors des zones de fort trafic prévisible ; la largeur des lés posés correspond à la largeur du produit manufacturé ; deux lés d'une largeur inférieure à la laize normale ne peuvent être posés l'un à côté de l'autre mais peuvent l'être de part et d'autre d'un lé normal ; les lés sont orientés vers le mur de la fenêtre principale ou dans le sens longitudinal, et dans les circulations dans le sens de la circulation principale ou de la largeur
Exceptions :
- • Revêtements à couche de surface opaque obtenue par calandrage: Ces revêtements sont disposés tous dans le même sens ; pour certains produits imprimés et enduits, les lés sont disposés à sens alterné (tête-bêche) lorsque le dessin le permet
- • Revêtements à motifs répétitifs: Ils sont raccordés de façon à assurer la continuité d'aspect d'un lé à l'autre ; de petits décalages ou lignages aux raccords entre lés adjacents sont admis
Disposition des dalles et des lames
Définitions : dalles = rapport longueur/largeur ≤ 3 ; lames = rapport longueur/largeur compris entre 3 et 10 avec une largeur minimale de 8 cm ; lés = largeur entre lisières au moins égale à 100 cm.
Sauf prescriptions spéciales des DPM : les dalles et lames d'une même référence utilisées dans un local appartiennent au même lot ; l'un des côtés est parallèle au grand côté du local ; la dimension en rives doit être au moins égale à une demi-dalle ou une demi-largeur de lame pour permettre un bon collage.
Les dalles sont posées à sens contrarié à 90°, sauf orientation parallèle proposée par le fabricant ; les lames sont toujours disposées à joints décalés.
Encollage, affichage et marouflage
Avant tout encollage, aspirer soigneusement la surface à encoller ; l'encollage démarre au centre de la pièce contre la ligne de démarrage sur la plus grande longueur possible, la colle étant appliquée par tronçons sur les grandes surfaces. Il est nécessaire d'homogénéiser la colle avant emploi et de respecter ses prescriptions d'usage.
Les moitiés de lés sont rabattues sur elles-mêmes puis affichées ; toute superposition de colle aux raccordements des deux zones de pose doit être évitée et cet emplacement marouflé particulièrement.
Exceptions :
- • Colles réactives: Il est nécessaire de prévoir un second marouflage au rouleau une demi-heure après le premier
Techniques de jonction entre lés, dalles ou lames
Trois techniques : pose à joints vifs (joints tranchés sur les deux lisières superposées, sans produit d'apport) ; joints traités à froid (joints tranchés puis application du produit au moment de la pose — injection à l'aiguille dans toute l'épaisseur pour les vinyles sur mousse selon NF EN 651, en surface à l'embout pour les vinyles liège selon NF EN 652 et les vinyles expansés relief selon NF EN ISO 26986 et NF EN 650) ; soudure à chaud avec cordon d'apport, exclusivement pour soudure à l'endroit. Pour la soudure à chaud : chanfrein, soudure et arasement au moins 24 h après la pose sur un revêtement exempt de poussière ; chanfreinage sur 2/3 de l'épaisseur du revêtement compact ou selon spécifications du produit ; pré-arasage puis arasement du cordon ; largeur du joint soudé régulière
Exceptions :
- • Locaux à présence d'eau prolongée (E3): Le traitement des joints est toujours réalisé à chaud et complété par un traitement des rives et des pénétrations ; seuls les supports à base de liants hydrauliques y sont visés
- • Supports bois et chapes fluides sulfate de calcium en locaux à présence d'eau fréquente (E2): Seuls les revêtements PVC en lés disposés sur la totalité du local (y compris sous les appareils sanitaires) sont visés, avec joints toujours soudés à chaud et traitement des rives et pénétrations
Traitement des rives, seuils et pénétrations
Locaux à présence d'eau occasionnelle (E1) : sur tous types de supports et sauf dispositions particulières des DPM, le revêtement est simplement arasé en rive ; si le local est adjacent à un local à présence d'eau prolongée, les dispositions de ce dernier s'appliquent. Locaux à présence d'eau fréquente (E2) sur supports hydrauliques : calfatage avec un mastic adapté au local entre la plinthe et le revêtement.
Sur support bois et chapes fluides sulfate de calcium : traitement des rives des locaux E3, barre de seuil fixée sans percement, et continuité du revêtement non interrompue par aucune pénétration — si des passages de tuyauterie existent, établir en avant des tuyaux un pan coupé ou un socle d'au moins dix centimètres de hauteur contre lequel est fait le relevé vertical.
Exceptions :
- • Pose sur chape ou dalles sur isolant: Le traitement des rives se fait uniquement par remontée en arrondi sur une forme d'appui manufacturée
- • Jonctions avec les appareils sanitaires: Traitées au mastic sanitaire de manière à ne laisser aucun vide ; sur support bois ou panneaux à base de bois et chapes fluides sulfate de calcium en local E2, les appareils sanitaires doivent être mis en œuvre sur le revêtement PVC
Exigences vis-à-vis de l'ouvrage fini
En parties courantes, les tolérances de planéité sont au plus égales à celles des supports ; la tolérance de planéité de l'enduit de sol est elle-même au moins égale à celle du support. Le revêtement doit être adhérent au support sans cloque ni déformation et présenter des joints rectilignes et/ou des soudures d'aspect uniforme.
Les revêtements à dessins sont réalisés de façon à assurer la continuité d'aspect, des interstices, décalages ou lignages plus ou moins perceptibles étant acceptés ; en pose de dalles ou lames, la persistance d'un effet damier est normale.
En escalier, lorsqu'il n'y a pas de recouvrement du revêtement par le nez de marche, il ne doit pas y avoir de dénivellation entre le niveau supérieur du revêtement et du nez de marche.
Délais de mise en service et entretien
Pour la remise en service du plancher chauffant, il est nécessaire d'attendre 7 jours minimum après la pose du revêtement de sol. Pour un trafic pédestre normal, il faut attendre 48 h après la mise en œuvre du revêtement avant de mettre les locaux en service. Pour l'agencement du mobilier et des charges roulantes, il faut attendre 72 h après l'achèvement des travaux.
Si les DPM le précisent, une feuille de protection peut être disposée, seulement après le séchage de la colle.
Exceptions :
- • Locaux à présence d'eau fréquente sur support bois et locaux à présence d'eau prolongée: Une attention particulière doit être portée par le maître de l'ouvrage aux joints, mastics d'étanchéité et tout point singulier pouvant laisser passer l'eau ; en cas d'anomalie détectée, il commande les travaux de réparation nécessaires
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Humidité du support à base de liants hydrauliques | ≤ 4 % en poids | Méthode bombe au carbure, prélèvement sur 4 cm de profondeur minimum (annexe B normative) |
| Humidité des chapes fluides à base de sulfate de calcium | ≤ 0,5 % | Méthode bombe au carbure (§ 6.1.5.1 du NF DTU 53.12 P1-1-1) |
| Seuil de report du test à la bombe à carbure (mesure électronique) | > 5 % (liants hydrauliques) ; > 0,8 % (sulfate de calcium) | Appareil de mesure par impédance ; méthode exclue sur support armé de fibres métalliques |
| Cohésion de surface du support | ≥ 0,5 MPa | En deçà, pose d'enduit de sol et de revêtement collé ou tendu impossible (§ 6.1.5.4) |
| Microfissures et fissures du support | ≤ 0,3 mm sans traitement ; pose impossible au-delà sans travaux | Le document ne vise pas le traitement des fissures > 0,8 mm ni les fissures avec désaffleure |
| Température du support à la pose | 10 °C ≤ Ts ≤ 30 °C | Tableau 1 du NF DTU 53.12 P1-1-3 |
| Température ambiante à la pose | 12 °C ≤ T ≤ 30 °C | Tableau 1 du NF DTU 53.12 P1-1-3 |
| Humidité relative ambiante à la pose | HR ≤ 65 % | Tableau 1 ; température du support supérieure de 3 °C au point de rosée |
| Planéité du revêtement fini | Au plus égale à celle du support | La tolérance de planéité de l'enduit de sol est elle-même au moins égale à celle du support |
| Conditions d'examen visuel de l'ouvrage fini | Hauteur 1,65 m, distance 2,00 m, angle de lumière > 45° | Éclairage non rasant (§ 10.2 du NF DTU 53.12 P1-1-3) |
Dimensions réglementaires
Largeur minimale d'un lé (laize)
Revêtements manufacturés conditionnés en rouleaux (§ 3.8)
Définition des dalles
Forme carrée ou rectangulaire (§ 3.6)
Définition des lames
Forme rectangulaire (§ 3.7)
Dimension minimale en rives (dalles et lames)
Condition d'un bon collage (§ 9.1.2 et 9.3.1.1)
Chanfreinage avant soudure à chaud
Ou selon les spécifications du produit et préconisations du fabricant (§ 9.4.1 c)
Délai avant chanfrein, soudure et arasement
Sur un revêtement exempt de poussière (§ 9.4.1 c)
Délai après mise en œuvre de l'enduit de sol
Délai maximum de recouvrement de l'enduit : 15 jours (§ 7.2 et P1-1-1 § 11)
Arrêt du plancher chauffant avant pose
Un rapport de mise en chauffe doit être transmis à l'entreprise (§ 7.2)
Remise en service du plancher chauffant
Délai de mise en service (§ 11)
Mise en service — trafic pédestre et mobilier
48 h après la mise en œuvre du revêtement, 72 h après l'achèvement des travaux (§ 11)
Stockage préalable des matériaux
Rouleaux verticaux jusqu'à 2 m de large, horizontaux sur 2 rangs au-delà ; dalles sur 2 palettes maximum (§ 7.3)
Socle ou pan coupé devant une pénétration (support bois, local E2)
Relevé vertical réalisé contre ce socle (§ 9.5.2.2)
Excédent de découpe des marches intégrales d'escalier
Profilés étalés à plat 48 h à l'avance dans un local à 10 °C au moins (§ 7.3)
Comprendre NF DTU 53.2 P1-1 (remplacé) → NF DTU 53.12 P1-1-1 et P1-1-3 (P 62-207)
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF DTU 53.2 P1-1 (remplacé) → NF DTU 53.12 P1-1-1 et P1-1-3 (P 62-207), le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF DTU 53.2 P1-1 (remplacé) → NF DTU 53.12 P1-1-1 et P1-1-3 (P 62-207) couvre : Mise en œuvre des revêtements de sol PVC collés — lés, dalles et lames — et préparation des supports destinés à les recevoir, en construction neuve et en rénovation, à l'intérieur des bâtiments d'habitation, civils ou administratifs, gares et aéroports, bâtiments commerciaux, hôtellerie-vacances, établissements d'enseignement, bâtiments hospitaliers et assimilés, maisons médicales, EHPAD et bâtiments d'activités sportives hors aire de jeu, dans les locaux à faibles sollicitations, à sollicitations moyennes, à présence d'eau occasionnelle, fréquente ou prolongée. Domaine désormais couvert par le NF DTU 53.12 P1-1-1 (préparation des supports) et P1-1-3 (revêtements de sol collés PVC), le NF DTU 53.2 P1-1 d'avril 2007 étant remplacé. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF DTU 53.2 P1-1 (remplacé) → NF DTU 53.12 P1-1-1 et P1-1-3 (P 62-207)
Le NF DTU 53.2 P1-1 « Revêtements de sol PVC collés », indice de classement P 62-203-1-1, dans son édition d'avril 2007, a été remplacé. La page de statut du NF DTU 53.12 P1-1-3, homologué par décision du Directeur Général de l'AFNOR en novembre 2020 et daté de décembre 2020, indique qu'avec la norme homologuée NF DTU 53.12 P1-1-1, il remplace la norme homologuée NF DTU 53.2 P1-1 (indice de classement P 62-203-1-1) d'avril 2007.
La refonte a réorganisé l'ensemble des sols souples traditionnels en un seul NF DTU commun. L'avant-propos particulier explique que, au regard des similitudes entre les supports admissibles pour les revêtements de sols souples traditionnels, en travaux neufs comme en réhabilitation, la commission BNTEC P62B a opté pour un NF DTU commun aux revêtements de sol textiles, PVC et linoléum, structuré en quatre parties techniques : P1-1-1 (préparation des sols destinés à être revêtus), P1-1-2 (revêtements de sol textiles), P1-1-3 (revêtements de sol collés PVC) et P1-1-4 (revêtements de sol collés en linoléum), complétées par le P1-2 (critères généraux de choix des matériaux) et le P2 (cahier des clauses administratives spéciales types).
Deux modifications de fond méritent d'être connues, car elles changent la conduite de chantier. D'abord, avant la pose des revêtements de sol souples visés, le taux d'humidité admissible pour les supports à base de liants hydrauliques a été abaissé de 4,5 % à 4 %. Ensuite, les mesures d'humidité réalisées à l'aide d'appareils électroniques permettent désormais de reporter le test à la bombe à carbure tant que la valeur relevée est supérieure à 5 % pour les supports à base de liants hydrauliques et supérieure à 0,8 % pour les supports à base de sulfate de calcium.
Pour la maîtrise d'œuvre, l'enjeu contractuel principal est que la préparation du support et la pose du revêtement forment désormais explicitement un seul marché : les spécifications du P1-1-1 sont déclarées complémentaires et indissociables de celles des autres parties du NF DTU 53.12 et forment ensemble les pièces d'un seul marché de travaux. Un CCTP qui sépare le lot « ragréage » du lot « sol souple » sans reprendre cette articulation ouvre une zone grise sur la responsabilité de l'acceptation du support.
Comprendre en détail NF DTU 53.2 P1-1 (remplacé) → NF DTU 53.12 P1-1-1 et P1-1-3 (P 62-207)
Domaine d'application et exclusions du référentiel actuel
Le NF DTU 53.12 P1-1-1 couvre les travaux à l'intérieur des bâtiments d'habitation, des bâtiments civils ou administratifs publics et privés, des gares et aéroports, des bâtiments commerciaux, d'hôtellerie-vacances, des établissements d'enseignement, des bâtiments hospitaliers et assimilés, des maisons médicales et cabinets spécialisés de médecine privée, des maisons d'accueil pour personnes âgées et EHPAD, des bâtiments d'activités sportives hors aire de jeu, et des bâtiments analogues à l'une de ces dix catégories.
Cinq classes de locaux sont visées : locaux à faibles sollicitations, à sollicitations moyennes, à présence d'eau occasionnelle, à présence d'eau fréquente et à présence d'eau prolongée — assimilés respectivement, au sens du classement UPEC, aux locaux P2 et P3 pour les sollicitations, et E1, E2 et E3 pour la présence d'eau. Ces assimilations sont posées en note du document, et ce sont les classes de locaux du DTU, non le classement UPEC, qui commandent les prescriptions.
Sept exclusions sont énoncées. Le document ne vise pas les travaux de rattrapage du support lorsque celui-ci ne répond pas aux critères des supports admissibles ; les locaux où prédominent des sollicitations autres que celles résultant du trafic pédestre et des activités humaines usuelles, notamment les sols sportifs ; les poses sur supports dont le taux d'humidité résiduelle dépasse les valeurs maximales du document et dont le planning ne permet pas un séchage complémentaire ; les poses sur supports à base de liants hydrauliques dont la cohésion de surface est inférieure à 0,5 MPa ; les poses sur supports présentant des fissures de largeur supérieure à 0,8 mm ; les poses sur supports présentant des fissures avec désaffleure ; les poses réalisées sur dallage mis en œuvre sur terrain inondable ; et les poses sur support ou matériaux contenant de l'amiante.
Pour la partie P1-1-3 spécifique au PVC collé, les supports admissibles sont ceux des articles 6 (neufs) et 7 (anciens) du P1-1-1, à l'exception des planchers surélevés — exclusion propre au PVC collé qu'il faut connaître avant de prescrire un sol PVC sur plancher technique.
Reconnaissance du support : humidité, fissures, cohésion, porosité
La mesure du taux d'humidité des supports est réalisée par le titulaire du lot revêtement de sol selon la méthode « bombe au carbure » décrite dans l'annexe B normative. Pour permettre la mise en œuvre d'un enduit de sol et la pose d'un revêtement de sol, le support à base de liants hydrauliques ne doit pas présenter une siccité supérieure à 4 % en poids, le prélèvement devant être effectué sur une profondeur de 4 cm minimum. Pour les chapes fluides à base de sulfate de calcium, le taux d'humidité admissible est de 0,5 %.
Si le résultat obtenu est supérieur et que le planning ne permet pas un temps de séchage complémentaire pour atteindre les taux admis, la mise en œuvre de l'enduit de sol n'est plus visée par le document. Dans le cas d'un plancher chauffant, la mesure doit être effectuée après la mise en chauffe et 48 heures après la coupure du chauffage. Des mesures au moyen d'appareil électronique par impédance peuvent être réalisées pour rechercher les emplacements les plus défavorables avant les tests à la bombe à carbure — méthode à ne pas utiliser sur support armé de fibres métalliques —, et elles permettent de reporter le test à la bombe à carbure tant que la valeur relevée est supérieure à 5 % pour les liants hydrauliques et supérieure à 0,8 % pour le sulfate de calcium.
Les microfissures, révélables par mouillage de la surface, ont une largeur inférieure ou égale à 0,3 mm et ne nécessitent pas de traitement particulier. La mise en œuvre de l'enduit de sol et du revêtement n'est possible que s'il n'existe pas de fissures ayant une largeur supérieure à 0,3 mm : si l'entreprise constate des fissures de largeur supérieure à 0,3 mm ou présentant des désaffleures ou pianotages, elle avertit le maître d'ouvrage afin qu'il commande les travaux nécessaires. Le document ne vise pas le traitement des fissures d'une largeur supérieure à 0,8 mm.
La cohésion de surface est un critère éliminatoire : dans le cas d'un résultat inférieur à 0,5 MPa, la mise en œuvre d'un enduit de sol et la pose d'un revêtement de sol collé ou tendu ne sont pas possibles, et l'entreprise avertit le maître d'ouvrage afin qu'il commande les travaux nécessaires au traitement du support. La porosité est déterminée par le test à la goutte d'eau, qui consiste à déposer une goutte d'eau en surface et à mesurer le temps au bout duquel elle a disparu ; son résultat détermine les choix techniques de préparation du support.
Supports admissibles neufs
Les dallages sur terre-plein visés sont exécutés conformément au NF DTU 13.3. Si les documents particuliers du marché n'indiquent pas les dispositions permettant de ne pas exposer l'ouvrage de revêtement de sol à des remontées d'humidité, les clauses du paragraphe 3.2 du NF DTU 53.12 P2 s'appliquent — point contractuel qui déplace la charge sur le maître d'ouvrage.
Côté planchers, seuls sont considérés les planchers sur vide sanitaire sans stagnation d'eau, ventilés et sur terrain débarrassé de toute terre végétale. Sont visés : les dalles pleines en béton armé coulées in situ avec continuité sur appui répondant aux exigences du NF DTU 21 ; les dalles pleines coulées sur prédalle en béton armé ou précontraint avec continuité sur appui ; les planchers nervurés à poutrelles et entrevous avec dalle de répartition complète coulée en œuvre avec continuité sur appui conformes au NF DTU 23.5 ; les planchers en béton coulé sur bacs acier collaborants avec continuité sur appui ; les planchers à dalles alvéolées avec dalle collaborante rapportée, continuité sur appui et maîtrise des fissurations au sens du NF DTU 23.2 ; et les planchers chauffants répondant aux exigences du NF DTU 65.7 ou du NF DTU 65.14.
Les chapes et dalles adhérentes, désolidarisées ou flottantes sont visées lorsqu'elles sont conformes aux prescriptions du NF DTU 26.2, du NF DTU 65.7 ou du NF DTU 65.14. Le texte signale en note l'existence de solutions alternatives sous Avis Technique — chapes fluides à base de liants hydrauliques, chapes fluides à base de liants sulfate de calcium — précisant leur aptitude à recevoir un revêtement de sol, les règles d'acceptation du support avant pose et les dispositions spécifiques de préparation.
Pour les escaliers, les plats de marche et les contremarches doivent présenter les mêmes tolérances que les autres supports à base de liants hydrauliques. Enfin, pour le PVC collé, les planchers surélevés sont exclus des supports admissibles, tant en neuf qu'en ancien.
Conditions de température et d'hygrométrie à la pose
Le tableau 1 du NF DTU 53.12 P1-1-3 fixe trois conditions simultanées pour la mise en œuvre de revêtements de sol PVC : la température du support Ts doit être comprise entre 10 °C et 30 °C ; la température ambiante T doit être comprise entre 12 °C et 30 °C ; l'humidité relative ambiante HR doit être inférieure ou égale à 65 %.
S'y ajoute une condition de non-condensation : l'humidité ambiante et la température du support doivent être telles qu'il n'y ait pas de condensation au niveau du support, la température du support devant être supérieure de 3 °C au point de rosée. Les colles, elles, ne doivent pas être utilisées à une température du support inférieure à + 10 °C ni à une température ambiante, au niveau du support, supérieure à + 30 °C.
L'ordonnancement est également chiffré. La mise en œuvre du revêtement est commencée au plus tôt 48 heures après la fin de la mise en œuvre de l'enduit de sol. L'entreprise doit s'assurer auprès du maître d'ouvrage que le plancher chauffant a été arrêté au minimum 48 heures avant la mise en œuvre du revêtement, un rapport de mise en chauffe devant lui être transmis. Le délai de recouvrement de l'enduit de sol est encadré aux deux bornes : le revêtement de sol doit être posé dans un délai minimum de 24 heures pour les revêtements textiles, 48 heures minimum pour les revêtements PVC et linoléum, et dans un délai maximum de 15 jours — le support recouvert d'enduit n'étant pas un sol d'usure.
Le stockage est encadré : les matériaux destinés aux revêtements de sol PVC collés doivent être entreposés durant les 48 heures précédant la pose dans des locaux clos, aérés et sécurisés, à l'abri de l'humidité et à une température ambiante supérieure ou égale à 10 °C ou aux températures minimales fixées par les fabricants, sur support sec. Les rouleaux jusqu'à 2 m de large sont placés verticalement, ceux de largeur supérieure à 2 m horizontalement sur deux rangs superposés au plus ; les dalles sont stockées à plat, sur deux palettes maximum, emballages plastiques ouverts ; les marches intégrales d'escalier, découpées avec un excédent de 5 cm, sont étalées à plat 48 heures à l'avance dans un local à 10 °C au moins.
Disposition des lés, des dalles et des lames
Les définitions conditionnent le calepinage. Les lés — ou laizes — sont les revêtements manufacturés dont la largeur entre les lisières est au moins égale à 100 cm et qui sont conditionnés en rouleaux. Les dalles sont les revêtements de forme carrée ou rectangulaire dont le rapport longueur/largeur est inférieur ou égal à 3. Les lames sont les revêtements de forme rectangulaire dont le rapport longueur/largeur est compris entre 3 et 10 et dont la largeur minimale est de 8 cm.
Pour les lés, sauf prescriptions spéciales des DPM : les rouleaux utilisés dans un local doivent appartenir au même lot ; l'appareillage minimise le nombre de joints en bout, une coupe en biseau à environ 45° étant préférée à une coupe droite et les coupes répétées devant être décalées sur la longueur pour éviter leur alignement ; les joints entre lés sont placés, dans la mesure du possible, en dehors des zones de fort trafic prévisible ; la largeur des lés posés doit correspondre à la largeur du produit manufacturé ; deux lés d'une largeur inférieure à la laize normale ne peuvent être posés l'un à côté de l'autre, mais peuvent l'être de part et d'autre d'un lé normal ; les lés sont orientés dans les pièces vers le mur de la fenêtre principale ou dans le sens longitudinal, et dans les circulations dans le sens de la circulation principale ou dans le sens de la largeur.
Pour les dalles et lames : celles d'une même référence utilisées dans un local appartiennent au même lot ; l'un des côtés est parallèle au grand côté du local ; l'implantation doit être telle que la dimension en rives soit au moins égale à une demi-dalle ou à une demi-largeur de lame pour permettre un bon collage. Sauf prescriptions particulières, les dalles sont posées à sens contrarié à 90°, certaines pouvant être posées à sens parallèle si le fabricant le propose. Les lames sont toujours disposées à joints décalés.
L'exécution est également prescrite : avant tout encollage, aspirer soigneusement la surface à encoller ; l'encollage démarre au centre de la pièce contre la ligne de démarrage. Après affichage, le revêtement est marouflé une première fois à la cale à maroufler en partant du centre des lés vers l'extérieur, puis une seconde fois au rouleau à maroufler sur l'ensemble de la pièce ; avec des colles réactives, un second marouflage au rouleau une demi-heure après le premier est nécessaire. Toute superposition de colle aux raccordements des deux zones de pose doit être évitée et cet emplacement doit être marouflé particulièrement.
Jonctions : joints vifs, traitement à froid, soudure à chaud
Trois techniques de jonction existent. La pose à joints vifs : le revêtement est mis en œuvre avec des joints tranchés sur les deux lisières superposées, sans produit d'apport. Les joints traités à froid : le revêtement en lés est mis en œuvre avec des joints tranchés sur les deux lisières superposées, le produit de traitement à froid étant appliqué au moment de la pose, par injection à l'aiguille dans toute l'épaisseur pour les vinyles sur mousse au sens de la NF EN 651, en surface à l'aide d'un embout pour les vinyles liège au sens de la NF EN 652 et les vinyles expansés relief au sens des NF EN ISO 26986 et NF EN 650.
La soudure à chaud avec cordon d'apport, exclusivement pour soudure à l'endroit, est la seule technique qui permette de revêtir un local à présence d'eau fréquente sur support bois et sur chape fluide à base de sulfate de calcium, ou un local à présence d'eau prolongée sur support hydraulique. Sa mise en œuvre est séquencée : le chanfrein, la soudure et l'arasement sont réalisés au moins 24 heures après la pose, sur un revêtement exempt de poussière ; le chanfreinage des joints est réalisé manuellement ou avec un appareil automatique sur les deux tiers de l'épaisseur du revêtement compact, ou selon les spécifications du produit ; les cordons peuvent être de même coloris ou d'un coloris contrasté selon prescription ; la soudure est réalisée manuellement ou automatiquement, avec pré-arasage puis arasement du cordon ; la largeur du joint soudé doit être régulière.
Le choix de la méthode dépend du type de revêtement PVC et du classement du local en sollicitations et présence d'eau. Dans un local à présence d'eau prolongée, le traitement des joints est toujours réalisé à chaud et complété par un traitement des rives et des pénétrations, et seuls les supports à base de liants hydrauliques y sont visés. Pour les supports bois et les chapes fluides à base de sulfate de calcium en locaux à présence d'eau fréquente, seuls les revêtements PVC en lés disposés sur la totalité du local — y compris sous les appareils sanitaires — sont visés, et le traitement des joints est toujours réalisé à chaud avec traitement des rives et pénétrations.
Les jonctions avec les appareils sanitaires sont traitées au mastic sanitaire de manière à ne laisser aucun vide entre le revêtement et l'appareil. Sur support bois ou panneaux à base de bois et chapes fluides à base de sulfate de calcium en local à présence d'eau fréquente, les appareils sanitaires doivent être mis en œuvre sur le revêtement PVC.
Traitement des rives, seuils et pénétrations selon la présence d'eau
En locaux à présence d'eau occasionnelle, sur tous types de supports et sauf dispositions particulières des DPM, le revêtement est simplement arasé en rive ; lorsque le local est adjacent à un local à présence d'eau prolongée, les dispositions renforcées de ce dernier s'appliquent.
En locaux à présence d'eau fréquente sur supports à base de liants hydrauliques, sauf dispositions particulières des DPM, un calfatage avec un mastic adapté au local doit être prévu entre la plinthe et le revêtement. Sur support bois et chapes fluides à base de sulfate de calcium, les dispositions minimales sont plus lourdes : le mode de traitement des rives est celui des locaux à présence d'eau prolongée ; la barre de seuil est fixée sans percement ; la continuité du revêtement ne doit être interrompue par aucune pénétration, et si des passages de tuyauterie existent, il faut établir en avant des tuyaux un pan coupé ou un socle d'une hauteur d'au moins dix centimètres contre lequel est fait le relevé vertical.
En locaux à présence d'eau prolongée, seuls les supports à base de liants hydrauliques sont concernés. Aux rives du revêtement, l'entreprise s'assure que la jonction est faite entre les supports verticaux et horizontaux et qu'aucun vide n'existe entre les deux ; dans le cas contraire, elle avertit le maître d'ouvrage pour qu'il commande les travaux nécessaires. Le traitement des rives est réalisé soit par remontée en plinthe du revêtement — en arrondi sur une forme d'appui manufacturée, ou en angle droit du revêtement thermoformé à chaud sur les parois —, soit par plinthe manufacturée.
Un cas particulier est expressément tranché : dans le cas d'une pose sur chape ou dalles sur isolant, le traitement des rives se fait uniquement par remontée en arrondi sur une forme d'appui manufacturée. C'est le point de détail le plus souvent négligé en salle d'eau collective sur chape flottante.
Ouvrage fini, délais de mise en service et entretien
En parties courantes, les tolérances de planéité du revêtement sont au plus égales à celles des supports — le revêtement ne rattrape donc pas les défauts du support, la tolérance de planéité de l'enduit de sol étant elle-même au moins égale à celle du support. Le revêtement doit être adhérent au support sans cloque ni déformation et présenter des joints rectilignes et/ou des soudures d'aspect uniforme.
Le texte fixe explicitement ce qui est acceptable : pour les revêtements à dessins, réalisés de façon à assurer la continuité d'aspect, des interstices, décalages ou lignages plus ou moins perceptibles à l'œil selon les dessins sont acceptés ; en cas de pose de dalles ou lames, la persistance d'un effet damier est normale, plus ou moins importante selon les motifs et coloris. En escalier, lorsqu'il n'y a pas de recouvrement du revêtement par le nez de marche, il ne doit pas y avoir de dénivellation entre le niveau supérieur du revêtement et du nez de marche.
L'aspect final s'évalue à hauteur de 1,65 m et à une distance de 2,00 m, avec un éclairage non rasant, c'est-à-dire un angle entre le revêtement et la lumière supérieur à 45°. Si les DPM le précisent, une feuille de protection peut être disposée, seulement après le séchage de la colle.
Trois délais de mise en service sont chiffrés : pour la remise en service du plancher chauffant, il faut attendre 7 jours minimum après la pose du revêtement de sol ; pour un trafic pédestre normal, 48 heures après la mise en œuvre du revêtement ; pour l'agencement du mobilier et des charges roulantes, 72 heures après l'achèvement des travaux. Une fiche d'entretien fournie par le fabricant doit être remise par l'entreprise titulaire du lot au maître d'ouvrage en échange d'un récépissé daté et signé.
Erreurs fréquentes sur les marchés de sols PVC collés
La première erreur est de référencer « NF DTU 53.2 » au CCTP. L'édition d'avril 2007 du NF DTU 53.2 P1-1 (P 62-203-1-1) a été remplacée par les NF DTU 53.12 P1-1-1 et P1-1-3 de décembre 2020. La référence contractuelle à retenir est NF DTU 53.12 P1-1-1 pour la préparation des supports et l'enduit de sol, P1-1-3 pour les revêtements de sol collés PVC, P1-2 pour les critères de choix des matériaux et P2 pour les clauses administratives spéciales — l'ensemble formant les pièces d'un seul marché de travaux.
La deuxième erreur porte sur l'humidité du support. Une siccité « inférieure à 2 % » ne correspond à aucune valeur du texte : le support à base de liants hydrauliques ne doit pas présenter une siccité supérieure à 4 % en poids, prélèvement à 4 cm de profondeur minimum à la bombe au carbure, et les chapes fluides à base de sulfate de calcium ont un taux admissible de 0,5 %. Le seuil de 4 % résulte d'ailleurs de l'abaissement, en 2020, de la valeur antérieure de 4,5 %.
La troisième erreur concerne les conditions climatiques. Prescrire « 15 à 25 °C » ne correspond pas au tableau 1 : température du support entre 10 °C et 30 °C, température ambiante entre 12 °C et 30 °C, humidité relative ambiante inférieure ou égale à 65 %, et température du support supérieure de 3 °C au point de rosée. Les colles ne doivent pas être utilisées en deçà de + 10 °C de température de support ni au-delà de + 30 °C de température ambiante au niveau du support.
La quatrième erreur est d'écrire « soudure des joints après 24 h minimum de pose » sans préciser son domaine : le délai de 24 heures avant chanfrein, soudure et arasement est exact, mais c'est surtout la règle d'emploi qui compte — la soudure à chaud avec cordon d'apport est la seule technique permettant de revêtir un local à présence d'eau fréquente sur support bois ou chape sulfate de calcium et un local à présence d'eau prolongée sur support hydraulique. La cinquième erreur est de prescrire un sol PVC collé sur plancher surélevé : les planchers surélevés sont exclus des supports admissibles du NF DTU 53.12 P1-1-3, en neuf comme en ancien.
Sources officielles et documents liés
Textes en vigueur : NF DTU 53.12 P1-1-1 (P 62-207-1-1-1, décembre 2020, préparation de supports destinés à être revêtus), NF DTU 53.12 P1-1-2 (revêtements de sol textiles), NF DTU 53.12 P1-1-3 (P 62-207-1-1-3, décembre 2020, revêtements de sol collés PVC), NF DTU 53.12 P1-1-4 (revêtements de sol collés en linoléum), NF DTU 53.12 P1-2 (critères généraux de choix des matériaux) et NF DTU 53.12 P2 (cahier des clauses administratives spéciales types), homologués en novembre 2020 et distribués par le CSTB.
Textes remplacés : NF DTU 53.2 P1-1 (P 62-203-1-1) d'avril 2007, remplacé par les parties P1-1-1 et P1-1-3 ; NF DTU 53.1 P1-1 (P 62-202-1-1) de novembre 2016, remplacé par les parties P1-1-1 et P1-1-2.
Normes produit citées par le P1-1-3 : NF EN ISO 10581 (revêtements de sol homogènes en PVC), NF EN ISO 10582 (revêtements hétérogènes en PVC), NF EN ISO 10595 (carreaux semi-flexibles vinyle VCT), NF EN ISO 13845 (PVC à résistance accrue au glissement), NF EN ISO 24346 (détermination de l'épaisseur totale), NF EN ISO 26986 (PVC expansé), NF EN 650 (PVC sur support de jute ou polyester), NF EN 651 (PVC sur mousse), NF EN 652 (PVC sur support liège), NF EN 655 (dalles d'aggloméré de liège avec couche d'usure PVC).
DTU liés : NF DTU 13.3 pour les dallages sur terre-plein, NF DTU 21 pour les dalles pleines coulées in situ, NF DTU 23.2 pour les dalles alvéolées, NF DTU 23.5 pour les planchers à poutrelles, NF DTU 26.2 pour les chapes et dalles rapportées, NF DTU 65.7 et NF DTU 65.14 pour les planchers chauffants, NF DTU 54.1 pour les revêtements de sol coulés en résine appliqués sur des supports comparables.
Glossaire NF DTU 53.2 P1-1 (remplacé) → NF DTU 53.12 P1-1-1 et P1-1-3 (P 62-207)
- NF DTU 53.12
- NF DTU commun aux revêtements de sol souples traditionnels (textiles, PVC, linoléum), en quatre parties techniques : P1-1-1 préparation des supports, P1-1-2 sols textiles, P1-1-3 sols collés PVC, P1-1-4 sols collés linoléum, plus P1-2 (CGM) et P2 (CCS). Il remplace, pour le PVC, le NF DTU 53.2 P1-1 d'avril 2007.
- Lés (ou laizes)
- Revêtements de sol PVC manufacturés dont la largeur entre les lisières est au moins égale à 100 cm et qui sont conditionnés en rouleaux. Stockés verticalement jusqu'à 2 m de large, horizontalement sur deux rangs au plus au-delà.
- Dalles / Lames
- Dalles : revêtements de forme carrée ou rectangulaire dont le rapport longueur/largeur est inférieur ou égal à 3. Lames : revêtements de forme rectangulaire dont le rapport longueur/largeur est compris entre 3 et 10 et dont la largeur minimale est de 8 cm.
- Maroufler / Afficher
- Maroufler : presser un revêtement de sol dans la colle afin d'en assurer le transfert au dos de celui-ci. Afficher : appliquer un revêtement PVC sur un support préalablement encollé. Le marouflage se fait d'abord à la cale du centre vers l'extérieur, puis au rouleau sur l'ensemble de la pièce.
- Calfatage
- Obturation d'un joint par un produit d'étanchéité compatible au revêtement et adapté à l'usage, réalisée ordinairement en périphérie d'un local et au droit des points singuliers (huisseries, pénétrations). Requis entre plinthe et revêtement en local à présence d'eau fréquente sur support hydraulique.
- Soudure à chaud avec cordon d'apport
- Technique de jonction exclusivement pour soudure à l'endroit, seule à permettre de revêtir un local à présence d'eau fréquente sur support bois ou chape sulfate de calcium, ou un local à présence d'eau prolongée sur support hydraulique. Chanfrein sur 2/3 de l'épaisseur, soudure et arasement au moins 24 h après la pose.
- Cohésion de surface
- Critère éliminatoire du support à base de liants hydrauliques : en dessous de 0,5 MPa, la mise en œuvre d'un enduit de sol et la pose d'un revêtement collé ou tendu ne sont pas possibles, et l'entreprise avertit le maître d'ouvrage.
- Locaux E1 / E2 / E3
- Assimilation, au sens du classement UPEC, des locaux à présence d'eau occasionnelle (E1), fréquente (E2) et prolongée (E3). Les locaux à sollicitation faible sont assimilés aux locaux P2 et ceux à sollicitation moyenne aux locaux P3.
Questions fréquentes sur NF DTU 53.2 P1-1 (remplacé) → NF DTU 53.12 P1-1-1 et P1-1-3 (P 62-207)
Qu'est-ce que NF DTU 53.2 P1-1 (remplacé) → NF DTU 53.12 P1-1-1 et P1-1-3 (P 62-207) ?
NF DTU 53.2 - Revêtements de sol PVC collés (remplacé par le NF DTU 53.12 P1-1-1 et P1-1-3). Le NF DTU 53.2 P1-1 « Revêtements de sol PVC collés » (indice de classement P 62-203-1-1), dans son édition d'avril 2007, n'est plus en vigueur : il a été remplacé, avec le NF DTU 53.12 P1-1-1, par le NF DTU 53.12 P1-1-3 de décembre 2020 (P 62-207-1-1-3), homologué en novembre 2020. Cette fiche restitue les prescriptions réellement applicables aujourd'hui : taux d'humidité admissible du support abaissé à 4 %, cohésion de surface minimale de 0,5 MPa, conditions de température et d'hygrométrie de pose, disposition des lés, dalles et lames, techniques de jonction (joints vifs, traitement à froid, soudure à chaud) et traitement des rives selon la présence d'eau. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF DTU 53.2 P1-1 (remplacé) → NF DTU 53.12 P1-1-1 et P1-1-3 (P 62-207) ?
Le domaine d'application couvre : Mise en œuvre des revêtements de sol PVC collés — lés, dalles et lames — et préparation des supports destinés à les recevoir, en construction neuve et en rénovation, à l'intérieur des bâtiments d'habitation, civils ou administratifs, gares et aéroports, bâtiments commerciaux, hôtellerie-vacances, établissements d'enseignement, bâtiments hospitaliers et assimilés, maisons médicales, EHPAD et bâtiments d'activités sportives hors aire de jeu, dans les locaux à faibles sollicitations, à sollicitations moyennes, à présence d'eau occasionnelle, fréquente ou prolongée. Domaine désormais couvert par le NF DTU 53.12 P1-1-1 (préparation des supports) et P1-1-3 (revêtements de sol collés PVC), le NF DTU 53.2 P1-1 d'avril 2007 étant remplacé. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF DTU 53.2 P1-1 (remplacé) → NF DTU 53.12 P1-1-1 et P1-1-3 (P 62-207) sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Le NF DTU 53.2 est-il encore applicable ?
Non. Le NF DTU 53.2 P1-1, indice de classement P 62-203-1-1, dans son édition d'avril 2007, a été remplacé par les normes homologuées NF DTU 53.12 P1-1-1 et NF DTU 53.12 P1-1-3 de décembre 2020, homologuées en novembre 2020. Un CCTP qui référence encore le DTU 53.2 renvoie à un texte remplacé.
Quel taux d'humidité maximal du support avant pose d'un sol PVC collé ?
Le support à base de liants hydrauliques ne doit pas présenter une siccité supérieure à 4 % en poids, mesurée selon la méthode bombe au carbure avec un prélèvement effectué sur une profondeur de 4 cm minimum. Pour les chapes fluides à base de sulfate de calcium, le taux d'humidité admissible est de 0,5 %. Le seuil de 4 % résulte de l'abaissement, en 2020, de la valeur antérieure de 4,5 %.
Peut-on utiliser un humidimètre électronique à la place de la bombe au carbure ?
Pas en substitution. Les mesures au moyen d'un appareil électronique par impédance servent à rechercher les emplacements les plus défavorables avant les tests à la bombe à carbure ; elles permettent de reporter le test à la bombe à carbure tant que la valeur relevée est supérieure à 5 % pour les supports à base de liants hydrauliques et supérieure à 0,8 % pour les supports à base de sulfate de calcium. Cette méthode ne doit pas être utilisée sur support armé de fibres métalliques.
Quelles conditions de température et d'hygrométrie pour poser un sol PVC ?
Température du support comprise entre 10 °C et 30 °C, température ambiante comprise entre 12 °C et 30 °C, humidité relative ambiante inférieure ou égale à 65 %, et température du support supérieure de 3 °C au point de rosée pour éviter toute condensation. Les colles ne doivent pas être utilisées à une température du support inférieure à + 10 °C ni à une température ambiante, au niveau du support, supérieure à + 30 °C.
Quelle cohésion de surface minimale du support ?
0,5 MPa. En dessous, la mise en œuvre d'un enduit de sol et la pose d'un revêtement de sol collé ou tendu ne sont pas possibles : l'entreprise avertit le maître d'ouvrage afin qu'il commande les travaux nécessaires au traitement du support. Les poses sur supports à base de liants hydrauliques dont la cohésion de surface est inférieure à 0,5 MPa sont explicitement exclues du domaine d'application.
Quand souder les joints d'un sol PVC en lés ?
Le chanfrein, la soudure et l'arasement sont réalisés au moins 24 heures après la pose, sur un revêtement exempt de poussière. Le chanfreinage est réalisé sur les deux tiers de l'épaisseur du revêtement compact, ou selon les spécifications du produit. La soudure à chaud avec cordon d'apport est la seule technique permettant de revêtir un local à présence d'eau fréquente sur support bois ou chape fluide sulfate de calcium, et un local à présence d'eau prolongée sur support hydraulique.
Quels délais respecter avant et après la pose ?
La mise en œuvre du revêtement commence au plus tôt 48 h après la fin de la mise en œuvre de l'enduit de sol, et le revêtement doit être posé dans un délai maximum de 15 jours après cet enduit. Le plancher chauffant doit être arrêté au minimum 48 h avant la pose et n'est remis en service que 7 jours minimum après la pose du revêtement. Le trafic pédestre normal est possible 48 h après la mise en œuvre, l'agencement du mobilier et les charges roulantes 72 h après l'achèvement des travaux.
Comment traiter les rives en salle d'eau ?
En local à présence d'eau occasionnelle, le revêtement est simplement arasé en rive. En présence d'eau fréquente sur support hydraulique, un calfatage au mastic adapté est prévu entre la plinthe et le revêtement ; sur support bois ou chape sulfate de calcium, on applique le traitement des locaux à présence d'eau prolongée, la barre de seuil est fixée sans percement et aucune pénétration ne doit interrompre le revêtement. En présence d'eau prolongée, le traitement se fait par remontée en plinthe (en arrondi sur forme d'appui manufacturée ou en angle droit thermoformé) ou par plinthe manufacturée ; sur chape ou dalles sur isolant, uniquement par remontée en arrondi sur forme d'appui manufacturée.
Quelles tolérances pour un sol PVC fini ?
En parties courantes, les tolérances de planéité sont au plus égales à celles des supports, la tolérance de planéité de l'enduit de sol étant elle-même au moins égale à celle du support. Le revêtement doit être adhérent sans cloque ni déformation, avec des joints rectilignes et/ou des soudures d'aspect uniforme. L'aspect final s'évalue à hauteur de 1,65 m et à 2,00 m de distance, avec un éclairage non rasant (angle > 45°). Des interstices, décalages ou lignages sur revêtements à dessins et un effet damier en pose de dalles ou lames sont considérés comme normaux.
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Le DTU 53.1 « Revêtements de sol textiles » n'est plus le référentiel en vigueur. Depuis décembre 2020, la mise en œuvre des sols souples traditionnels relève du NF DTU 53.12 « Préparation du support et revêtements de sol souples » (P 62-207), organisé en quatre cahiers des clauses techniques : P1-1-1 pour la préparation des supports, P1-1-2 pour les revêtements de sol textiles, P1-1-3 pour les revêtements PVC collés et P1-1-4 pour le linoléum collé. Cette fiche restitue les exigences réellement applicables aux moquettes — taux d'humidité du support abaissé à 4 %, cohésion de surface, largeur de fissure admissible, dispositions des lés, dalles et lames plombantes amovibles — et corrige les valeurs qui étaient auparavant attribuées au DTU 53.1.
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Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024
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NF DTU 53.2 P1-1 (remplacé) → NF DTU 53.12 P1-1-1 et P1-1-3 (P 62-207) - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. PVC, sol souple, revêtement collé, lés, dalles, lames, soudure à chaud, enduit de sol, humidité du support, cohésion de surface, UPEC, P 62-207, DTU remplacé.