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Document Technique Unifié
NF DTU 60.32

NF DTU 60.32 - Canalisations PVC : évacuation des eaux pluviales

Le NF DTU 60.32 « Canalisations en polychlorure de vinyle non plastifié — Évacuation des eaux pluviales » (novembre 2007) fixe les clauses techniques de mise en œuvre des réseaux EP en PVC-U des bâtiments et de leurs annexes, à l'intérieur comme à l'extérieur, enterrés ou non, dans toutes les zones climatiques françaises y compris tropicales humides. Il encadre le choix des matériaux (P1-2), l'interdiction des façonnages, les assemblages par collage ou par bague d'étanchéité, la pose et les fixations, et renvoie au NF DTU 60.11 P3 pour le dimensionnement et au NF DTU 60.1 pour les essais. Une descente bloquée dans un collier serré sur l'emboîture, un collage réalisé sous la pluie ou l'absence de manchon de dilatation provoquent déboîtement, fissuration et infiltrations en façade.

Domaine d'application

Évacuation des eaux pluviales des bâtiments en PVC non plastifié (PVC-U), intérieur et extérieur, enterrée ou non

Mis à jour le 15 janvier 2024
Applicable depuis le 24 novembre 2007
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canalisations
PVC
PVC-U
eaux pluviales
EP
descente EP
chéneau
gouttière
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collage
dilatation
NF DTU 60.32
DTU 60.32 pdf
PVC-C
eau chaude
distribution

Règles principales

Domaine d'application EP en PVC-U

Obligatoire

Installations d'évacuation des eaux pluviales des bâtiments et de leurs annexes, à l'intérieur ou à l'extérieur, enterrées ou non, en PVC non plastifié. Applicable à toutes les zones climatiques françaises, y compris tropicales humides. Version de novembre 2007 remplaçant la NF P 41-212 (mai 1993) et son amendement A1 (octobre 2000)

Références : NF DTU 60.32 P1-1, NF P 41-212 (remplacée)

Choix des matériaux (partie 1-2)

Obligatoire

Tubes, raccords, bagues d'étanchéité, adhésifs, colliers et fourreaux conformes au CGM. Tubes intérieurs codes B / BD selon NF EN 1329-1 ; descentes aériennes extérieures selon NF EN 12200-1 (colliers métalliques inclus, association aux gouttières EN 607) ; marque NF Me comme preuve de conformité

Références : NF DTU 60.32 P1-2, NF EN 1329-1, NF EN 12200-1

Façonnage et formage interdits

Obligatoire

Façonnages et formages du PVC interdits sur chantier comme en atelier, sauf formage des emboîtures en atelier de chantier pour les parties apparentes ou encastrées accessibles. Seul usinage autorisé : confection des chanfreins (lime, meule, outil spécialisé). Toute zone détériorée est éliminée avec 10 cm de part et d'autre

Références : NF DTU 60.32 P1-1

Assemblages : collage, bague, joint solidaire

Obligatoire

Collage : propreté absolue, décapage, exécution à l'abri de la pluie, chanfrein de l'about mâle, respect des températures et repérage de la profondeur d'emboîture. Bague d'étanchéité : montage fixe ou coulissant absorbant dilatation et retrait, propreté et lubrification prescrite. Également admis : joints solidaires ou mastiquage

Références : NF DTU 60.32 P1-1

Pose et fixation sans contrainte

Obligatoire

En extérieur apparent, colliers supportant les parties droites sans serrage forcé et n'immobilisant pas les emboîtures. En conduit non visitable, seuls les assemblages collés et les manchons de dilatation sont autorisés. Percements interdits dans les poutrelles précontraintes. Ni flexion ni torsion des tubes ; éloignement des sources de chaleur et des zones de choc ; appareils lourds sur supports indépendants. Pose intérieure selon NF DTU 60.33

Références : NF DTU 60.32 P1-1, NF DTU 60.33

Compensation de la dilatation

Obligatoire

Allongement de l'ordre de 0,7 mm par mètre pour 10 °C (documentations fabricants). Manchons de dilatation obligatoires à chaque niveau pour les chutes bloquées dans le plancher ou maintenues par un piquage, chaque pièce constituant un point fixe ; en horizontal, dispositif dès le premier mètre entre deux points fixes et espacement maximal de 8 m.

Références : NF DTU 60.32 P1-1, Documentations fabricants

Dimensionnement selon NF DTU 60.11 P3

Obligatoire

Intensité de référence 0,05 l/s/m² (3 l/min/m²) en métropole, 0,075 l/s/m² (4,5 l/min/m²) en outre-mer, appliquée à la surface de toiture en projection horizontale. Diamètre intérieur minimal de descente 60 mm, taux de remplissage 0,20. Collecteurs par Prandtl-Colebrook (NF EN 12056-3) à 70 % de remplissage, jamais de diamètre inférieur à la plus grosse descente amont. Chéneaux : pente ≥ 5 mm/m, trop-plein obligatoire

Références : NF DTU 60.11 P3 (août 2013), NF EN 12056-3, NF EN 1253-1

Séparation stricte EP / EU

Obligatoire

En système séparatif, les canalisations EP et EU domestiques n'ont, à l'intérieur comme à l'extérieur des bâtiments, que des regards entièrement distincts et aucune possibilité d'intercommunication. Il est interdit d'évacuer des eaux usées dans les ouvrages d'évacuation des eaux pluviales et réciproquement. Descentes établies de manière à rester accessibles sur toute leur hauteur

Références : Règlement sanitaire départemental, art. 42

Exutoire conforme au Code civil

Obligatoire

Les eaux pluviales doivent s'écouler sur le terrain du propriétaire ou sur la voie publique, jamais sur le fonds voisin (art. 681). La servitude naturelle d'écoulement de l'art. 640 ne peut être aggravée par les aménagements sans indemnité au fonds inférieur (art. 641)

Références : Code civil, art. 640, Code civil, art. 641, Code civil, art. 681

Essais et réception

Obligatoire

Les essais et la réception des installations suivent les dispositions du NF DTU 60.1 : essai d'écoulement, absence de fuite aux assemblages et de rétention, contrôle des colliers, manchons et pentes, constat contradictoire des ouvrages enterrés avant remblaiement

Références : NF DTU 60.32 P1-1, NF DTU 60.1

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Intensité pluviale de calcul (métropole) 0,05 l/s/m² (3 l/min/m²) NF DTU 60.11 P3 — surface de toiture en projection horizontale
Intensité pluviale de calcul (outre-mer) 0,075 l/s/m² (4,5 l/min/m²) NF DTU 60.11 P3 — DOM
Taux de remplissage en descente EP 0,20 Préserve la circulation d'air dans la colonne
Taux de remplissage en collecteur 0,70 Calcul Prandtl-Colebrook selon NF EN 12056-3
Pente minimale de chéneau 5 mm/m ≤ 3 mm/m : calcul « sans pente » avec coefficient 0,9
Dilatation du tube PVC-U ≈ 0,7 mm/m pour 10 °C Documentations fabricants — soit ≈ 0,07 mm/m/°C
Espacement maximal entre dispositifs de dilatation (horizontal) 8 m Dispositif requis dès le 1er mètre entre deux points fixes
Élimination d'une zone de tube détériorée Zone atteinte + 10 cm de part et d'autre Choc, brûlure, rayure profonde, écrasement

Dimensions réglementaires

Diamètre intérieur de descente EP

Dimension : Issu du calcul NF DTU 60.11 P3
Minimum : 60 mm

Minimum imposé pour limiter le risque d'obstruction

Seuil de vérification de la naissance

Dimension : Ø > 160 mm
Minimum : -

Débit d'entrée à vérifier selon NF EN 1253-1

Diamètre du collecteur horizontal

Dimension : Calcul Prandtl-Colebrook à 70 %
Minimum : Jamais < plus grosse descente amont

NF DTU 60.11 P3 / NF EN 12056-3

Réserve de dilatation en fond d'emboîture (descente façade)

Dimension : 2 cm, about mâle non collé
Minimum : -

Dispense de manchon si emboîture de longueur double

Position du trop-plein de chéneau

Dimension : Sous le niveau du plus bas des rebords hauts
Minimum : -

Obligatoire — sécurité en cas d'obstruction

Comprendre NF DTU 60.32

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 60.32, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 60.32 couvre : Évacuation des eaux pluviales des bâtiments en PVC non plastifié (PVC-U), intérieur et extérieur, enterrée ou non. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 60.32

Le NF DTU 60.32 est le document technique unifié qui définit les clauses techniques applicables aux installations d'évacuation des eaux pluviales réalisées en polychlorure de vinyle non plastifié — le PVC-U, communément appelé « PVC rigide ». Son domaine d'application couvre les bâtiments et leurs annexes, les canalisations situées à l'intérieur comme à l'extérieur, enterrées ou non enterrées, et il s'applique dans toutes les zones climatiques et naturelles françaises, y compris les climats tropicaux humides. La version en vigueur est celle de novembre 2007 : le texte a été homologué le 24 octobre 2007 pour prendre effet le 24 novembre 2007, en remplacement de la norme homologuée NF P 41-212 de mai 1993 et de son amendement A1 d'octobre 2000.

Attention à une confusion très répandue : le NF DTU 60.32 ne traite ni du PVC surchloré (PVC-C) ni de la distribution d'eau chaude sanitaire. Dans la série 60.3, chaque document a un objet distinct — le NF DTU 60.31 traite des canalisations PVC non plastifié pour l'eau froide avec pression (il remplace la NF P 41-211 de mai 1993 et son amendement A1 d'octobre 2000), le NF DTU 60.32 traite de l'évacuation des eaux pluviales, et le NF DTU 60.33 traite de l'évacuation des eaux usées et des eaux-vannes. Un réseau d'eau chaude sanitaire relève d'autres référentiels : le NF DTU 60.5 pour le cuivre, ou les Avis Techniques et normes produits pour les tubes de synthèse.

Le NF DTU 60.32 se lit toujours en tandem avec le NF DTU 60.11 P3 d'août 2013, qui porte les règles de calcul des installations d'évacuation des eaux pluviales : c'est lui qui fixe l'intensité pluviale de référence, la méthode de dimensionnement des chéneaux, des naissances, des descentes et des collecteurs. Le NF DTU 60.32, lui, dit comment poser, assembler, fixer et réceptionner. La combinaison des deux constitue le socle de la règle de l'art opposable en cas de sinistre : c'est sur ce référentiel que l'expert d'assurance, le contrôleur technique et le juge s'appuient pour caractériser une non-conformité et engager la garantie décennale de l'entreprise de plomberie ou de couverture.

Pour un maître d'œuvre, l'enjeu du réseau EP dépasse largement la plomberie. Une descente sous-dimensionnée ou un chéneau sans trop-plein produisent des débordements en façade, des infiltrations en tête de mur, des désordres d'étanchéité en toiture-terrasse et, à terme, des pathologies de structure. Un raccordement EP mal orienté crée un litige de voisinage sur le fondement des articles 640, 641 et 681 du Code civil. Un branchement d'eaux pluviales sur un réseau d'eaux usées en système séparatif est, lui, une infraction au règlement sanitaire départemental. Le NF DTU 60.32 est donc autant un document de conception qu'un document de chantier.

Comprendre en détail NF DTU 60.32

Les trois parties du NF DTU 60.32 (novembre 2007)

Comme tout NF DTU de nouvelle génération, le NF DTU 60.32 est structuré en parties distinctes et complémentaires. La partie 1-1 est le Cahier des Clauses Techniques (CCT) : elle contient les prescriptions de mise en œuvre proprement dites — dispositions générales, façonnage, assemblages, pose des canalisations selon leur situation, essais et réception. C'est la partie que l'on vise contractuellement dans un CCTP lot plomberie ou lot couverture-zinguerie.

La partie 1-2 est le Cahier des Critères Généraux de Choix des Matériaux (CGM). Elle énonce les exigences auxquelles doivent satisfaire l'ensemble des composants nécessaires à la réalisation d'un réseau EP en PVC-U : tubes, raccords, bagues d'étanchéité, adhésifs (colles), colliers de fixation, fourreaux. C'est la partie à laquelle on se réfère lorsqu'une entreprise propose une variante produit ou un matériau non prévu au marché.

La partie 2 est le Cahier des Clauses administratives Spéciales (CCS). Elle traite des relations contractuelles : limites de prestations entre le lot plomberie, le lot couverture et le lot gros œuvre (réservations, percements, scellements), obligations de coordination, conditions de réception. C'est la partie la plus souvent oubliée et pourtant la plus utile en cas de litige d'interface — typiquement la question « à qui incombe la naissance de chéneau ? ».

Ne pas confondre : 60.32, 60.31, 60.33, 40.5 et 43.1

Quatre documents se croisent sur un même bâtiment et sont régulièrement confondus dans les CCTP. Le NF DTU 60.31 vise les canalisations PVC non plastifié pour l'eau froide avec pression, y compris le branchement et les canalisations enterrées ; il est composé d'un CCT et d'un CGM et remplace la NF P 41-211 de mai 1993. Le NF DTU 60.33 vise l'évacuation des eaux usées et des eaux-vannes en PVC non plastifié : c'est lui qui régit les chutes EU/EV intérieures, et le NF DTU 60.32 y renvoie explicitement pour la pose des canalisations EP situées à l'intérieur des bâtiments.

Le DTU 40.5 « Travaux d'évacuation des eaux pluviales » relève, lui, de la famille couverture (référence P 36-201). Publié en novembre 1993 au statut de norme expérimentale en remplacement de la NF P 30-201 de janvier 1948, amendé en décembre 1997 pour supprimer toute référence à l'amiante, il traite des gouttières et chéneaux métalliques — zinc, cuivre, inox, fonte, acier — et des descentes extérieures. Un projet mixte gouttière zinc + descente PVC relève donc simultanément du DTU 40.5 et du NF DTU 60.32.

Enfin, sur toiture-terrasse, la collecte proprement dite relève de la série DTU 43 (étanchéité), notamment le NF DTU 43.1 pour les toitures-terrasses avec éléments porteurs en maçonnerie : ce sont ces documents qui traitent des entrées d'eaux pluviales, des platines, des besaces et des trop-pleins traversant l'acrotère. Le NF DTU 60.32 reprend le relais en aval de l'entrée d'eau, sur la chute et le collecteur PVC. Cette frontière d'ouvrage doit être écrite noir sur blanc dans le CCTP, sous peine de zone d'ombre à la réception.

Matériaux et normes produits : ce qu'impose la partie 1-2

La partie 1-2 du NF DTU 60.32 donne les exigences applicables aux tubes, raccords, bagues d'étanchéité, adhésifs, colliers et fourreaux. En pratique, les tubes se réfèrent à trois normes produits européennes distinctes selon la situation de pose, et c'est un point de contrôle de chantier trop souvent négligé. La NF EN 1329-1 vise les systèmes PVC-U pour l'évacuation à l'intérieur de la structure du bâtiment, avec les codes de zone d'application « B » (à l'intérieur des bâtiments) et « BD » (à l'intérieur et enterré sous dallage dans la structure) ; elle s'applique également aux canalisations d'eaux pluviales situées à l'intérieur du bâtiment et à la ventilation des réseaux.

La NF EN 12200-1 vise spécifiquement les systèmes de canalisations de descentes d'eaux pluviales aériennes à l'extérieur des bâtiments, en PVC-U. Elle couvre les descentes de section circulaire, carrée, rectangulaire ou d'autres formes, étanches (à bagues d'étanchéité ou à coller) ou non étanches, et spécifie aussi les exigences applicables aux colliers métalliques. Ces produits sont habituellement utilisés en association avec les gouttières conformes à l'EN 607. Poser un tube « code B » d'intérieur en descente extérieure exposée au rayonnement solaire est une erreur classique : la tenue aux UV et au choc n'est pas la même.

Pour la partie enterrée hors structure du bâtiment, on se réfère aux tubes d'assainissement sans pression enterrés, dont la classe de rigidité annulaire (SN) est choisie selon la profondeur de couverture et les charges roulantes. Le marquage NF (marque NF Me pour les tubes et raccords d'évacuation) constitue la preuve de conformité la plus simple à exiger au marché ; les fiches produits des fabricants indiquent en complément le classement de réaction au feu, couramment B-s1, d0 pour les tubes et raccords PVC-U d'évacuation.

Façonnage interdit, coupe et chanfrein : la règle la plus stricte du DTU

Le NF DTU 60.32 pose une interdiction de principe rarement connue des équipes de pose : les façonnages et formages des éléments en PVC sont interdits, aussi bien sur chantier qu'en atelier. La seule exception admise concerne le formage des emboîtures, autorisé en atelier de chantier, pour les parties de réseau apparentes ou encastrées mais restant accessibles. Autrement dit : pas de cintrage à la flamme, pas de déformation à chaud pour rattraper un désaffleurement, pas de raccord improvisé.

Les seules opérations d'usinage permises sont la confection des chanfreins sur les extrémités coupées : limage, meulage ou emploi d'un outil spécialisé prévu à cet effet. Le chanfrein n'est pas cosmétique — il conditionne la reprise du joint torique sans le rouler ni le blesser lors de l'emboîtement, et il évite de racler le film de colle lors d'un assemblage par collage. Une coupe non chanfreinée est la cause n° 1 des fuites différées sur bague d'étanchéité.

Le DTU impose également d'éliminer toute zone détériorée d'un tube — trace de choc, brûlure, rayure profonde, écrasement dû au stockage — en retirant la zone atteinte augmentée de 10 cm de part et d'autre. Sur chantier, cela signifie qu'un tube stocké au soleil, marqué par une sangle ou heurté par un engin ne se rattrape pas : il se recoupe. Cette règle simple évite les micro-fissurations différées que l'on retrouve deux ou trois hivers plus tard sous forme de suintements en façade.

Assemblages : collage, bague d'étanchéité, joints solidaires

Le NF DTU 60.32 admet trois familles d'assemblages. L'assemblage par collage exige une propreté absolue des surfaces, l'exécution à l'abri de la pluie, le chanfreinage préalable de l'about mâle, le respect des températures d'application prescrites par l'Avis Technique ou la notice du produit adhésif, et le repérage de la profondeur d'emboîture avant encollage. Le décapage (nettoyage au décapant spécifique) est indissociable de l'opération : le PVC-U doit être ramolli superficiellement pour que la colle solvant crée une soudure chimique et non un simple film.

L'assemblage par bague d'étanchéité (joint élastomère) peut être réalisé en montage fixe ou en montage coulissant, cette seconde configuration permettant d'absorber les mouvements de dilatation et de retrait du réseau. Il exige lui aussi une propreté irréprochable de la gorge et du joint, ainsi qu'une lubrification avant emboîtement avec le produit prévu par le fabricant — jamais un lubrifiant gras du commerce, qui attaque l'élastomère à moyen terme.

Le DTU prévoit enfin d'autres types d'assemblages : raccords à joints solidaires (intégrés d'usine dans l'emboîture) ou assemblages avec mastiquage. Dans tous les cas, la règle d'or de chantier est de repérer au feutre la profondeur d'emboîtement avant assemblage et de la contrôler après : un tube inséré à fond dans une emboîture prévue coulissante supprime la réserve de dilatation et transforme le point souple en point de contrainte.

Pose : apparente, encastrée non accessible, enterrée

En pose extérieure apparente — le cas de la descente EP en façade — la fixation est assurée par des colliers qui supportent les parties droites sans serrage forcé (sauf cas particuliers de points fixes voulus), de manière à laisser au tube un léger mouvement longitudinal. Les colliers ne doivent pas immobiliser les emboîtures : un collier posé à cheval sur une emboîture annule la fonction coulissante du joint et reporte l'intégralité de l'effort de dilatation sur le raccord voisin.

En pose dans un conduit ou une gaine non visitable, le NF DTU 60.32 restreint fortement les possibilités : seuls les assemblages collés et les manchons de dilatation sont autorisés. La logique est simple — on ne place pas dans un ouvrage inaccessible un assemblage dont la maintenance ou le contrôle serait nécessaire. Pour les canalisations situées à l'intérieur des bâtiments, le NF DTU 60.32 renvoie aux dispositions du NF DTU 60.33.

Le DTU rappelle plusieurs interdits structurels : les percements sont interdits dans les poutrelles précontraintes, les canalisations doivent être éloignées des sources de chaleur et des zones exposées aux chocs, les tubes ne doivent subir ni flexion ni torsion lors de la pose, et tout appareil ou accessoire lourd doit disposer d'un support indépendant de la canalisation. Sur le plan sanitaire et réglementaire, le règlement sanitaire départemental impose que les descentes d'eaux pluviales soient établies de manière à rester accessibles sur toute leur hauteur.

Dilatation du PVC : le calcul qui évite le déboîtement

Le PVC-U se dilate sensiblement plus que la fonte ou l'acier. Les documentations fabricants retiennent couramment un allongement de l'ordre de 0,7 mm par mètre de tube pour une élévation de 10 °C — et une contraction du même ordre pour une baisse de 10 °C —, soit environ 0,07 mm par mètre et par degré. Sur une descente EP de 12 m en façade sud soumise à une amplitude de 50 °C entre une nuit d'hiver et un tube chauffé au soleil d'été, l'ordre de grandeur du mouvement atteint donc plusieurs centimètres : c'est ce mouvement qu'il faut absorber, pas contrarier.

Sur les canalisations verticales, l'interposition de manchons de dilatation, indépendants ou incorporés, est requise à chaque niveau pour les chutes et descentes dont les éléments sont soit bloqués dans le plancher, soit maintenus par un piquage ; chaque pièce de dilatation doit constituer un point fixe du réseau. Sur les canalisations horizontales, la règle pratique retenue par les fabricants est un manchon dès le premier mètre entre deux points fixes, avec un espacement maximal de 8 mètres entre deux dispositifs de dilatation.

Les descentes d'eaux pluviales posées en façade peuvent être dispensées de manchon de dilatation lorsque les emboîtures réalisées sur le tube sont de longueur double de l'emboîture standard, et que l'about mâle s'arrête à 2 cm du fond de l'emboîture femelle sans y être collé. Cette réserve de 2 cm est exactement la course de dilatation : la supprimer en emboîtant à fond, ou la figer par un point de colle « pour faire propre », est l'erreur de pose la plus fréquente sur descente EP.

Dimensionner le réseau EP : NF DTU 60.11 P3 (août 2013)

Le dimensionnement ne figure pas dans le NF DTU 60.32 mais dans le NF DTU 60.11 P3 d'août 2013, qui traite des règles de calcul des installations d'évacuation des eaux pluviales. Les parties P1-2, P2 et P3 d'août 2013 remplacent le DTU 60.11 (P 40-202) d'octobre 1988. L'intensité pluviale de référence retenue est de 0,05 l/s/m² en France métropolitaine, soit 3 litres par minute et par mètre carré, portée à 0,075 l/s/m² (4,5 l/min/m²) dans les départements d'outre-mer. Cette intensité s'applique à la surface de toiture en projection horizontale, et non à la surface développée de rampant.

Les chéneaux et gouttières avec pente sont dimensionnés avec une pente minimale de 5 mm/m ; en deçà de 3 mm/m, l'ouvrage est traité comme « sans pente » et calculé avec un coefficient de sécurité de 0,9 appliqué au débit nominal. Chaque chéneau doit comporter un trop-plein, situé sous le niveau du plus bas des rebords hauts, afin d'éviter la mise en charge et le débordement à l'intérieur du bâtiment en cas d'obstruction totale ou partielle de l'évacuation. Le trop-plein n'est pas une option de confort : c'est le dispositif de sécurité du réseau.

Pour les descentes, le calcul retient un taux de remplissage de 0,20 afin de préserver la circulation d'air dans la colonne et d'éviter la mise en dépression ; le diamètre intérieur minimal d'une descente EP est fixé à 60 mm pour limiter le risque d'obstruction. Au-delà d'un diamètre de 160 mm, ce n'est plus la descente mais la naissance qui devient limitante : le DTU impose alors la vérification du débit d'entrée des naissances cylindriques et tronconiques selon la NF EN 1253-1. Les collecteurs horizontaux sont calculés par la formule de Prandtl-Colebrook, issue de la NF EN 12056-3, à un taux de remplissage de 70 %, avec une règle intangible : le diamètre du collecteur ne peut jamais être inférieur à celui de la plus grosse descente raccordée en amont. La formule de Bazin de l'ancienne version reste conservée pour les chéneaux et noues avec pente, les naissances et les descentes des toitures avec revêtement d'étanchéité.

Le cadre juridique : où l'eau de pluie a le droit d'aller

Le réseau EP a un pendant juridique que la maîtrise d'œuvre doit intégrer dès l'esquisse. L'article 640 du Code civil pose la servitude naturelle d'écoulement : « Les fonds inférieurs sont assujettis envers ceux qui sont plus élevés à recevoir les eaux qui en découlent naturellement sans que la main de l'homme y ait contribué », et « Le propriétaire inférieur ne peut point élever de digue qui empêche cet écoulement ». L'article 641 précise que « Tout propriétaire a le droit d'user et de disposer des eaux pluviales qui tombent sur son fonds », mais que si l'usage de ces eaux ou la direction qui leur est donnée aggrave la servitude naturelle établie par l'article 640, une indemnité est due au propriétaire du fonds inférieur.

L'article 681 du Code civil, dans la section « De l'égout des toits », est celui que l'on cite en litige de voisinage : « Tout propriétaire doit établir des toits de manière que les eaux pluviales s'écoulent sur son terrain ou sur la voie publique ; il ne peut les faire verser sur le fonds de son voisin. » Une descente EP se déversant en limite séparative, un débord de toiture sans gouttière au-dessus du terrain voisin ou un exutoire orienté vers la parcelle mitoyenne caractérisent une violation directe de cet article — indépendamment de toute conformité DTU.

Côté sanitaire, le règlement sanitaire départemental (RSD) impose la stricte séparation des réseaux : lorsqu'il existe un système d'évacuation séparatif à l'intérieur des propriétés ou des voies privées, les canalisations d'évacuation des eaux pluviales et celles des eaux usées domestiques ne doivent avoir, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des bâtiments desservis, que des regards entièrement distincts et aucune possibilité d'intercommunication. Le principe est explicite : il est interdit d'évacuer des eaux usées dans les ouvrages d'évacuation des eaux pluviales et réciproquement. Le RSD ajoute qu'aucune nouvelle chute d'aisances ou descente d'eaux ménagères ne peut être établie à l'extérieur des constructions en façade sur rue.

Récupération des eaux de pluie : le cadre a changé au 1er septembre 2024

Beaucoup de CCTP et de notices citent encore l'arrêté du 21 août 2008 relatif à la récupération des eaux de pluie et à leur usage à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments. Ce texte a été abrogé : l'arrêté du 12 juillet 2024 relatif aux conditions sanitaires d'utilisation d'eaux impropres à la consommation humaine pour des usages domestiques, entré en vigueur le 1er septembre 2024, l'abroge expressément et constitue désormais le texte de référence. Citer l'arrêté de 2008 dans une pièce écrite de marché est aujourd'hui une erreur de référentiel.

Le nouveau texte distingue les usages selon la qualité d'eau exigée. À l'extérieur des bâtiments, l'eau de pluie récupérée peut notamment servir au lavage des véhicules, au nettoyage des surfaces, à l'arrosage des espaces verts, à l'alimentation des fontaines décoratives et à l'alimentation des chasses d'eau. À l'intérieur, l'usage domestique admis est plus restreint, le lavage du linge étant conditionné à un niveau de qualité supérieur. Les eaux grises (douches, lavabos, lave-linge) restent, elles, cantonnées à des usages expérimentaux encadrés.

Les obligations de mise en œuvre sont structurantes pour la conception du réseau : le réseau d'eau non potable doit rester complètement séparé et distinct des réseaux d'adduction et de distribution d'eau destinée à la consommation humaine, les canalisations doivent être explicitement repérées, une signalétique « eau non potable » doit être apposée au niveau des points de soutirage, et ces points doivent être munis de dispositifs de verrouillage. Une cuve de récupération greffée sur une descente EP n'est donc jamais un simple accessoire de plomberie : c'est une installation soumise à un régime sanitaire propre.

Essais, réception et points de contrôle sur chantier

Le NF DTU 60.32 renvoie pour les essais et la réception des installations aux dispositions du NF DTU 60.1, référentiel général de la plomberie sanitaire. Concrètement, la réception d'un réseau EP se contrôle par un essai d'écoulement (mise en eau des chéneaux et des naissances, vérification de l'absence de rétention et de fuite aux assemblages), un contrôle visuel de la totalité des colliers et des manchons, et une vérification des pentes et des raccordements aux ouvrages enterrés avant remblaiement.

La liste des points de contrôle qu'un maître d'œuvre coche à l'avancement est courte mais discriminante : nature du tube conforme à sa situation de pose (intérieur, extérieur aérien, enterré) ; chanfreins réalisés sur toutes les coupes ; profondeur d'emboîtement repérée et respectée ; réserve de dilatation de 2 cm laissée non collée sur les descentes de façade dispensées de manchon ; colliers ne chevauchant aucune emboîture et non serrés à bloc sur les parties courantes ; manchon de dilatation à chaque niveau sur chute traversant un plancher ; trop-plein présent et calé sous le rebord haut du chéneau ; aucune interconnexion EP/EU ; exutoire rejetant sur le terrain du maître d'ouvrage ou sur le domaine public.

Avant remblaiement d'une partie enterrée, le contrôle porte sur le lit de pose, l'absence d'appui ponctuel sur un point dur, le respect de la classe de rigidité du tube au regard de la profondeur et des charges roulantes, et la présence du dispositif d'avertissement. Cette étape doit faire l'objet d'un constat contradictoire tracé au compte rendu de chantier : une fois la tranchée refermée, la preuve est perdue et la reprise coûte dix fois le contrôle.

Les erreurs de chantier les plus fréquentes sur réseau EP en PVC

La première famille d'erreurs concerne la dilatation : collier serré à bloc sur une emboîture, about mâle collé alors qu'il devait rester libre, manchon de dilatation omis à la traversée de plancher, tube enfoncé jusqu'au fond d'une emboîture prévue coulissante. Le symptôme apparaît rarement la première année : il se manifeste par une emboîture déchaussée, un raccord fissuré au droit d'un piquage, ou un bruit de claquement dans une gaine lors des chocs thermiques. Le remède se limite alors à une dépose partielle.

La deuxième famille concerne les assemblages : collage réalisé sous la pluie ou par température hors plage, décapage omis, chanfrein absent, joint torique roulé ou blessé, lubrifiant gras du commerce utilisé à la place du produit prescrit. La troisième famille concerne le choix produit : tube d'intérieur posé en descente extérieure exposée, rigidité annulaire insuffisante en enterré sous zone de circulation, colliers non adaptés au support de façade (isolation par l'extérieur notamment, où la fixation doit repartir du support porteur et non de l'isolant).

La quatrième famille, la plus lourde de conséquences, relève de la conception : sous-dimensionnement des descentes au regard de la surface de toiture réellement collectée, oubli du trop-plein de chéneau, collecteur de diamètre inférieur à la descente amont, raccordement de la descente EP sur le réseau d'eaux usées en système séparatif, ou rejet en limite séparative. Les trois premières relèvent d'un défaut d'application du NF DTU 60.11 P3, les deux dernières d'une infraction au RSD et au Code civil. Sur les projets suivis par Progineer, ces points sont figés au CCTP et vérifiés au visa des plans d'exécution, avant que le premier tube ne soit livré.

Glossaire NF DTU 60.32

PVC-U (polychlorure de vinyle non plastifié)
Matériau des tubes et raccords visés par le NF DTU 60.32, également appelé PVC rigide. À ne pas confondre avec le PVC-C (PVC surchloré), qui relève d'autres référentiels et n'est pas couvert par ce DTU.
CCT (partie 1-1)
Cahier des Clauses Techniques du NF DTU 60.32 : prescriptions de mise en œuvre — façonnage, assemblages, pose, fixations, essais.
CGM (partie 1-2)
Cahier des Critères Généraux de choix des Matériaux : exigences applicables aux tubes, raccords, bagues d'étanchéité, adhésifs, colliers et fourreaux.
CCS (partie 2)
Cahier des Clauses administratives Spéciales : limites de prestations entre lots, coordination, conditions de réception du marché.
Emboîture
Extrémité femelle évasée d'un tube ou d'un raccord recevant l'about mâle. Peut être collée (assemblage fixe) ou équipée d'une bague d'étanchéité (assemblage fixe ou coulissant).
About mâle
Extrémité lisse du tube introduite dans l'emboîture. Doit être chanfreinée avant assemblage pour ne pas rouler ni blesser le joint et ne pas racler le film de colle.
Chanfrein
Biseau réalisé par limage, meulage ou outil spécialisé sur l'extrémité coupée d'un tube. Seule opération d'usinage autorisée par le NF DTU 60.32.
Manchon de dilatation
Pièce autorisant le coulissement longitudinal du tube pour absorber dilatation et retrait. Requis à chaque niveau sur les chutes dont les éléments sont bloqués dans le plancher ou maintenus par un piquage ; chaque pièce constitue un point fixe.
Point fixe
Emplacement où la canalisation est solidarisée au support et ne peut plus coulisser. Encadre la longueur de tube dont la dilatation doit être absorbée par le dispositif voisin.
Naissance
Pièce de raccordement entre le chéneau ou la gouttière et la descente. Au-delà d'un diamètre de 160 mm, c'est elle qui limite le débit et son entrée doit être vérifiée selon la NF EN 1253-1.
Chéneau
Ouvrage de collecte des eaux pluviales encaissé dans la toiture ou en rive. Pente minimale de 5 mm/m pour un calcul « avec pente » ; en deçà de 3 mm/m, il est calculé « sans pente » avec un coefficient 0,9.
Trop-plein
Ouverture de sécurité placée sous le niveau du plus bas des rebords hauts d'un chéneau, destinée à évacuer l'eau vers l'extérieur en cas d'obstruction totale ou partielle de l'évacuation.
Taux de remplissage
Fraction de la section occupée par l'eau dans le calcul hydraulique : 0,20 pour une descente EP (afin de préserver la circulation d'air), 0,70 pour un collecteur horizontal calculé par Prandtl-Colebrook.
Prandtl-Colebrook
Formule de perte de charge issue de la NF EN 12056-3, retenue par le NF DTU 60.11 P3 (2013) pour le dimensionnement des collecteurs d'eaux pluviales.
Formule de Bazin
Formule hydraulique de l'ancienne version du DTU, conservée par le NF DTU 60.11 P3 pour les chéneaux et noues avec pente, les naissances et les descentes des toitures avec revêtement d'étanchéité.
Code de zone d'application B / BD
Codes de la NF EN 1329-1 désignant l'usage des tubes PVC-U d'évacuation : « B » à l'intérieur des bâtiments, « BD » à l'intérieur et enterré dans la structure du bâtiment.
NF EN 12200-1
Norme produit des systèmes de descentes d'eaux pluviales aériennes en PVC-U à l'extérieur des bâtiments (sections circulaires, carrées, rectangulaires, étanches ou non), incluant les exigences applicables aux colliers métalliques ; s'associe aux gouttières EN 607.
Système séparatif
Configuration dans laquelle eaux usées et eaux pluviales circulent dans deux réseaux totalement distincts, sans regard commun ni intercommunication possible, conformément au règlement sanitaire départemental.

Questions fréquentes sur NF DTU 60.32

Qu'est-ce que NF DTU 60.32 ?

NF DTU 60.32 - Canalisations PVC : évacuation des eaux pluviales. Le NF DTU 60.32 « Canalisations en polychlorure de vinyle non plastifié — Évacuation des eaux pluviales » (novembre 2007) fixe les clauses techniques de mise en œuvre des réseaux EP en PVC-U des bâtiments et de leurs annexes, à l'intérieur comme à l'extérieur, enterrés ou non, dans toutes les zones climatiques françaises y compris tropicales humides. Il encadre le choix des matériaux (P1-2), l'interdiction des façonnages, les assemblages par collage ou par bague d'étanchéité, la pose et les fixations, et renvoie au NF DTU 60.11 P3 pour le dimensionnement et au NF DTU 60.1 pour les essais. Une descente bloquée dans un collier serré sur l'emboîture, un collage réalisé sous la pluie ou l'absence de manchon de dilatation provoquent déboîtement, fissuration et infiltrations en façade. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 60.32 ?

Le domaine d'application couvre : Évacuation des eaux pluviales des bâtiments en PVC non plastifié (PVC-U), intérieur et extérieur, enterrée ou non. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 60.32 sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Que couvre exactement le NF DTU 60.32 ?

Le NF DTU 60.32 « Canalisations en polychlorure de vinyle non plastifié — Évacuation des eaux pluviales » couvre les installations d'évacuation des eaux pluviales des bâtiments et de leurs annexes, situées à l'intérieur ou à l'extérieur, enterrées ou non, réalisées en PVC-U. Il s'applique dans toutes les zones climatiques et naturelles françaises, y compris en climat tropical humide. La version en vigueur est celle de novembre 2007 (homologuée le 24 octobre 2007, effective le 24 novembre 2007).

Le DTU 60.32 concerne-t-il le PVC-C et l'eau chaude sanitaire ?

Non, c'est une confusion fréquente. Le NF DTU 60.32 traite uniquement de l'évacuation des eaux pluviales en PVC non plastifié (PVC-U). Le PVC surchloré (PVC-C) et la distribution d'eau chaude sanitaire relèvent d'autres référentiels. Dans la même série, le NF DTU 60.31 traite de l'eau froide avec pression en PVC non plastifié et le NF DTU 60.33 de l'évacuation des eaux usées et des eaux-vannes.

Quelle norme le NF DTU 60.32 remplace-t-il ?

Avec sa partie P1-2, le NF DTU 60.32 homologué de novembre 2007 remplace la norme homologuée NF P 41-212 de mai 1993 et son amendement A1 d'octobre 2000. Citer encore la NF P 41-212 dans un CCTP est donc une référence périmée.

Quelle intensité de pluie retenir pour dimensionner une évacuation EP ?

Le NF DTU 60.11 P3 d'août 2013 retient une intensité pluviale de référence de 0,05 l/s/m², soit 3 litres par minute et par mètre carré, en France métropolitaine, et de 0,075 l/s/m² (4,5 l/min/m²) dans les départements d'outre-mer. Cette intensité s'applique à la surface de toiture en projection horizontale, pas à la surface développée du rampant.

Quel diamètre minimal pour une descente d'eaux pluviales ?

Le NF DTU 60.11 P3 fixe un diamètre intérieur minimal de 60 mm pour les descentes d'eaux pluviales, afin de limiter le risque d'obstruction. Le diamètre réel se déduit du calcul, avec un taux de remplissage de 0,20 en descente. Au-delà d'un diamètre de 160 mm, c'est la naissance qui devient limitante et son débit d'entrée doit être vérifié selon la NF EN 1253-1.

Faut-il un manchon de dilatation sur une descente EP en façade ?

Pas systématiquement. Les descentes d'eaux pluviales posées en façade peuvent en être dispensées lorsque les emboîtures réalisées sur le tube sont de longueur double de l'emboîture standard et que l'about mâle s'arrête à 2 cm du fond de l'emboîture femelle, sans y être collé. Cette réserve de 2 cm constitue la course de dilatation : la combler ou la coller supprime la fonction et provoque déboîtement ou fissuration.

De combien se dilate un tube PVC d'évacuation ?

Les documentations fabricants retiennent un allongement de l'ordre de 0,7 mm par mètre de tube pour une élévation de 10 °C, et une contraction du même ordre pour une baisse de 10 °C, soit environ 0,07 mm/m/°C. Sur une descente de plusieurs mètres exposée au sud, le mouvement cumulé se compte en centimètres : il doit être absorbé par des manchons de dilatation ou par la réserve d'emboîture, jamais bloqué par les colliers.

Peut-on cintrer ou chauffer un tube PVC sur chantier selon le DTU 60.32 ?

Non. Le NF DTU 60.32 interdit les façonnages et formages des éléments en PVC, aussi bien sur chantier qu'en atelier, à la seule exception du formage des emboîtures en atelier de chantier pour les parties de réseau apparentes ou encastrées accessibles. Les seules opérations d'usinage autorisées sont la confection des chanfreins sur les extrémités coupées, par limage, meulage ou outil spécialisé.

Que faire d'un tube PVC endommagé ou marqué par un choc ?

Le NF DTU 60.32 impose d'éliminer la zone détériorée en retirant la partie atteinte augmentée de 10 cm de part et d'autre. Un tube choqué, brûlé, profondément rayé ou écrasé au stockage ne se répare pas : il se recoupe. C'est la parade la plus simple aux micro-fissurations différées qui apparaissent après quelques cycles gel/dégel.

Peut-on raccorder une descente d'eaux pluviales sur le réseau d'eaux usées ?

Non en système séparatif. Le règlement sanitaire départemental impose que les canalisations d'évacuation des eaux pluviales et celles des eaux usées domestiques n'aient, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des bâtiments desservis, que des regards entièrement distincts et aucune possibilité d'intercommunication ; il est interdit d'évacuer des eaux usées dans les ouvrages d'évacuation des eaux pluviales et réciproquement. Seules des dérogations très encadrées de l'autorité sanitaire peuvent exister, et jamais sur une descente en façade sur rue.

Où doivent aboutir les eaux pluviales d'une toiture ?

Sur le terrain du propriétaire ou sur la voie publique. L'article 681 du Code civil dispose que « Tout propriétaire doit établir des toits de manière que les eaux pluviales s'écoulent sur son terrain ou sur la voie publique ; il ne peut les faire verser sur le fonds de son voisin ». L'article 641 ajoute qu'aggraver par ses aménagements la servitude naturelle d'écoulement de l'article 640 ouvre droit à indemnité pour le propriétaire du fonds inférieur.

Quel texte encadre aujourd'hui la récupération des eaux de pluie ?

L'arrêté du 12 juillet 2024 relatif aux conditions sanitaires d'utilisation d'eaux impropres à la consommation humaine pour des usages domestiques, entré en vigueur le 1er septembre 2024. Il abroge l'arrêté du 21 août 2008 encore souvent cité. Il impose notamment une séparation complète et distincte d'avec les réseaux d'eau destinée à la consommation humaine, le repérage explicite des canalisations, une signalétique « eau non potable » aux points de soutirage et des dispositifs de verrouillage.

Comment se réceptionne une installation relevant du NF DTU 60.32 ?

Le NF DTU 60.32 renvoie aux dispositions du NF DTU 60.1 pour les essais et la réception. En pratique : essai d'écoulement avec mise en eau des chéneaux et naissances, vérification de l'absence de fuite aux assemblages et de rétention, contrôle visuel des colliers et manchons, contrôle des pentes, et constat contradictoire des ouvrages enterrés avant remblaiement.

Où trouver le NF DTU 60.32 en PDF ?

Le NF DTU 60.32 n'est pas diffusé gratuitement en PDF : il est édité par le CSTB et l'AFNOR et vendu sur leurs boutiques respectives. Des analyses commentées et fiches de synthèse sont publiées par la presse technique et les organismes professionnels, utiles pour la veille mais non substituables au texte normatif. Progineer travaille sur le texte intégral pour rédiger ses CCTP et viser les plans d'exécution.

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Informations

Référence NF DTU 60.32
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 24 novembre 2007

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

NF DTU 60.32 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. plomberie, canalisations, PVC, PVC-U, eaux pluviales, EP, descente EP, chéneau, gouttière, évacuation, collage, dilatation, NF DTU 60.32, DTU 60.32 pdf, PVC-C, eau chaude, distribution.

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