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Document Technique Unifié
NF DTU 60.33 (P 41-213)

NF DTU 60.33 - Canalisations en PVC non plastifié : évacuation d'eaux usées et d'eaux vannes

CORRECTION DE RÉFÉRENTIEL : le NF DTU 60.33 ne traite PAS du polyéthylène. Il s'intitule « Canalisations en polychlorure de vinyle non plastifié — Evacuation d'eaux usées et d'eaux vannes » (octobre 2007, indice de classement P 41-213) et donne les prescriptions de mise en œuvre des réseaux d'évacuation EU/EV en PVC-U : vidanges, chutes, collecteurs, ventilations primaires et secondaires, y compris les réseaux et canalisations de branchements enterrés. Il fixe les espacements de colliers (0,50 / 0,80 / 1 m en horizontal, ≤ 2,70 m en vertical), les distances maximales entre points fixes (3, 4 et 8 m), l'obligation d'un assemblage coulissant sur toute longueur droite > 1 m entre deux points fixes, un enrobage minimal de 2,5 cm et l'interdiction des assemblages inaccessibles autres que collés.

Domaine d'application

Installations d'évacuation des eaux usées et des eaux vannes des bâtiments et de leurs annexes (vidanges, chutes, collecteurs, ventilations primaires et secondaires), y compris les réseaux et canalisations de branchements enterrés, réalisées en polychlorure de vinyle non plastifié (PVC-U). Applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, y compris en climat tropical humide (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion). L'emploi de ces canalisations pour les eaux usées des laveries et cuisines industrielles ou collectives n'est pas approprié ; il est admis pour les eaux usées des machines à laver domestiques. Les installations sont visées par les règles de calcul de plomberie et par le NF DTU 60.1 sous réserve de dispositions contraires.

Mis à jour le 28 août 2026
Applicable depuis le 5 octobre 2007
plomberie
PVC
PVC-U
évacuation
eaux usées
eaux vannes
chute
collecteur
ventilation primaire
assemblage coulissant
point fixe
collage
bague d'étanchéité
NF DTU 60.33
P 41-213
NF EN 1329-1
NF EN 1055

Règles principales

Domaine : évacuation EU/EV en PVC-U — pas le polyéthylène, pas la pression

Obligatoire

Prescriptions de mise en œuvre des canalisations en polychlorure de vinyle non plastifié destinées aux installations d'évacuation des eaux usées et des eaux vannes des bâtiments et de leurs annexes : vidanges, chutes, collecteurs, ventilations primaires et secondaires, y compris les réseaux et canalisations de branchements enterrés. Applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, y compris tropical humide (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion).

Emploi NON APPROPRIÉ pour les eaux usées des laveries et cuisines industrielles ou collectives (renvoi au PVC-C sous Avis Technique ; restriction non applicable en aval d'un bac dégraisseur) ; emploi ADMIS pour les eaux usées des machines à laver domestiques. 1 sous réserve de dispositions contraires.

Références : NF DTU 60.33 P1-1, art. 1, NF DTU 60.1 (P 40-201), NF DTU 60.31 (P 41-211), NF DTU 60.32

Tubes, raccords, bagues et adhésifs : normes et modes de preuve

Obligatoire

Tubes conformes aux NF EN ISO 3126, NF EN 1329-1 et NF EN 1453-1. Raccords conformes aux NF EN 1329-1, NF T 54-030 et NF T 54-040, choisis parmi une fabrication bénéficiant d'une marque de conformité aux normes françaises. Brides en PVC selon NF EN 1452-3 pour les assemblages démontables.

Bagues d'étanchéité satisfaisant, dans leur classe de dureté, aux NF EN 681-1 et NF EN 681-2, les assemblages par bague devant satisfaire la NF EN 1055 et leurs caractéristiques dimensionnelles étant définies dans la NF EN 1329-1. Adhésifs d'une fabrication bénéficiant d'un AVIS TECHNIQUE.

Colliers métalliques ou plastiques conçus pour supporter la canalisation en service sans la blesser ; autres supports à large surface de contact, sans serrage hors point fixe, avec dispositif de maintien (cerclage) en point fixe.

Références : NF DTU 60.33 P1-2, art. 3.1, NF DTU 60.33 P1-2, art. 3.2, NF DTU 60.33 P1-2, art. 3.4, NF DTU 60.33 P1-2, art. 4, NF DTU 60.33 P1-2, art. 5

Façonnage, usinage et soudage interdits sauf chanfrein

Obligatoire

Façonnages et formages des éléments en PVC interdits sur chantier comme en atelier de chantier, y compris par immersion dans un liquide chaud ou au chalumeau à flamme molle — SEULE EXCEPTION : le formage des emboîtures en atelier de chantier, pour les parties apparentes ou dissimulées et accessibles, avec respect de la concentricité et de la longueur d'emboîture et absence de traces de carbonisation (l'usage de manchons restant préférable).

Toutes opérations d'usinage interdites sauf la confection à la lime, à la meule ou à l'outil spécial des chanfreins nécessaires sur les extrémités mâles après coupe.

Références : NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.1.1, NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.1.2

Rebut : 0,10 m de part et d'autre, blanchiment inclus

Obligatoire

Toute pièce ou partie de pièce portant des marques de dégradation doit être éliminée sur la longueur de la zone dégradée, augmentée d'au moins 0,10 m de part et d'autre. Sont considérées comme dégradations : les rayures et entailles profondes, les fissures, les traces de carbonisation (teintes foncées), et les traces de chocs ou d'effort en flexion ou torsion (teinte claire appelée BLANCHIMENT).

Références : NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.1.3

Assemblage par collage : séquence imposée et interdits

Obligatoire

Travail à l'abri de la pluie en extérieur (quelques gouttes détériorent irréversiblement le pot d'adhésif) ; limites de température ambiante selon l'avis technique de l'adhésif, les avis techniques spécifiant en général + 5 °C à + 35 °C.

Séquence : coupe d'équerre, ébavurage et chanfrein du bout mâle ; repérage de la profondeur d'emboîtement au crayon gras ou feutre ; dépolissage complet du bout mâle et de l'emboîture à la toile émeri fine ou au papier de verre fin (râpe et lame de scie INTERDITES) ; essuyage au chiffon propre ; dégraissage au décapant associé puis évaporation complète ; contrôle visuel de l'adhésif ; application au pinceau en 30 à 60 s dans les deux sens en terminant par le sens longitudinal ; emboîtement immédiat à fond jusqu'au repère, sans mouvement de torsion ; élimination de l'adhésif superflu ; pas de manipulation pendant quelques minutes.

Temps de séchage avant mise en eau selon l'avis technique (en général 1 h).

Références : NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.2.1

Assemblage par bague : fixe ou coulissant, lubrifiant exclusif

Obligatoire

Deux types : assemblage FIXE (étanchéité seule, pas de mouvement longitudinal) et assemblage COULISSANT (étanchéité et mouvements longitudinaux dus à la dilatation et au retrait).

Séquence : coupe, ébavurage et chanfrein du bout mâle ; repérage de la profondeur d'emboîtement ; essuyage ; lubrification de l'extrémité mâle, chanfrein et tranche compris, EXCLUSIVEMENT avec le lubrifiant préconisé par le fabricant (certaines huiles et graisses attaquent la bague élastomère) ; vérification du positionnement de la bague dans son logement et de la propreté de l'emboîture et du joint ; emboîtement jusqu'au repère.

Références : NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.2.2

Raccordement des appareils et assemblages démontables

Obligatoire

Assemblage avec une canalisation d'autre nature : de préférence joint d'étanchéité solidaire de l'emboîture ; pièces de raccords intermédiaires pour limiter l'épaisseur du joint en cas d'écart de diamètre important ; à défaut, emboîtage du bout mâle et bourrage de l'intervalle au mastic (mastic silicone polymérisable convenant pour cet usage).

WC, urinoir, vidoir d'hôpital à sortie céramique : pipe ou manchon comportant côté emboîture un joint en élastomère réalisant l'étanchéité sur l'orifice de sortie ; les pipes à emboîture sablée nécessitent un joint bourré souvent difficile à réaliser de manière étanche.

Autres appareils sanitaires : siphon métallique ou plastique, avec écrou et joint américain (étanchéité par compression du joint sur la paroi extérieure du tube), écrou et joint conique, écrou et joint plat, ou sortie tube lisse.

Références : NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.2.3, NF DTU 60.33 P1-2, art. 3.3

Colliers glissants et espacements maximaux (tableau 1)

Obligatoire

Fixations compatibles avec la nature de la paroi et INTERDITES dans les poutrelles précontraintes. Colliers montés sans serrage à force pour permettre un léger glissement : ils supportent mais ne bloquent pas les canalisations. Bague élastomère ou plastique obligatoire si le serrage est impératif (vibrations). Crochets et fils métalliques interdits. Espacements maximaux (tableau 1) : Ø ext.

32-40-50-63 mm → 0,50 m horizontal et ≤ 2,70 m vertical ; Ø 75-90-(100)-110-125-(140) mm → 0,80 m horizontal et ≤ 2,70 m vertical ; Ø 160-200-250 mm → 1 m horizontal et ≤ 2,70 m vertical.

Références : NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.3.2.1.1, NF DTU 60.33 P1-1, tableau 1, NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.3.2.1.2

Points fixes et assemblages coulissants : les distances à ne jamais dépasser

Obligatoire

Le retrait est une caractéristique des matières plastiques ; il se libère dans le temps et sa valeur peut atteindre 1 %. La dilatation est au maximum de 0,8 mm par mètre de tuyauterie pour un écart de température moyenne du tube de 10 °C. Des assemblages coulissants à bague d'étanchéité doivent être prévus dans les alignements droits.

TOUTE LONGUEUR DROITE > 1 m COMPRISE ENTRE DEUX POINTS FIXES DOIT COMPORTER UN ASSEMBLAGE COULISSANT. Les supports placés entre points fixes doivent guider le tube sans s'opposer à son coulissement. Points fixes = encastrement, scellement, collier serré sur le tube ; un branchement situé à plus de 2 m d'un point fixe doit être réalisé de façon à constituer lui-même un point fixe.

Références : NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.3.2.1.2

Gaine inaccessible, encastrement et ancrages

Obligatoire

Gaine inaccessible : prescriptions identiques à la pose apparente, mais SEULS les assemblages réalisés par collage et les manchons de dilatation sont autorisés. Encastré ou enrobé (longueur > 1 m noyée dans le gros œuvre et rendue inaccessible) : tout enrobage ou encastrement comportant un ou plusieurs assemblages inaccessibles est interdit, à l'exception des assemblages collés.

Pose à dilatation bloquée imposant des points d'ancrage situés à une distance minimale de 0,10 m des sorties des tubes et au moins tous les 2 mètres sur le parcours ; ancrages constitués de surépaisseurs (emboîtures, coquilles collées), enrobés de façon particulièrement compacte par blocage en mortier de ciment débordant de 0,10 m de part et d'autre.

Tube au contact direct du matériau de remplissage compacté ; épaisseur minimale d'enrobage 2,5 cm en tous points. Pose dans les éléments porteurs non visée.

Références : NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.3.2.2, NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.3.2.3

Traversée de plancher ou de mur

Obligatoire

Toute partie de canalisation rendue inaccessible sur une longueur inférieure à un mètre.

Selon les dispositions prises pour prendre en compte la dilatation, la traversée peut être : un point fixe (enrobage direct de la canalisation) ; un passage avec fourreau permettant une certaine mobilité de la canalisation par rapport au bâtiment, ce fourreau pouvant dépasser de quelques centimètres le nu des parois ; ou un passage avec jeu, sans fourreau.

Références : NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.3.2.4, NF DTU 60.33 P1-2, art. 5.3

Pose enterrée : collage seul en maison individuelle

Obligatoire

Canalisations disposées sur le lit de pose SANS fourreau, prescriptions applicables dans l'emprise du bâtiment comme en dehors. Seuls les assemblages par collage conformes au DTU et les assemblages par bague de joint satisfaisant la NF EN 1055 peuvent être réalisés en partie enterrée ; DANS LE CAS DE MAISONS INDIVIDUELLES, SEULS LES ASSEMBLAGES PAR COLLAGE SONT AUTORISÉS.

Fond de tranchée dressé ou corrigé à la terre fine damée pour un appui continu, avec niches ménagées pour la confection des joints. Remblayage en éléments fins et homogènes (terre épierrée, sable) jusqu'à 0,20 m au-dessus de la tuyauterie, puis tout-venant par couches successives damées ; remblayage différent admis (béton, macadam) à très faible profondeur. Signalisation possible par bande de grillage à environ 0,20 m au-dessus de la génératrice supérieure.

Références : NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.3.2.5, NF EN 1055

Chaleur, chocs et effet de fond en cas d'obstruction

Obligatoire

Tracé maintenant les éléments à distance suffisante des sources de chaleur ; à défaut, isolation thermique des parties concernées. Sources de chaleur = corps de chauffe, canalisations de fluides chauds, effet de serre, conditions climatiques, susceptibles de porter EN PERMANENCE la température ambiante à plus de 50 °C ; ventilation des galeries ou gaines techniques parfois nécessaire.

Tracé limitant les risques de détérioration par chocs, parties exposées protégées par des dispositifs résistants. Efforts de flexion et de torsion à éviter à la pose. Butée par dispositif amovible sur les tampons de visite, tés de visite et bouchons pour que l'effet de fond en cas d'obstruction ne provoque pas leur déboîtement, la butée devant permettre un certain jeu.

Références : NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.3.1.1, NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.3.1.2, NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.3.1.3

Essais et réception selon le NF DTU 60.1

Obligatoire

Les prescriptions du NF DTU 60.1 relatives aux essais et à la réception des installations sont applicables aux canalisations en PVC non plastifié, dans la mesure où elles ne sont pas contraires au NF DTU 60.33

Références : NF DTU 60.33 P1-1, art. 5, NF DTU 60.1

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Espacement maximal des colliers — Ø ext. 32 à 63 mm 0,50 m (horizontal) / ≤ 2,70 m (vertical) NF DTU 60.33 P1-1, tableau 1
Espacement maximal des colliers — Ø ext. 75 à 140 mm 0,80 m (horizontal) / ≤ 2,70 m (vertical) NF DTU 60.33 P1-1, tableau 1
Espacement maximal des colliers — Ø ext. 160 à 250 mm 1 m (horizontal) / ≤ 2,70 m (vertical) NF DTU 60.33 P1-1, tableau 1
Distance minimale collier / coude ou té ≥ 0,20 m Colliers disposés sur les parties droites (points fixes exceptés)
Distance maximale entre points fixes — vidanges individuelles et collecteurs d'appareils 3,00 m NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.3.2.1.2
Distance maximale entre points fixes — canalisations verticales 4,00 m NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.3.2.1.2
Distance maximale entre points fixes — collecteurs généraux horizontaux 8,00 m NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.3.2.1.2
Dilatation du tube PVC-U 0,8 mm/m au maximum Pour un écart de température moyenne du tube de 10 °C
Retrait différé du PVC-U Jusqu'à 1 % Caractéristique des matières plastiques, se libère dans le temps
Durée d'application de l'adhésif 30 à 60 secondes Dans les deux sens, en terminant par le sens longitudinal
Séchage avant mise en eau après collage Selon l'avis technique de l'adhésif — en général 1 h Ne pas confondre avec les 24 h du NF DTU 60.31 (réseau sous pression)
Températures d'application de l'adhésif + 5 °C à + 35 °C (valeurs usuelles des avis techniques) Valeur contractuelle = celle de l'avis technique du produit
Ambiance thermique maximale admise sans protection 50 °C en permanence Au-delà : isolation thermique ou ventilation de la gaine
Élimination d'une zone de tube dégradée Zone atteinte + au moins 0,10 m de part et d'autre Rayures et entailles profondes, fissures, carbonisation, blanchiment

Dimensions réglementaires

Longueur droite imposant un assemblage coulissant

Dimension : > 1 m entre deux points fixes
Minimum : -

NF DTU 60.33 P1-1, art. 4.3.2.1.2

Épaisseur minimale du matériau d'enrobage

Dimension : 2,5 cm en tous points autour du tube
Minimum : 2,5 cm

Tube au contact direct du matériau compacté (art. 4.3.2.3)

Distance des ancrages aux sorties de tubes en encastré

Dimension : ≥ 0,10 m
Minimum : 0,10 m

Et au moins un ancrage tous les 2 m sur le parcours

Débordement du blocage en mortier autour d'un ancrage

Dimension : 0,10 m de part et d'autre des extrémités
Minimum : 0,10 m

Blocage particulièrement compact en mortier de ciment

Longueur définissant l'encastrement ou l'enrobage

Dimension : > 1 m noyé dans le gros œuvre
Minimum : -

En deçà : traversée de plancher ou de mur (art. 4.3.2.4)

Remblai fin au-dessus de la tuyauterie enterrée

Dimension : 0,20 m (terre épierrée, sable)
Minimum : 0,20 m

Au-delà, tout-venant par couches successives damées

Grillage avertisseur

Dimension : ≈ 0,20 m au-dessus de la génératrice supérieure des tubes
Minimum : -

Dispositif de signalisation admis par la norme

Distance branchement / point fixe imposant un point fixe propre

Dimension : > 2 m
Minimum : -

Le branchement doit alors constituer lui-même un point fixe

Comprendre NF DTU 60.33 (P 41-213)

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 60.33 (P 41-213), le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 60.33 (P 41-213) couvre : Installations d'évacuation des eaux usées et des eaux vannes des bâtiments et de leurs annexes (vidanges, chutes, collecteurs, ventilations primaires et secondaires), y compris les réseaux et canalisations de branchements enterrés, réalisées en polychlorure de vinyle non plastifié (PVC-U). Applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, y compris en climat tropical humide (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion). L'emploi de ces canalisations pour les eaux usées des laveries et cuisines industrielles ou collectives n'est pas approprié ; il est admis pour les eaux usées des machines à laver domestiques. Les installations sont visées par les règles de calcul de plomberie et par le NF DTU 60.1 sous réserve de dispositions contraires.. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 60.33 (P 41-213)

Avertissement liminaire, car cette fiche corrige une erreur de référentiel largement répandue, y compris dans des CCTP en circulation : le NF DTU 60.33 ne concerne pas le polyéthylène. Son titre exact est « Travaux de bâtiment — Canalisations en polychlorure de vinyle non plastifié — Evacuation d'eaux usées et d'eaux vannes », partie 1-1 « Cahier des Clauses Techniques », indice de classement P 41-213-1-1, édition d'octobre 2007. Le matériau visé est le PVC-U, et la fonction visée est l'ÉVACUATION gravitaire, pas l'adduction sous pression. Les réseaux d'adduction d'eau froide sous pression en PVC-U relèvent du NF DTU 60.31 ; l'évacuation des eaux pluviales en PVC-U relève du NF DTU 60.32. Le polyéthylène, lui, relève de ses propres normes produits et n'est couvert par aucun de ces trois NF DTU.

Le domaine d'application, énoncé à l'article 1, couvre les vidanges, les chutes, les collecteurs, les ventilations primaires et secondaires, y compris les réseaux et canalisations de branchements enterrés. Le document est applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, y compris en climat tropical humide, la norme visant expressément la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et la Réunion. Une restriction d'emploi mérite d'être portée au marché : l'emploi de ces canalisations pour les eaux usées des laveries et cuisines industrielles ou collectives n'est pas approprié, mais il est admis pour les eaux usées des machines à laver domestiques. La note 1 renvoie, pour ces effluents, à des canalisations en PVC-C disposant d'un Avis Technique favorable ; la note 2 précise que l'interdiction ne vise pas les parties de canalisations situées en aval du bac dégraisseur ou d'un dispositif analogue.

La version en vigueur est celle d'octobre 2007 : la partie 1-1 a été homologuée par décision du Directeur Général d'AFNOR le 5 septembre 2007 pour prendre effet le 5 octobre 2007 et, avec la partie 1-2 d'octobre 2007 (P 41-213-1-2, critères généraux de choix des matériaux), elle remplace la norme homologuée NF P 41-213 de mai 1993 et son amendement A1 d'octobre 2000. Les modifications apportées visaient à tenir compte des normes d'origine européenne, d'où le renvoi à la NF EN 1329-1 pour les tubes et raccords et à la NF EN 1055 pour la résistance des assemblages aux cycles à température élevée.

L'enjeu technique dominant de ce DTU n'est pas l'étanchéité initiale mais la gestion des mouvements propres du matériau. Le PVC-U se dilate — la norme chiffre la dilatation à 0,8 mm par mètre de tuyauterie pour un écart de température moyenne du tube de 10 °C — et il subit un retrait différé pouvant atteindre 1 %. Sur un réseau d'évacuation traversant plusieurs niveaux et recevant par intermittence des effluents chauds, ces mouvements sont réels et cumulatifs. Le DTU y répond par un dispositif à trois étages : des colliers glissants aux espacements du tableau 1, des points fixes espacés de 3, 4 ou 8 m selon la nature du tronçon, et un assemblage coulissant obligatoire sur toute longueur droite supérieure à 1 m comprise entre deux points fixes. Omettre le coulissant, c'est transformer chaque dilatation en contrainte de flexion sur un piquage.

Comprendre en détail NF DTU 60.33 (P 41-213)

60.31, 60.32, 60.33 : trois documents, trois fonctions — ne pas les confondre

Les trois NF DTU de la famille PVC-U sont régulièrement intervertis dans les pièces écrites, et l'erreur n'est pas anodine : les normes produits, les règles d'assemblage et les logiques de pose diffèrent. Le NF DTU 60.31 (P 41-211) vise les installations d'adduction d'eau FROIDE AVEC PRESSION en PVC-U, branchements enterrés compris. Le NF DTU 60.32 vise l'évacuation des eaux PLUVIALES en PVC-U. Le NF DTU 60.33 (P 41-213), objet de cette fiche, vise l'évacuation des eaux USÉES et des eaux VANNES en PVC-U.

Conséquence concrète : sur un réseau sous pression, la notion de pente n'a pas de sens et l'effet de fond doit faire l'objet d'une note de calcul ; sur un réseau d'évacuation gravitaire comme celui du NF DTU 60.33, l'effet de fond n'apparaît qu'en cas d'obstruction et se traite par butée amovible sur les pièces exposées. Les normes produits diffèrent également : NF EN 1452 pour la pression, NF EN 1329-1 et NF EN 1453-1 pour l'évacuation.

Le polyéthylène n'entre dans aucune de ces trois cases. Écrire « canalisations PE conformes au NF DTU 60.33 » est doublement faux : le matériau n'est pas celui du document, et la fonction visée n'est pas nécessairement la même. Pour un branchement d'adduction enterré en PE, le référentiel se cherche du côté des normes produits de la série NF EN 12201 et des documents de travaux de réseaux, pas dans le NF DTU 60.33.

Matériaux : ce que la partie 1-2 impose réellement

Les tubes sont conformes aux normes NF EN ISO 3126, NF EN 1329-1 et NF EN 1453-1 (article 3.1 de la P1-2). La note associée précise que la marque NF — ou son équivalent dans les conditions de l'avant-propos — intègre, outre la vérification par tierce partie de la conformité aux normes citées, des caractéristiques complémentaires propres à améliorer le comportement et la durabilité des produits : masse volumique, résistance à la traction, rigidité annulaire, chocs thermiques.

Les raccords sont conformes aux normes NF EN 1329-1, NF T 54-030 et NF T 54-040 (article 3.2). Le texte est explicite sur le mode de preuve : les raccords sont choisis parmi une fabrication bénéficiant d'une marque de conformité aux normes françaises. La marque NF y intègre également des caractéristiques complémentaires — masse volumique, résistance aux chocs thermiques sur assemblage. Pour la réalisation éventuelle d'assemblages démontables, des brides en PVC conformes aux spécifications de la NF EN 1452-3 peuvent être utilisées.

Les bagues d'étanchéité satisfont, dans leur classe de dureté, aux spécifications correspondantes des normes NF EN 681-1 et NF EN 681-2 ; ces spécifications sont supposées vérifiées pour les raccords dont la fabrication est titulaire d'une marque de conformité à ces normes. Point capital : les assemblages par bague d'étanchéité doivent satisfaire les spécifications de la norme NF EN 1055 — méthode d'essai de résistance à des cycles à température élevée. Les caractéristiques dimensionnelles sont définies dans la NF EN 1329-1 (article 3.4).

Les adhésifs à utiliser pour la réalisation des assemblages par collage sont d'une fabrication bénéficiant d'un AVIS TECHNIQUE (article 4). Ce n'est pas une recommandation : c'est le mode de preuve exigé, et c'est aussi ce qui rend contractuelles les plages de température d'application et le temps de séchage. Enfin, les colliers de fixation peuvent être métalliques ou en matière plastique, mais ils doivent être conçus pour supporter la canalisation en service SANS LA BLESSER (article 5.1) ; les autres supports (supports continus, corbeaux, consoles pour collecteurs horizontaux de grand diamètre) doivent présenter une large surface de contact guidant le tube sans le marquer, une absence de serrage lorsqu'il ne s'agit pas d'un point fixe, et un dispositif de maintien, par exemple un cerclage, dans le cas d'un point fixe (article 5.2).

Façonnage, usinage et soudage : ce qui est interdit et l'unique dérogation

L'article 4.1.1 est plus restrictif qu'on ne le croit. Les façonnages et formages des éléments en PVC, même ceux faisant intervenir un procédé de chauffage par immersion dans un liquide chaud ou à l'aide d'un chalumeau à flamme molle, sont INTERDITS aussi bien sur chantier qu'en atelier de chantier — à l'exception du formage des emboîtures, permis en atelier de chantier, pour les parties apparentes ou dissimulées et accessibles des réseaux.

Cette dérogation est encadrée par une note : les emboîtures réalisées par formage en atelier de chantier doivent satisfaire des spécifications de dimensions et d'aspect — respect de la concentricité et de la longueur d'emboîture, absence de traces de carbonisation. La même note conclut sans détour que l'utilisation de manchons est préférable. Autrement dit, le formage d'emboîture est toléré, pas encouragé.

Toutes opérations d'usinage sont interdites, sauf la confection à la lime, à la meule ou à l'aide d'un outil spécial des chanfreins nécessaires sur les extrémités mâles des tubes après coupe. Les soudures effectuées soit par chalumeau à air chaud avec baguette d'apport, soit par résistance électrique chauffante, sont interdites — une note rappelant que certaines pièces fabriquées en usine peuvent, elles, comporter des soudures.

L'outillage admis est listé à l'article 4.1.2 : lime fraiseuse plate, lime plate spéciale, meule ou outil particulier du commerce pour les chanfreins ; toile émeri ou papier de verre pour le dépolissage des surfaces à coller ; chiffons propres et secs ; pinceaux pour le décapant et l'adhésif ; scie à métaux ou coupe-tubes spécial adapté au PVC ; matériel de fixation habituel pour la pose des colliers ; barre à mine, cales en bois bastaings et éventuellement palan et engins de levage pour la mise en œuvre en tranchées ; mètre et crayon gras ou feutre. L'outillage utilisé ne doit pas entraîner de détériorations des éléments ni affecter leurs caractéristiques.

La règle du rebut et la reconnaissance du blanchiment

L'article 4.1.3 impose que toute pièce ou partie de pièce portant des marques de dégradation soit éliminée sur la longueur de la zone dégradée, augmentée d'au moins 0,10 m de part et d'autre de cette zone. La règle est simple ; c'est la définition de la dégradation qui est utile sur chantier.

La note énumère quatre familles : les rayures et entailles profondes ; les fissures ; les traces de carbonisation, reconnaissables à des teintes foncées ; et les traces de chocs ou d'effort en flexion ou torsion, reconnaissables à une teinte CLAIRE appelée blanchiment. Le blanchiment est le signal le plus fréquent et le plus sous-estimé : il révèle une micro-fissuration de la matière qui se manifestera en différé, souvent après plusieurs cycles thermiques d'effluent.

La même note rappelle le volet amont : les précautions d'usage sont prises lors de la manutention et du transport pour l'approvisionnement du chantier, de façon que les tubes et les raccords mis en œuvre ne soient pas affectés dans leur aspect et dans leurs caractéristiques. Un tube heurté par un engin, sanglé trop fort ou tombé sur une arête n'est plus conforme, même s'il paraît intact au premier coup d'œil.

Assemblage par collage : la gamme opératoire imposée

L'article 4.2.1 décrit une séquence à suivre dans l'ordre. Si l'opération a lieu à l'extérieur, il est indispensable de travailler à l'abri de la pluie : la note 1 avertit que quelques gouttes de pluie dans un pot d'adhésif détériorent irréversiblement l'ensemble du produit contenu, et que la présence d'humidité sur les parties à assembler compromet très fortement l'étanchéité et la tenue dans le temps de l'assemblage. Les limites de température ambiante à respecter sont celles indiquées dans l'avis technique de l'adhésif ; la note 2 indique que les avis techniques formulés spécifient en général comme limites, pour une utilisation normale, + 5 °C et + 35 °C.

La séquence : couper d'équerre à la longueur désirée, ébavurer et chanfreiner l'extrémité considérée comme le bout mâle — en l'absence de coupe, vérifier la présence du chanfrein et le reconstituer éventuellement ; mesurer et repérer au crayon gras ou au feutre la profondeur d'emboîtement sur le bout mâle ; dépolir complètement les surfaces destinées à être mises en contact, bout mâle et emboîture, à la toile émeri fine ou au papier de verre fin, l'usage de la râpe ou de la lame de scie à métaux étant INTERDIT pour cette opération ; si le tube est souillé de graisse ou de terre, un essuyage est nécessaire avant le dépolissage ; essuyer soigneusement au chiffon propre ; dégraisser en utilisant le décapant associé à l'adhésif ; attendre l'évaporation complète du produit de dégraissage ; vérifier visuellement le bon état de l'adhésif dans le pot — produit homogène, assez visqueux, sans corps étrangers, ni peau, ni croûtes.

L'encollage se fait au pinceau, en 30 à 60 secondes, opération effectuée au besoin par deux personnes, dans les deux sens en terminant par le sens longitudinal, sur l'entrée de l'emboîture et sur toute la longueur de l'extrémité mâle. L'avis technique de l'adhésif indique jusqu'à quelle dimension le produit peut être utilisé — c'est la notion de temps ouvert. Immédiatement après l'application, emboîter les deux éléments à fond jusqu'au repère préalablement tracé, en poussant longitudinalement et SURTOUT SANS MOUVEMENT DE TORSION. Ôter au chiffon l'adhésif superflu à l'extérieur de l'assemblage et éviter de manipuler l'assemblage pendant les quelques minutes qui suivent.

Deux points closent l'article. Le temps de séchage à respecter avant la mise en eau est indiqué dans l'avis technique relatif à l'adhésif ; la note 5 précise que les avis techniques formulés spécifient en général un temps de séchage de 1 h — à ne pas confondre avec les 24 h du NF DTU 60.31, qui vise un réseau sous pression. Et la jonction par collage de deux pièces bout à bout est INTERDITE.

Assemblage par bague d'étanchéité : fixe ou coulissant, la distinction structurante

L'article 4.2.2 introduit une distinction qui gouverne toute la conception du réseau. L'assemblage FIXE est destiné à assurer l'étanchéité mais NON les mouvements longitudinaux relatifs des éléments entre eux, mouvements dus à la dilatation ou au retrait. L'assemblage COULISSANT est destiné à assurer à la fois l'étanchéité ET ces mouvements longitudinaux relatifs.

La réalisation exige la propreté des éléments à assembler ainsi que de la bague d'étanchéité elle-même. La séquence : après coupe éventuelle, ébavurer et chanfreiner le bout mâle, ou vérifier la présence du chanfrein et le reconstituer ; mesurer et repérer au crayon gras ou au feutre la profondeur d'emboîtement ; essuyer les parties à assembler ; lubrifier l'extrémité mâle, y compris le chanfrein et la tranche, en utilisant EXCLUSIVEMENT le lubrifiant préconisé par le fabricant — la note avertissant que certaines huiles et graisses risquent d'attaquer la bague d'étanchéité en élastomère ; vérifier le positionnement correct de la bague dans son logement et la propreté de l'emboîture et du joint ; emboîter le bout mâle jusqu'au repère préalablement tracé.

Une précision décisive ferme l'article : dans le cas d'un assemblage COULISSANT, la position du repère doit tenir compte des phénomènes de dilatation. On n'emboîte donc pas à fond un coulissant — on ménage la réserve de course. C'est l'erreur d'exécution la plus fréquente sur les chutes PVC : un coulissant emboîté à fond ne coulisse plus, et le réseau se comporte comme s'il était entièrement à points fixes.

Raccordement des appareils sanitaires et assemblages démontables

L'article 4.2.3.1 traite l'assemblage avec des canalisations d'une autre nature : il est réalisé de préférence à l'aide d'un joint d'étanchéité solidaire de l'emboîture de ce tube ou de ce raccord. Pour les écarts de diamètre trop importants, des pièces de raccords intermédiaires doivent être utilisées pour limiter l'épaisseur du joint. Dans le cas où le diamètre extérieur du bout mâle en PVC n'est pas adapté au diamètre intérieur de l'emboîture de l'élément en autre matière, l'assemblage se fait par emboîtage du bout mâle dans l'emboîture et bourrage de l'intervalle à l'aide de mastic — la note indiquant qu'un mastic silicone polymérisable convient pour cet usage.

Le raccordement d'une cuvette ou d'un siège de WC, d'un urinoir ou d'un vidoir d'hôpital à sortie céramique horizontale ou verticale est réalisé à l'aide d'une pipe ou d'un manchon comportant, côté emboîture, un joint en élastomère réalisant l'étanchéité sur l'orifice de sortie en céramique (article 4.2.3.2.1). La note signale que des pipes avec emboîture sablée peuvent également être utilisées, mais qu'elles nécessitent la confection d'un joint bourré souvent difficile à réaliser d'une manière étanche — un avertissement utile en réhabilitation.

Les autres appareils sanitaires — baignoire, lavabo, bidet, bac à laver, douche — comportent un siphon métallique ou en matière plastique. Selon le type de siphon rencontré, le DTU décrit les assemblages admis, réalisables en position horizontale ou verticale : siphon avec écrou et joint américain, où l'étanchéité est réalisée par compression du joint sur la paroi extérieure du tube ou du bout mâle ; siphon avec écrou et joint conique ; siphon avec écrou et joint plat ; siphon métallique avec sortie tube lisse ; siphon métallique ou en matière plastique avec sortie tube lisse.

Les assemblages destinés à être démontés relèvent de l'article 4.2.3.3 : assemblage par bride et collet, et assemblage par union trois pièces. La partie 1-2 précise, pour ces pièces, que les collets à coller sont exclusivement à emboîture et que les brides sont plates, tournantes, au gabarit GN 16 ; les brides SOUDÉES directement sur le tube sont interdites. Elle admet également des tampons de visite ou tés de visite, des selles droites ou inclinées, des coudes ou manchettes comportant un joint spécial du type à compression pour l'assemblage au siphon, et des douilles à coller pour écrou tournant prisonnier — ces raccords n'étant pas normalisés.

Colliers, points fixes et assemblages coulissants : le cœur du DTU

L'article 4.3.2.1.1 pose les principes de fixation en pose apparente ou dissimulée accessible, qui inclut la pose en galerie technique. Les fixations, percements et scellements doivent être compatibles avec la nature de la paroi ; elles sont INTERDITES dans les poutrelles précontraintes. Les colliers sont montés sans serrage à force pour permettre un léger glissement : ils supportent mais ne bloquent pas les canalisations. Si, pour des raisons particulières telles que des vibrations, le serrage est impératif, l'interposition d'une bague en élastomère ou en matière plastique est nécessaire. Les crochets et les fils métalliques sont interdits.

Le tableau 1 donne l'espacement MAXIMAL entre colliers en fonction du diamètre extérieur. Pour les diamètres 32, 40, 50 et 63 mm : 0,50 m en allure horizontale et au plus 2,70 m en allure verticale. Pour les diamètres 75, 90, 100, 110, 125 et 140 mm : 0,80 m en horizontal et au plus 2,70 m en vertical. Pour les diamètres 160, 200 et 250 mm : 1 m en horizontal et au plus 2,70 m en vertical. On retiendra la dissymétrie forte entre allure horizontale, très exigeante, et allure verticale, où la valeur plafond est constante.

L'article 4.3.2.1.2 traite les mouvements propres aux tubes. Le retrait est une caractéristique des matières plastiques : il se libère dans le temps et sa valeur peut atteindre 1 %. La dilatation est au maximum de 0,8 mm par mètre de tuyauterie pour un écart de température moyenne du tube de 10 °C. Des assemblages coulissants à bague d'étanchéité doivent être prévus, dans les alignements droits, pour absorber les variations linéaires dues à la dilatation et au retrait. Toute longueur droite de canalisation SUPÉRIEURE À 1 m comprise entre deux points fixes doit comporter un assemblage coulissant.

Les supports placés entre les points fixes doivent guider le tube sans s'opposer à son coulissement. Les points fixes sont constitués par un encastrement, un scellement, ou un collier serré sur le tube ; les branchements situés à plus de 2 m d'un point fixe doivent être réalisés de façon à constituer eux-mêmes un point fixe. La distance entre deux points fixes ne sera JAMAIS supérieure à 3,00 m pour les vidanges individuelles ou collecteurs d'appareils, 4,00 m pour les canalisations verticales, et 8,00 m pour les canalisations ou collecteurs généraux d'allure horizontale. Enfin, les colliers de fixation, à l'exception des points fixes, sont disposés non pas sur les coudes ou sur les tés mais sur les parties droites, à une distance des coudes ou des tés d'au moins 0,20 m.

Gaine inaccessible, encastrement, ancrages et traversées

L'article 4.3.2.2 aligne la pose en gaine inaccessible sur la pose en apparent ou dissimulé accessible, avec une restriction majeure : seuls les assemblages réalisés par COLLAGE et les manchons de dilatation y sont autorisés. Un assemblage à bague d'étanchéité n'a rien à faire dans une gaine que l'on ne rouvrira pas.

L'article 4.3.2.3 définit comme encastrée ou enrobée toute partie du réseau d'une longueur supérieure à un mètre noyée dans le gros œuvre et rendue de ce fait inaccessible ; la note distingue l'encastrement — canalisation mise en place dans un emplacement réservé au moment de l'exécution du gros œuvre, le remplissage étant effectué ensuite au moyen d'un matériau voisin — de l'enrobage — canalisation noyée dans un élément du gros œuvre, la mise en place du matériau, béton généralement, ayant lieu après la pose. Tout enrobage ou encastrement d'une partie de réseau comportant un ou plusieurs assemblages inaccessibles est INTERDIT, à l'exception des assemblages réalisés par collage.

Ce type de pose est à dilatation bloquée, ce qui impose la réalisation de points d'ancrage situés d'une part à une distance minimale de 0,10 m des sorties des tubes, et d'autre part au moins tous les 2 mètres sur le parcours du tube. Ces points d'ancrage sont constitués par des surépaisseurs de la tuyauterie — emboîtures de raccords ou de tubes, coquilles collées sur la paroi extérieure. L'emploi de manchons ou de coquilles d'ancrage en parcours droit peut s'avérer nécessaire. Ces ancrages doivent être encastrés ou enrobés de façon particulièrement compacte, à l'aide de blocage en mortier de ciment, les blocages débordant des emboîtures ou des coquilles d'ancrage de 0,10 m de part et d'autre de leurs extrémités dans le parcours principal.

Le tube doit être au contact direct du matériau de remplissage, compacté autour de celui-ci lors de la mise en œuvre, l'épaisseur minimale du matériau d'enrobage en tous points autour du tube devant être de 2,5 cm. La pose dans les éléments porteurs de la structure n'est pas visée par le document. Il y a lieu d'éviter, au cours de l'exécution, les chocs susceptibles de provoquer des détériorations, et il est nécessaire, pour les ouvrages d'allure horizontale, d'assurer une protection immédiate des canalisations aux endroits de passage.

L'article 4.3.2.4 traite la traversée de plancher ou de mur, définie comme toute partie de canalisation rendue inaccessible sur une longueur inférieure à un mètre. Selon les dispositions prises pour prendre en considération les effets de la dilatation, elle peut être constituée d'un point fixe par enrobage direct de la canalisation, d'un passage avec fourreau permettant une certaine mobilité de la canalisation par rapport au bâtiment — ce fourreau pouvant dépasser de quelques centimètres le nu des parois — ou d'un passage avec jeu, sans fourreau. Les fourreaux sont de préférence réalisés à partir de tube en PVC ; une note signale que dans certains types de construction, des règlements particuliers peuvent demander que le fourreau ne soit pas en métal.

Pose enterrée : la règle spécifique aux maisons individuelles

L'article 4.3.2.5 dispose que les canalisations sont posées sur le lit de pose SANS fourreau, ces prescriptions étant applicables à la fois aux parties des réseaux situées dans l'emprise du bâtiment et en dehors de celle-ci.

Deuxième point, et c'est une règle que les CCTP omettent presque systématiquement : seuls les assemblages par collage réalisés conformément au DTU et les assemblages par bague de joint satisfaisant les spécifications de la norme NF EN 1055 peuvent être réalisés dans les parties enterrées. Et, DANS LE CAS DE MAISONS INDIVIDUELLES, SEULS LES ASSEMBLAGES PAR COLLAGE SONT AUTORISÉS. Un branchement EU/EV enterré à joints en maison individuelle est donc hors DTU.

Le fond des tranchées est dressé ou corrigé à l'aide de terre fine damée, de façon que les canalisations reposent sur le sol sur toute leur longueur, des niches étant ménagées pour la confection des joints. Le remblayage de la fouille doit être exécuté en éléments fins et homogènes — terre épierrée, sable — jusqu'à 0,20 m au-dessus de la tuyauterie ; au-delà, il est effectué en tout-venant par couches successives et damées. Une note admet, pour des tuyauteries à très faible profondeur, un remblayage différent : béton, macadam.

Le parcours du réseau peut être signalé par un dispositif tel qu'une bande de grillage placée à environ 0,20 m au-dessus de la génératrice supérieure des tubes ; en cas de remblayage particulier, le repérage peut être réalisé différemment. Enfin, dans le cas où les mouvements propres aux tubes — dilatation et retrait — ne sont pas négligeables, le tracé du réseau enterré doit être étudié de manière à permettre ces mouvements : grandes longueurs droites évitées, multiplication des changements de direction. Le DTU cite deux situations qui appellent cette vigilance : le cas de température élevée des effluents et le cas où les canalisations enterrées sont proches des appareils desservis, typiquement en pavillon.

Effets de la chaleur, du froid et des chocs

L'article 4.3.1.2 impose que, quel que soit le mode de pose adopté, le tracé du réseau soit tel que les éléments soient à une distance suffisante des sources de chaleur pour qu'ils n'aient pas à souffrir d'une élévation de température nuisible à leur tenue. Si cette prescription ne peut être respectée, il y a lieu d'isoler thermiquement les parties de canalisations intéressées.

La note définit la source de chaleur : les corps de chauffe en général, les canalisations véhiculant des fluides chauds, l'effet de serre, les conditions climatiques — tout ce qui est susceptible de porter EN PERMANENCE la température ambiante à plus de 50 °C. Une ventilation des galeries ou des gaines techniques peut s'avérer nécessaire. Ce seuil de 50 °C d'ambiance est la seule valeur de température énoncée par le NF DTU 60.33 ; la tenue du réseau aux effluents chauds relève, elle, de la NF EN 1055 pour les assemblages à bague.

L'article 4.3.1.3 impose que les canalisations empruntent de préférence un tracé tel que les risques de détérioration dus à des chocs éventuels soient réduits, les parties particulièrement exposées devant être protégées par des dispositifs résistants. L'article 4.3.1.1 ajoute qu'il peut être nécessaire de buter par un dispositif amovible certaines pièces — tampons de visite, tés de visite, bouchons — pour que les efforts produits par l'effet de fond en cas d'obstruction ne risquent pas de provoquer leur déboîtement, la butée devant permettre un certain jeu. Les pièces lourdes, siphons et clapets, doivent être fixées de manière indépendante, et les efforts de flexion et de torsion des tubes sont à éviter à la pose.

Essais, réception et erreurs fréquentes

L'article 5 renvoie : les prescriptions du NF DTU 60.1 relatives aux essais et à la réception des installations sont applicables aux canalisations en PVC non plastifié, dans la mesure où elles ne sont pas contraires au présent document.

La liste de contrôle utile au maître d'œuvre : tubes et raccords sous marque de conformité aux normes françaises, adhésif sous avis technique en cours de validité ; chanfreins présents sur toutes les coupes et profondeur d'emboîtement repérée ; aucune pièce blanchie, fissurée ou rayée conservée (recoupe 0,10 m de part et d'autre) ; colliers non serrés à bloc, à plus de 0,20 m des coudes et des tés, aux espacements du tableau 1 ; distances entre points fixes respectées (3 m vidanges et collecteurs d'appareils, 4 m vertical, 8 m collecteurs généraux horizontaux) ; un assemblage coulissant sur toute longueur droite > 1 m entre points fixes, emboîté au repère tenant compte de la dilatation et NON à fond ; en gaine inaccessible, en encastré et en traversée, aucun assemblage autre que collé ; ancrages à 0,10 m des sorties de tubes et au moins tous les 2 m en encastré, avec blocage débordant de 0,10 m ; enrobage de 2,5 cm minimum ; en enterré, collage seul en maison individuelle, lit de pose continu avec niches pour les joints, remblai fin sur 0,20 m.

Les erreurs récurrentes se répartissent en quatre familles. Erreur de référentiel : viser le NF DTU 60.33 pour du polyéthylène, pour un réseau sous pression (NF DTU 60.31) ou pour des eaux pluviales (NF DTU 60.32) ; ou l'employer sur des eaux usées de laverie ou de cuisine industrielle ou collective, usage que le document déclare inapproprié. Erreur d'assemblage : collage sous la pluie ou hors plage de température de l'avis technique, dépolissage omis ou fait à la lame de scie, décapage sauté, emboîtement avec torsion, jonction bout à bout, mise en eau avant le temps de séchage de l'avis technique.

Erreur de dilatation, la plus coûteuse : absence d'assemblage coulissant sur les longueurs droites > 1 m entre points fixes, coulissant emboîté à fond, colliers serrés à bloc, colliers posés sur les coudes ou sur les tés au lieu des parties droites, distances entre points fixes dépassées, branchement à plus de 2 m d'un point fixe non traité comme point fixe lui-même. Erreur de pose dissimulée : assemblage à bague en gaine inaccessible, en encastré ou en traversée alors que seul le collage y est admis ; ancrages absents en encastré ; enrobage inférieur à 2,5 cm ; assemblage à joint en enterré sur maison individuelle. Sur les opérations suivies par Progineer, ces points sont figés au CCTP et vérifiés au visa des plans d'exécution ainsi qu'au constat contradictoire avant fermeture de gaine ou remblaiement.

Glossaire NF DTU 60.33 (P 41-213)

PVC-U (polychlorure de vinyle non plastifié)
Matériau des tubes et raccords visés par le NF DTU 60.33. Tubes conformes aux NF EN ISO 3126, NF EN 1329-1 et NF EN 1453-1 ; raccords conformes aux NF EN 1329-1, NF T 54-030 et NF T 54-040.
Eaux usées / eaux vannes
Effluents visés par le NF DTU 60.33. Les eaux pluviales relèvent du NF DTU 60.32 et l'adduction d'eau froide sous pression du NF DTU 60.31.
Assemblage fixe
Assemblage par bague d'étanchéité destiné à assurer l'étanchéité mais NON les mouvements longitudinaux relatifs des éléments dus à la dilatation ou au retrait.
Assemblage coulissant
Assemblage par bague d'étanchéité destiné à assurer à la fois l'étanchéité et les mouvements longitudinaux relatifs. Obligatoire sur toute longueur droite > 1 m entre deux points fixes ; le repère d'emboîtement doit tenir compte de la dilatation.
Point fixe
Encastrement, scellement ou collier serré sur le tube. Distance maximale entre deux points fixes : 3,00 m (vidanges individuelles ou collecteurs d'appareils), 4,00 m (canalisations verticales), 8,00 m (canalisations ou collecteurs généraux horizontaux).
Retrait
Caractéristique des matières plastiques qui se libère dans le temps ; le NF DTU 60.33 indique que sa valeur peut atteindre 1 %.
Blanchiment
Teinte claire révélant des traces de chocs ou d'effort en flexion ou torsion. Le DTU la range parmi les dégradations imposant l'élimination de la zone atteinte augmentée d'au moins 0,10 m de part et d'autre.
Chanfrein
Biseau confectionné à la lime, à la meule ou à l'outil spécial sur l'extrémité mâle après coupe. C'est la seule opération d'usinage admise par le NF DTU 60.33.
Dépolissage
Préparation au collage des surfaces à assembler, réalisée à la toile émeri fine ou au papier de verre fin. L'usage de la râpe ou de la lame de scie à métaux est interdit pour cette opération.
NF EN 1055
Norme d'essai de résistance des systèmes de canalisations thermoplastiques d'évacuation à des cycles à température élevée. Les assemblages par bague d'étanchéité doivent satisfaire ses spécifications, y compris pour la pose enterrée hors maison individuelle.
NF EN 1329-1
Norme produit des tubes, raccords et systèmes en PVC-U pour l'évacuation des eaux-vannes et des eaux usées à basse et à haute température à l'intérieur de la structure des bâtiments (indice T 54-017).
Encastré / enrobé
Toute partie du réseau de longueur > 1 m noyée dans le gros œuvre et rendue inaccessible. Seuls les assemblages collés y sont admis ; enrobage de 2,5 cm minimum ; ancrages à 0,10 m des sorties de tubes et au moins tous les 2 m.
Traversée de plancher ou de mur
Partie de canalisation rendue inaccessible sur une longueur inférieure à 1 m. Elle peut être un point fixe par enrobage direct, un passage avec fourreau autorisant une certaine mobilité, ou un passage avec jeu sans fourreau. Fourreaux de préférence en tube PVC.
Coquille d'ancrage
Surépaisseur rapportée sur le tube en parcours droit encastré, destinée à constituer un point d'ancrage. Le blocage en mortier de ciment doit déborder de 0,10 m de part et d'autre de ses extrémités.
Pipe de raccordement WC
Pièce comportant côté emboîture un joint en élastomère réalisant l'étanchéité sur l'orifice de sortie en céramique d'une cuvette, d'un urinoir ou d'un vidoir. Les pipes à emboîture sablée nécessitent un joint bourré, souvent difficile à réaliser de manière étanche.
Collet et bride
Assemblage démontable admis. Les collets à coller sont exclusivement à emboîture, les brides sont plates, tournantes, au gabarit GN 16 ; les brides soudées directement sur le tube sont interdites.

Questions fréquentes sur NF DTU 60.33 (P 41-213)

Qu'est-ce que NF DTU 60.33 (P 41-213) ?

NF DTU 60.33 - Canalisations en PVC non plastifié : évacuation d'eaux usées et d'eaux vannes. CORRECTION DE RÉFÉRENTIEL : le NF DTU 60.33 ne traite PAS du polyéthylène. Il s'intitule « Canalisations en polychlorure de vinyle non plastifié — Evacuation d'eaux usées et d'eaux vannes » (octobre 2007, indice de classement P 41-213) et donne les prescriptions de mise en œuvre des réseaux d'évacuation EU/EV en PVC-U : vidanges, chutes, collecteurs, ventilations primaires et secondaires, y compris les réseaux et canalisations de branchements enterrés. Il fixe les espacements de colliers (0,50 / 0,80 / 1 m en horizontal, ≤ 2,70 m en vertical), les distances maximales entre points fixes (3, 4 et 8 m), l'obligation d'un assemblage coulissant sur toute longueur droite > 1 m entre deux points fixes, un enrobage minimal de 2,5 cm et l'interdiction des assemblages inaccessibles autres que collés. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 60.33 (P 41-213) ?

Le domaine d'application couvre : Installations d'évacuation des eaux usées et des eaux vannes des bâtiments et de leurs annexes (vidanges, chutes, collecteurs, ventilations primaires et secondaires), y compris les réseaux et canalisations de branchements enterrés, réalisées en polychlorure de vinyle non plastifié (PVC-U). Applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, y compris en climat tropical humide (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion). L'emploi de ces canalisations pour les eaux usées des laveries et cuisines industrielles ou collectives n'est pas approprié ; il est admis pour les eaux usées des machines à laver domestiques. Les installations sont visées par les règles de calcul de plomberie et par le NF DTU 60.1 sous réserve de dispositions contraires.. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 60.33 (P 41-213) sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Le NF DTU 60.33 concerne-t-il les canalisations en polyéthylène (PE) ?

Non — et c'est une confusion à corriger. Le NF DTU 60.33 (P 41-213) s'intitule « Canalisations en polychlorure de vinyle non plastifié — Evacuation d'eaux usées et d'eaux vannes ». Le matériau visé est le PVC-U, pas le polyéthylène, et la fonction visée est l'évacuation gravitaire, pas l'adduction sous pression. Écrire « canalisations PE conformes au NF DTU 60.33 » est une double erreur de référentiel.

Quelle est la version en vigueur du NF DTU 60.33 et que remplace-t-elle ?

La version en vigueur est celle d'octobre 2007. La partie 1-1 (P 41-213-1-1) a été homologuée par décision du Directeur Général d'AFNOR le 5 septembre 2007 pour prendre effet le 5 octobre 2007. Avec la partie 1-2 d'octobre 2007, elle remplace la norme homologuée NF P 41-213 de mai 1993 et son amendement A1 d'octobre 2000.

Quels sont les espacements maximaux entre colliers sur un réseau d'évacuation PVC ?

Le tableau 1 du NF DTU 60.33 P1-1 les fixe selon le diamètre extérieur : Ø 32-40-50-63 mm, 0,50 m en allure horizontale et ≤ 2,70 m en allure verticale ; Ø 75-90-(100)-110-125-(140) mm, 0,80 m en horizontal et ≤ 2,70 m en vertical ; Ø 160-200-250 mm, 1 m en horizontal et ≤ 2,70 m en vertical. Les colliers doivent en outre être posés sur les parties droites, à au moins 0,20 m des coudes et des tés.

Quelle distance maximale entre deux points fixes ?

La distance entre deux points fixes ne sera jamais supérieure à 3,00 m pour les vidanges individuelles ou collecteurs d'appareils, 4,00 m pour les canalisations verticales, et 8,00 m pour les canalisations ou collecteurs généraux d'allure horizontale. Les points fixes sont constitués par un encastrement, un scellement ou un collier serré sur le tube, et un branchement situé à plus de 2 m d'un point fixe doit être réalisé de façon à constituer lui-même un point fixe.

Quand faut-il un assemblage coulissant ?

Toute longueur droite de canalisation supérieure à 1 m comprise entre deux points fixes doit comporter un assemblage coulissant. Des assemblages coulissants à bague d'étanchéité doivent être prévus dans les alignements droits pour absorber les variations linéaires dues à la dilatation et au retrait des tubes, et les supports placés entre les points fixes doivent guider le tube sans s'opposer à son coulissement.

Un assemblage coulissant s'emboîte-t-il à fond ?

Non. Le NF DTU 60.33 précise que, dans le cas d'un assemblage coulissant, la position du repère de profondeur d'emboîtement doit tenir compte des phénomènes de dilatation. Emboîter un coulissant à fond le transforme en assemblage fixe et supprime la réserve de course prévue à la conception.

Quelle est la dilatation d'un tube PVC d'évacuation ?

La note 2 de l'article 4.3.2.1.2 indique que la dilatation est au maximum de 0,8 mm par mètre de tuyauterie pour un écart de température moyenne du tube de 10 °C. Il faut y ajouter le retrait, caractéristique des matières plastiques qui se libère dans le temps et dont la valeur peut atteindre 1 %.

Combien de temps attendre avant la mise en eau après un collage ?

Le temps de séchage à respecter avant la mise en eau est celui indiqué dans l'avis technique relatif à l'adhésif. La note 5 du NF DTU 60.33 P1-1 précise que les avis techniques formulés spécifient en général un temps de séchage de 1 h. Attention à ne pas transposer les 24 h du NF DTU 60.31, qui vise un réseau sous pression.

Peut-on former une emboîture sur chantier ?

Les façonnages et formages des éléments en PVC sont interdits sur chantier comme en atelier de chantier, à la seule exception du formage des emboîtures, permis en atelier de chantier et uniquement pour les parties apparentes ou dissimulées et accessibles des réseaux. Ces emboîtures doivent respecter la concentricité et la longueur d'emboîture et être exemptes de traces de carbonisation ; le DTU précise que l'utilisation de manchons est préférable.

Quels assemblages sont admis dans une gaine inaccessible, en encastré ou en traversée ?

En gaine inaccessible, seuls les assemblages réalisés par collage et les manchons de dilatation sont autorisés. En encastré ou enrobé (longueur > 1 m noyée dans le gros œuvre), tout assemblage inaccessible est interdit à l'exception des assemblages collés. En traversée de plancher ou de mur (longueur < 1 m), la traversée peut être un point fixe par enrobage direct, un passage avec fourreau autorisant une certaine mobilité, ou un passage avec jeu sans fourreau.

Quels ancrages en pose encastrée ou enrobée ?

Ce type de pose étant à dilatation bloquée, il nécessite des points d'ancrage situés à une distance minimale de 0,10 m des sorties des tubes et, en outre, au moins tous les 2 mètres sur le parcours du tube. Ces ancrages sont constitués par des surépaisseurs (emboîtures, coquilles collées) et doivent être enrobés de façon particulièrement compacte à l'aide de blocage en mortier de ciment débordant de 0,10 m de part et d'autre de leurs extrémités.

Quelle épaisseur d'enrobage minimale en encastré ?

L'épaisseur minimale du matériau d'enrobage, en tous points autour du tube, doit être de 2,5 cm, le tube étant au contact direct du matériau de remplissage compacté autour de lui lors de la mise en œuvre. La pose dans les éléments porteurs de la structure n'est pas visée par le document.

Quels assemblages sont admis sur un réseau d'évacuation PVC enterré ?

Seuls les assemblages par collage réalisés conformément au DTU et les assemblages par bague de joint satisfaisant les spécifications de la NF EN 1055 peuvent être réalisés dans les parties enterrées. Et dans le cas de maisons individuelles, seuls les assemblages par collage sont autorisés.

Peut-on évacuer les eaux usées d'une cuisine collective en PVC selon ce DTU ?

L'emploi de ces canalisations pour les eaux usées des laveries et cuisines industrielles ou collectives n'est pas approprié. La note 1 renvoie, pour ces effluents, à des canalisations en PVC-C disposant d'un Avis Technique favorable pour cette utilisation. La note 2 précise que cette restriction ne vise pas les parties de canalisations situées en aval du bac dégraisseur ou d'un dispositif analogue. En revanche, l'emploi est admis pour les eaux usées des machines à laver domestiques.

Quelle température ambiante maximale à proximité d'un réseau PVC d'évacuation ?

Le tracé doit placer les éléments à distance suffisante des sources de chaleur ; à défaut, il faut isoler thermiquement les parties concernées. La note définit la source de chaleur comme tout ce qui est susceptible de porter en permanence la température ambiante à plus de 50 °C : corps de chauffe, canalisations de fluides chauds, effet de serre, conditions climatiques. Une ventilation des galeries ou gaines techniques peut s'avérer nécessaire.

Comment se réceptionne une installation relevant du NF DTU 60.33 ?

Le NF DTU 60.33 renvoie au NF DTU 60.1 : ses prescriptions relatives aux essais et à la réception des installations sont applicables aux canalisations en PVC non plastifié, dans la mesure où elles ne sont pas contraires au NF DTU 60.33.

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Informations

Référence NF DTU 60.33 (P 41-213)
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 5 octobre 2007

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 28 août 2026

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

NF DTU 60.33 (P 41-213) - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. plomberie, PVC, PVC-U, évacuation, eaux usées, eaux vannes, chute, collecteur, ventilation primaire, assemblage coulissant, point fixe, collage, bague d'étanchéité, NF DTU 60.33, P 41-213, NF EN 1329-1, NF EN 1055.

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