NF DTU 70.1 — Installations électriques des bâtiments à usage d'habitation
Le NF DTU 70.1 (NF P 80-201-2) est, depuis mai 1998, un cahier des clauses spéciales et non un cahier des charges technique : son Cahier des Charges de décembre 1980 a été supprimé et ses dispositions techniques ont été transférées dans la norme NF C 15-100 — articles 52 et 54, sections 701, 771 et 772 — et dans le Guide UTE C 15-520. Le DTU définit désormais la consistance des travaux du lot électricité, la coordination avec les autres corps d'état, les délais (deux mois de préparation minimum), les vérifications avant réception et le circuit de l'attestation de conformité Consuel, à adresser vingt jours au moins avant la mise sous tension définitive.
Domaine d'application
Marchés privés d'installations électriques dans les bâtiments à usage d'habitation auxquels s'applique la norme NF C 15-100, en particulier ses sections 771 (locaux d'habitation) et 772 (parties communes et services généraux des immeubles collectifs d'habitation)
Règles principales
Statut du document : un cahier des clauses spéciales, pas un cahier des charges technique
1 de décembre 1980.
1 est supprimé : les dispositions de mise en œuvre des installations électriques dans les bâtiments à usage d'habitation, qui en faisaient l'objet, ont été remplacées par les dispositions désormais contenues dans la norme NF C 15-100 — article 52 (canalisations), article 54 (mises à la terre et conducteurs de protection), section 701 (locaux contenant une baignoire ou une douche), section 771 (locaux d'habitation), section 772 (parties communes et services généraux des immeubles collectifs d'habitation) — et dans le Guide UTE C 15-520 pour ce qui concerne la mise en œuvre des canalisations.
En conséquence, le présent document ne renferme plus que le Cahier des Clauses Spéciales. 1.
Domaine d'application et articulation avec le branchement
Le document définit les clauses administratives spéciales aux marchés d'installations électriques dans les bâtiments à usage d'habitation auxquels est applicable la norme NF C 15-100, en particulier ses sections 771 et 772.
Les travaux du lot Électricité comprennent généralement l'ensemble des installations électriques intérieures et de branchement : le marché correspondant doit donc faire référence au présent document ainsi qu'aux textes concernant le branchement, les installations de branchement faisant l'objet de la NF C 14-100 dans son édition en vigueur.
Les textes normatifs auxquels il est fait référence dans le marché sont ceux dont la date d'application est définie dans la norme NF P 03-001, hormis autre disposition réglementaire ; les modifications d'installation qui résulteraient de la publication de textes postérieurs feront l'objet d'un avenant.
Consistance des travaux dans les locaux d'habitation
Font partie des travaux, sans stipulation particulière : les canalisations d'alimentation depuis les bornes de sortie du disjoncteur de branchement jusques et y compris les douilles en attente, les socles de prises de courant et les appareils de connexion fixés sur les parois des locaux ; les tableaux de commande, de protection et de sectionnement des circuits ; les conducteurs de protection et les liaisons équipotentielles.
) ; pour les salles d'eau, les armoires de toilette incorporant des équipements électriques et les appareils d'éclairage placés dans les volumes 2 et 3 définis dans la section 701 de la NF C 15-100 ou susceptibles d'empiéter sur ceux-ci ; les équipements téléphoniques intérieurs des bâtiments individuels. En l'absence de mention au CCTP, les luminaires ne sont donc pas dus : seules les douilles en attente le sont.
Consistance des travaux dans les parties communes et services généraux
, tels que prévus dans la section 772 de la norme NF C 15-100.
Pour les ascenseurs : les canalisations depuis les tableaux généraux de répartition, de protection et de sectionnement jusqu'au tableau de répartition des locaux des machines ; les canalisations d'éclairage des locaux des machines depuis le tableau de répartition et les appareils d'éclairage munis de leurs douilles, lampes et auxiliaires ; les canalisations d'alimentation, le tableau de répartition du local des poulies et son éclairage ; l'installation d'alarme et de signalisation, source d'alimentation comprise ; le circuit de remplacement ou de sécurité des locaux des machines.
Sur prescription des DPM s'ajoutent les bornes et appareillages éventuels prévus, les circuits de minuterie des paliers d'ascenseurs et les circuits d'alimentation autres que ceux d'éclairage communs aux appareils en batterie. 3 de la NF C 15-100 ; pour les alimentations principales, les canalisations en attente de raccordement sur les appareils et équipements non fournis ; l'installation d'alarme et de signalisation, source d'alimentation comprise.
Sur prescription des DPM s'ajoutent l'éclairage de sécurité de la chaufferie, les tableaux de répartition ou de commande des alimentations principales et les canalisations entre ces tableaux et les appareils d'utilisation autres que ceux d'éclairage. Les autres locaux techniques (surpresseurs, pompes de relevage, VMC) suivent la même logique.
Prestations annexes faisant partie des travaux
Pour l'ensemble des installations d'un même bâtiment, la prise de terre et les installations de mise à la terre font partie des travaux, conformément à l'article 54 de la NF C 15-100 ; les alimentations, canalisations et appareils des installations de remplacement autres que celles des ascenseurs et chaufferies, ainsi que les installations d'alarme et de signalisation avec leurs sources d'alimentation, ne sont dus que sur prescription des DPM.
12 du Guide UTE C 15-520 ; les essais, réglages et mise en ordre de marche des installations et matériels électriques objets du marché.
Prestations exclues des travaux sauf dispositions contraires
Ne font notamment pas partie des travaux, sauf dispositions contraires du marché : les installations de branchement au réseau de distribution ; le tableau de contrôle et, sauf disposition contraire des documents particuliers du marché, le disjoncteur de branchement. Pour les ascenseurs : le tableau de répartition des locaux des machines et les circuits à l'aval de ce tableau, exception faite des éclairages des locaux des machines et des parois.
Pour la chaufferie, en alimentation principale : en cas de coupure d'urgence à action mécanique directe, les canalisations et équipements à l'aval de cette coupure placée à l'extérieur de la chaufferie ; en cas de coupure d'urgence à action à distance, les raccordements et équipements en aval de la canalisation laissée en attente dans la chaufferie.
Pour les alimentations principales des autres locaux techniques et locaux annexes : les raccordements et équipements en aval des canalisations laissées en attente dans les locaux ; tous terrassements en déblai et remblai pour mise en place des prises de terre et des conducteurs de terre ; l'entretien des installations après leur réception.
Coordination avec les autres intervenants et délais de remise des plans
89 de la Commission Centrale des Marchés du 6 décembre 1989 —, il est procédé comme suit.
L'entrepreneur doit remettre par lettre adressée au maître d'œuvre, dans le délai fixé par les documents particuliers du marché ou, à défaut, dans les trente jours suivant la notification de son marché, le plan et les caractéristiques auxquelles doivent répondre les travaux de terrassement en déblai et remblai nécessaires à la mise en place des canalisations et des prises de terre.
2 de la norme NF C 15-100, dans un délai maximal de trente jours comptés à partir de la remise par le maître d'œuvre des plans nécessaires à l'implantation exacte des installations électriques (gros œuvre, coffrages, charpente métallique, cloisonnements, équipements particuliers).
Il doit remettre au contrôleur technique, avant la réception et si ce dernier en a reçu mission, le compte rendu de ses essais et vérifications techniques, au besoin sur un formulaire préétabli.
En exécution, l'entrepreneur doit intervenir en liaison avec les autres corps d'état sans porter atteinte à leur programme d'avancement, et s'entendre en particulier avec l'entrepreneur de terrassement et celui du gros œuvre pour exécuter la prise de terre, avec l'entrepreneur de gros œuvre pour la pose des conduits encastrés en prenant ensemble les précautions nécessaires pour que le coulage du béton n'endommage pas les ouvrages encastrés, avec l'entrepreneur de plâtrerie pour les travaux d'encastrement dans les ouvrages en plâtre, avec l'entrepreneur de menuiserie pour la détermination des plinthes, astragales, chambranles ou autres menuiseries rainurées, et avec les entrepreneurs des lots techniques (ascenseurs, chauffage) pour l'alimentation de ces lots.
Délais de préparation et mise à exécution des travaux
Compte tenu des nécessités de la coordination préalable avec les autres intervenants, le délai de préparation est d'au moins deux mois.
L'ordre de service de commencer les travaux doit être adressé quinze jours au moins avant la date fixée comme début du délai d'exécution ou, si l'exécution s'étend contractuellement sur plusieurs périodes différentes, quinze jours avant la date de début de chacune de ces périodes ; si l'ordre de service n'est pas parvenu dans ce délai, la date du début du délai d'exécution est reportée d'un commun accord.
L'entrepreneur doit alors s'assurer que l'état du chantier lui permet de commencer ses travaux et que les terrassements, passages et réservations prévus sont conformes aux caractéristiques qu'il a fournies et aux accords pris en application de l'article 5 ; s'il n'en est pas ainsi, il en avise le maître d'ouvrage au plus tard à la date prévue pour le début d'exécution des travaux, la décision du maître d'ouvrage faisant l'objet d'un nouvel ordre de service dont la date de début du délai ne peut être antérieure à celle de réception.
Si des dispositions constructives des ouvrages, non apparentes sur les documents du marché, obligent ultérieurement à des modifications des installations d'électricité, ces modifications font l'objet d'un avenant, l'entrepreneur devant en informer le maître d'œuvre dès qu'il en aura connaissance.
Vérifications, essais et compte rendu avant réception
Le maître d'ouvrage peut procéder lui-même ou faire procéder aux contrôles et vérifications portant sur la conformité de l'exécution aux prescriptions des pièces du marché, notamment du point de vue quantitatif. L'entrepreneur doit procéder, avant la réception, aux essais et vérifications prescrits par l'article 6 de la norme NF C 15-100, et il doit également s'assurer que son installation est en état de fonctionnement.
Le compte rendu de ces essais et vérifications peut être établi suivant les formes prévues par le contrat de contrôle technique des ouvrages, au moyen d'un formulaire à remettre au contrôleur technique.
Attestation Consuel : délais et modalités
Conformément aux dispositions de l'arrêté du 17 octobre 1973, pris en application du décret du 14 novembre 1972, chaque entrepreneur titulaire d'un marché et effectuant tout ou partie d'une installation électrique (électricité générale, chauffage électrique, chaufferie, surpresseurs, ventilation, portes automatiques) doit faire parvenir au Consuel la ou les attestations de conformité dûment remplies et signées par lui, vingt jours au moins avant la date prévue de mise sous tension définitive.
Selon l'annexe A normative, tout distributeur d'énergie électrique est tenu d'exiger, avant de mettre sous tension l'installation électrique intérieure d'une construction nouvelle, la remise d'une attestation de conformité aux règlements et normes de sécurité. L'attestation doit être établie par écrit et sous sa responsabilité par l'installateur auteur des travaux ; en cas de pluralité d'installateurs, chacun établit l'attestation pour la partie de l'installation qu'il a réalisée.
Le Consuel doit, dans un délai maximal de quinze jours à dater de la réception de l'attestation, soit apposer son visa et la renvoyer à l'installateur, soit signaler à ce dernier les non-conformités décelées au cours d'un contrôle ; dans ce dernier cas, il appartient à l'installateur, après mise en conformité de l'installation, de le déclarer au Consuel par écrit, le visa ne pouvant être apposé qu'après mise en conformité de l'ensemble des installations électriques concernées.
En cas de pluralité d'installateurs, le visa est apposé simultanément sur toutes les attestations. L'installation de chaque appartement d'un immeuble ou de chaque maison individuelle doit faire l'objet d'une attestation de conformité ; si le logement comporte un chauffage électrique réalisé par le même installateur, une seule attestation par logement doit être établie.
Les installations électriques des services généraux font l'objet d'attestations de conformité établies par les installateurs auteurs des travaux, chaque installateur devant établir et signer une attestation par comptage. Les attestations doivent être établies sur des formulaires délivrés par le Consuel.
Réception et mise sous tension définitive
Au retour des attestations de conformité, et sur le vu de celles-ci, la réception est prononcée selon les formes prévues par la norme NF P 03-001.
Dans le cas où, par suite de la présence sur le même chantier de plusieurs entrepreneurs réalisant chacun une partie d'installation électrique, les attestations de conformité n'ont pu être visées par le Consuel et que la mise sous tension définitive n'a donc pu être faite, l'entrepreneur électricien peut néanmoins demander la réception de ses ouvrages à deux conditions : présenter ses installations en ordre de marche, par exemple à l'aide d'un branchement provisoire, et fournir une déclaration du Consuel selon laquelle les ouvrages visés sont conformes aux règles de sécurité ; cette procédure permet d'attendre le visa des attestations concernant l'ensemble des installations électriques.
La mise sous tension définitive par le distributeur d'énergie électrique et la prise en charge des installations électriques par le maître de l'ouvrage sont effectuées soit au moment de la réception dans le premier cas, soit après le retour de l'ensemble des attestations dans le second. Les appareils montés et essayés en usine, et notamment les ascenseurs, ne sont pas soumis aux formalités des attestations Consuel.
Frais de prélèvement, contrôles et essais
1) sont à la charge de l'entrepreneur. Tous prélèvements, essais et épreuves supplémentaires sont à la charge de l'entrepreneur si les résultats conduisent à un rebut ou à une réfection, et du maître d'ouvrage dans le cas contraire. Les frais inhérents à l'intervention des vérificateurs au titre des réglementations relatives à la protection des travailleurs ou à celle des établissements recevant du public sont à la charge du maître d'ouvrage.
Où se lisent les prescriptions techniques d'installation
1. Elles se lisent dans la norme NF C 15-100 : article 52 pour les canalisations, article 54 pour les mises à la terre et conducteurs de protection, section 701 pour les locaux contenant une baignoire ou une douche, section 771 pour les locaux d'habitation, section 772 pour les parties communes et services généraux des immeubles collectifs d'habitation.
Le Guide UTE C 15-520 complète ce dispositif pour la mise en œuvre des canalisations, ses modes de pose et ses connexions. 2 de la NF C 15-100 comme siège des exigences relatives à la gaine technique logement, et l'article 6 de la NF C 15-100 comme siège des essais et vérifications à réaliser avant réception.
1 pour la consistance des travaux, les limites de prestation, la coordination, les délais, les vérifications et le circuit Consuel ; la NF C 15-100 dans son édition applicable, complétée du Guide UTE C 15-520, pour toutes les prescriptions techniques.
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Délai de préparation du lot électricité | ≥ 2 mois | Art. 6.1 — compte tenu des nécessités de la coordination préalable avec les autres intervenants |
| Délai de remise des caractéristiques de terrassement | 30 jours suivant la notification du marché | Art. 5.1 — à défaut de délai fixé par les documents particuliers du marché ; remise par lettre adressée au maître d'œuvre |
| Délai de remise des plans de passages et réservations | 30 jours maximum | Art. 5.1 — comptés à partir de la remise par le maître d'œuvre des plans nécessaires à l'implantation exacte des installations électriques ; inclut la gaine technique logement du § 771.558.2 de la NF C 15-100 |
| Préavis de l'ordre de service de commencer les travaux | 15 jours au moins avant la date de début du délai d'exécution | Art. 6.2 — également 15 jours avant le début de chacune des périodes lorsque l'exécution s'étend sur plusieurs périodes ; à défaut, report d'un commun accord |
| Envoi de l'attestation de conformité au Consuel | 20 jours au moins avant la date prévue de mise sous tension définitive | Art. 8.1 — conformément à l'arrêté du 17 octobre 1973 pris en application du décret du 14 novembre 1972 |
| Délai de réponse du Consuel | 15 jours maximum à dater de la réception de l'attestation | Annexe A normative — apposition du visa, ou signalement des non-conformités décelées au cours d'un contrôle |
| Nombre d'attestations de conformité | 1 par appartement ou par maison individuelle ; 1 par comptage pour les services généraux | Annexe A — une seule attestation par logement si le chauffage électrique est réalisé par le même installateur ; en cas de pluralité d'installateurs, chacun atteste sa partie et le visa est apposé simultanément |
Dimensions réglementaires
Délai de préparation
Art. 6.1 : imposé par les nécessités de la coordination préalable avec les autres intervenants (terrassement, gros œuvre, plâtrerie, menuiserie, lots techniques).
Remise des documents d'exécution au maître d'œuvre
Art. 5.1 : les passages et réservations incluent la gaine technique logement prévue au § 771.558.2 de la NF C 15-100.
Ordre de service de commencer les travaux
Art. 6.2 : également applicable au début de chacune des périodes lorsque l'exécution s'étend contractuellement sur plusieurs périodes.
Circuit de l'attestation Consuel
Art. 8.1 et annexe A : en cas de non-conformité signalée, le visa n'est apposé qu'après mise en conformité de l'ensemble des installations électriques concernées, déclarée par écrit au Consuel.
Siège des prescriptions techniques d'installation
Avant-propos du NF DTU 70.1 : le Cahier des Charges du DTU 70.1 de décembre 1980 est supprimé, ses dispositions ayant été transférées dans ces textes.
Essais et vérifications avant réception
Art. 7.2 : l'entrepreneur doit également s'assurer que son installation est en état de fonctionnement ; compte rendu à remettre au contrôleur technique s'il en a reçu mission.
Répartition des frais d'essais supplémentaires
Art. 9 : les frais des essais de l'art. 7.2 et de l'attestation Consuel de l'art. 8.1 sont à la charge de l'entrepreneur ; les vérifications au titre de la protection des travailleurs ou des ERP sont à la charge du maître d'ouvrage.
Comprendre NF DTU 70.1
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF DTU 70.1, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF DTU 70.1 couvre : Marchés privés d'installations électriques dans les bâtiments à usage d'habitation auxquels s'applique la norme NF C 15-100, en particulier ses sections 771 (locaux d'habitation) et 772 (parties communes et services généraux des immeubles collectifs d'habitation). Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF DTU 70.1
Le NF DTU 70.1 occupe une place particulière dans le corpus des DTU, et c'est la première chose à comprendre avant de le citer dans un marché. Sa partie 2, cahier des clauses spéciales (indice de classement NF P 80-201-2), a été homologuée par décision du Directeur Général de l'AFNOR le 20 avril 1998 pour prendre effet le 20 mai 1998, et elle remplace le Cahier des Clauses Spéciales du DTU 70.1 de décembre 1980. Mais surtout : le Cahier des Charges du DTU 70.1 est supprimé. Le document ne renferme plus, aujourd'hui, que le cahier des clauses spéciales.
L'avant-propos explique cette décision. Les dispositions de mise en œuvre des installations électriques dans les bâtiments à usage d'habitation faisaient l'objet du Cahier des Charges du DTU 70.1 de décembre 1980, lequel se basait sur la norme NF C 15-100 en y faisant référence à de nombreuses reprises tout au long du texte. Du fait de l'évolution prévisible de la NF C 15-100, en particulier en raison d'une harmonisation nécessaire dans le contexte européen, il a été décidé, pour n'avoir à gérer qu'un seul texte, de ne pas réviser le Cahier des Charges de décembre 1981 et son modificatif n° 1 de février 1988, et de les remplacer par des dispositions désormais contenues ailleurs.
Le document désigne précisément ce « ailleurs » : dans la norme NF C 15-100, à son article 52 (canalisations), son article 54 (mises à la terre et conducteurs de protection), sa section 701 (locaux contenant une baignoire ou une douche), sa section 771 (locaux d'habitation) et sa section 772 (parties communes et services généraux des immeubles collectifs d'habitation) ; et dans le Guide UTE C 15-520 pour ce qui concerne la mise en œuvre des canalisations. Toute prescription technique — sections de conducteurs, protection différentielle, nombre de socles de prises, dimensions de la gaine technique logement — se lit donc dans la NF C 15-100 en vigueur, et non dans le NF DTU 70.1. Citer « l'article 6.1 du DTU 70.1 » pour une exigence de GTL est une erreur de référence : cet article n'existe pas.
Comprendre en détail NF DTU 70.1
Ce que le NF DTU 70.1 contient réellement aujourd'hui
Le NF DTU 70.1 dans sa version en vigueur définit les clauses administratives spéciales aux marchés d'installations électriques dans les bâtiments à usage d'habitation auxquels est applicable la norme NF C 15-100, en particulier ses sections 771 et 772. Une note d'application précise l'articulation avec le branchement : les travaux du lot électricité comprennent généralement l'ensemble des installations électriques intérieures et de branchement, et le marché correspondant doit donc faire référence au présent document ainsi qu'aux textes concernant le branchement, les installations de branchement faisant l'objet de la NF C 14-100 dans son édition en vigueur.
Le document est organisé en neuf articles et une annexe normative. Domaine d'application ; références normatives ; consistance des travaux, article le plus développé et le plus utile en rédaction de CCTP ; modifications dans la nature des travaux définis au marché ; coordination avec les autres intervenants ; délais et mise à exécution des travaux ; vérifications et essais ; réception et attestations de conformité ; frais de prélèvement, contrôles et essais. L'annexe A, normative, décrit le rôle et le fonctionnement du Consuel.
Ses références normatives sont peu nombreuses mais structurantes : la NF C 15-100 (installations électriques à basse tension — règles), la NF P 03-001 (marchés privés, cahier des clauses administratives générales applicable aux travaux de bâtiment faisant l'objet de marchés privés), le Guide UTE C 15-520 (canalisations, modes de pose, connexions), l'arrêté du 17 octobre 1973 pris en application du décret du 14 novembre 1972 relatif au contrôle et à l'attestation de la conformité des installations électriques intérieures aux règlements et normes de sécurité en vigueur, et la recommandation T1.89 relative à l'établissement du schéma directeur de la qualité.
Consistance des travaux dans les locaux d'habitation
L'article 3.1 énumère ce qui, dans un logement, fait partie du lot électricité sans qu'il soit besoin de le stipuler. Les canalisations d'alimentation depuis les bornes de sortie du disjoncteur de branchement jusques et y compris les douilles en attente, les socles de prises de courant et les appareils de connexion fixés sur les parois des locaux. Les tableaux de commande, de protection et de sectionnement des circuits. Les conducteurs de protection et les liaisons équipotentielles.
Vient ensuite une seconde liste, capitale en rédaction de marché, qui n'est due que sur prescription des documents particuliers du marché : les appareils d'éclairage munis de douilles et de lampes et de leurs auxiliaires d'alimentation ; les autres appareils d'utilisation (électroménagers, chauffage électrique, etc.) ; pour les salles d'eau, les armoires de toilette incorporant des équipements électriques et les appareils d'éclairage placés dans les volumes 2 et 3 définis dans la section 701 de la NF C 15-100, ou susceptibles d'empiéter sur ceux-ci ; et les équipements téléphoniques intérieurs des bâtiments individuels.
En clair : si le CCTP ne dit rien, les luminaires ne sont pas dus, seules les douilles en attente le sont. C'est l'une des sources de litige les plus fréquentes en fin de chantier de logement, et le DTU 70.1 la tranche explicitement. La même logique vaut pour l'éclairage de la salle d'eau dans les volumes 2 et 3 : à défaut de mention, il n'entre pas dans le forfait.
Parties communes, ascenseurs et locaux techniques
Pour les parties communes et les services généraux des immeubles collectifs d'habitation, l'article 3.2 renvoie à la section 772 de la NF C 15-100 pour la définition des tableaux, canalisations, appareils d'éclairage munis de leurs douilles, lampes et auxiliaires d'alimentation, appareillage de commande et socles de prises de courant.
Pour les ascenseurs, le partage est chiffré et précis. Font partie des travaux : les canalisations depuis les tableaux généraux de répartition, de protection et de sectionnement jusqu'au tableau de répartition des locaux des machines ; les canalisations d'éclairage des locaux des machines depuis le tableau de répartition, et les appareils d'éclairage munis de leurs douilles, lampes et auxiliaires ; les canalisations d'alimentation, le tableau de répartition du local des poulies et son éclairage ; l'installation d'alarme et de signalisation, source d'alimentation comprise ; et le circuit de remplacement ou de sécurité des locaux des machines. Sur prescription des documents particuliers du marché s'y ajoutent les bornes et appareillages éventuels prévus, les circuits de minuterie des paliers d'ascenseurs, et les circuits d'alimentation autres que ceux d'éclairage communs aux appareils en batterie. En revanche, sauf dispositions contraires du marché, ne font pas partie des travaux le tableau de répartition des locaux des machines et les circuits à l'aval de celui-ci, exception faite des éclairages des locaux des machines et des parois.
Pour les chaufferies et locaux annexes, font partie des travaux, pour l'éclairage, les tableaux, canalisations, appareils d'éclairage complets, appareillage de commande et socles de prises tels que prévus à l'article 772.3 de la NF C 15-100 ; pour les alimentations principales, les canalisations en attente de raccordement sur les appareils et équipements non fournis ; et l'installation d'alarme et de signalisation, source d'alimentation comprise. Sur prescription des DPM s'y ajoutent l'éclairage de sécurité de la chaufferie, les tableaux de répartition ou de commande des alimentations principales, et les canalisations entre ces tableaux et les appareils d'utilisation autres que ceux d'éclairage. En cas de coupure d'urgence à action mécanique directe, les canalisations et équipements à l'aval de cette coupure placée à l'extérieur de la chaufferie ne font pas partie des travaux ; en cas de coupure d'urgence à action à distance, ce sont les raccordements et équipements en aval de la canalisation laissée en attente dans la chaufferie qui en sont exclus. Les autres locaux techniques — surpresseurs, pompes de relevage, VMC — suivent la même logique, l'éclairage de sécurité et l'installation d'alarme n'étant dus que sur prescription des DPM.
Prestations annexes dues et prestations exclues
Pour l'ensemble des installations d'un même bâtiment, la prise de terre et les installations de mise à la terre font partie des travaux, conformément à l'article 54 de la NF C 15-100. Les alimentations, canalisations et appareils des installations de remplacement autres que celles des ascenseurs et chaufferies, ainsi que les installations d'alarme et de signalisation avec leurs sources d'alimentation, ne sont dus que sur prescription des documents particuliers du marché.
L'article 3.3 énumère ensuite des prestations qui font partie des travaux et que l'on oublie souvent au chiffrage : les études, calculs, dessins, plans, schémas et notices nécessaires à l'établissement définitif du projet, à l'exécution des installations et à leur entretien ; la fourniture et la pose des étiquettes et plaques indicatrices sur les tableaux ; la fourniture et la pose des moulures, plinthes et goulottes en plastique avec leurs accessoires, que celles-ci contiennent ou non des conducteurs ; les percements, saignées, branchements, tamponnages et scellements autres que ceux découlant de la coordination de l'article 5, ainsi que, sauf accord particulier entre les entreprises concernées, les raccords et rebouchages correspondants sur maçonnerie et enduits en mortier ou en plâtre, sur carrelages, parquets, peintures et revêtements de murs ou de sols, et la reconstitution de l'isolation thermique et acoustique selon l'article A.12 du Guide UTE C 15-520 ; et enfin les essais, réglages et mise en ordre de marche des installations et matériels électriques objets du marché.
Ne font notamment pas partie des travaux, sauf dispositions contraires du marché : les installations de branchement au réseau de distribution, le tableau de contrôle, et — sauf disposition contraire des DPM — le disjoncteur de branchement. S'y ajoutent, pour les alimentations principales des autres locaux techniques et locaux annexes, les raccordements et équipements en aval des canalisations laissées en attente dans les locaux, tous terrassements en déblai et remblai pour mise en place des prises de terre et des conducteurs de terre, et l'entretien des installations après leur réception.
Coordination avec les autres corps d'état et gaine technique logement
L'article 5 organise la coordination lorsque les documents particuliers du marché n'ont pas organisé une période de préparation au cours de laquelle les interfaces individuelles et organisationnelles auront été réglées, par exemple selon le modèle du schéma directeur de la qualité de la recommandation T1.89.
Deux obligations documentaires pèsent alors sur l'entrepreneur, avec des délais. Il doit remettre par lettre adressée au maître d'œuvre, dans le délai fixé par les documents particuliers du marché ou, à défaut, dans les trente jours suivant la notification de son marché, le plan et les caractéristiques auxquelles doivent répondre les travaux de terrassement en déblai et remblai nécessaires à la mise en place des canalisations et des prises de terre. Il doit ensuite remettre au maître d'œuvre les plans et les caractéristiques des passages et réservations à prévoir par les autres corps d'état — en particulier la gaine technique logement prévue au paragraphe 771.558.2 de la norme NF C 15-100 — dans un délai maximal de trente jours comptés à partir de la remise par le maître d'œuvre des plans nécessaires à l'implantation exacte des installations électriques (gros œuvre, coffrages, charpente métallique, cloisonnements, équipements particuliers). C'est la seule mention de la GTL dans le DTU, et elle est un renvoi : les caractéristiques dimensionnelles de la gaine technique logement se lisent au paragraphe 771.558.2 de la NF C 15-100 en vigueur.
L'article 5.2 liste ensuite les entrepreneurs avec lesquels l'électricien doit s'entendre, sans porter atteinte au programme d'avancement des autres corps d'état : l'entrepreneur de terrassement et celui du gros œuvre pour exécuter la prise de terre ; l'entrepreneur de gros œuvre pour la pose des conduits encastrés, en prenant ensemble les précautions nécessaires pour que le coulage du béton n'endommage pas les ouvrages encastrés ; l'entrepreneur de plâtrerie pour les travaux d'encastrement dans les ouvrages en plâtre ; l'entrepreneur de menuiserie pour la détermination des plinthes, astragales, chambranles ou autres menuiseries rainurées ; et les entrepreneurs ayant en charge les lots techniques — ascenseurs et chauffage par exemple — pour l'alimentation de ces lots.
Délais de préparation et d'exécution
L'article 6.1 fixe une valeur souvent ignorée en planning : compte tenu des nécessités de la coordination préalable avec les autres intervenants, le délai de préparation est d'au moins deux mois. Ce délai n'est pas une recommandation d'usage, c'est une clause du DTU : un planning d'opération qui attribue trois semaines de préparation au lot électricité n'est pas conforme.
L'article 6.2 encadre le déclenchement de l'exécution. L'ordre de service de commencer les travaux doit être adressé quinze jours au moins avant la date fixée comme début du délai d'exécution ou, si l'exécution s'étend contractuellement sur plusieurs périodes différentes, quinze jours avant la date de début de chacune de ces périodes. Si l'ordre de service n'est pas parvenu dans ce délai, la date de début du délai d'exécution est reportée d'un commun accord.
L'entrepreneur doit alors s'assurer que l'état du chantier lui permet de commencer ses travaux, et que les terrassements, passages et réservations prévus sont conformes aux caractéristiques qu'il a fournies et aux accords pris en application de l'article 5. S'il n'en est pas ainsi, il en avise le maître d'ouvrage au plus tard à la date prévue pour le début d'exécution des travaux ; la décision du maître d'ouvrage fait l'objet d'un nouvel ordre de service, la date du début du délai ne pouvant être antérieure à celle de réception de ce nouvel ordre. L'article 4 prévoit par ailleurs que, si des dispositions constructives des ouvrages non apparentes sur les documents du marché obligent ultérieurement à des modifications des installations d'électricité, ces modifications feront l'objet d'un avenant, l'entrepreneur devant en informer le maître d'œuvre dès qu'il en aura connaissance.
Vérifications, essais et compte rendu
L'article 7.1 réserve au maître d'ouvrage la possibilité de procéder lui-même ou de faire procéder aux contrôles et vérifications portant sur la conformité de l'exécution aux prescriptions des pièces du marché, notamment du point de vue quantitatif.
L'article 7.2 est celui qui engage l'entreprise : l'entrepreneur doit procéder, avant la réception, aux essais et vérifications prescrits par l'article 6 de la NF C 15-100, et il doit également s'assurer que son installation est en état de fonctionnement. Le renvoi est là encore explicite : les modalités des essais — continuité des conducteurs de protection, mesure de la résistance d'isolement, vérification de la protection par coupure automatique, etc. — sont celles de l'article 6 de la NF C 15-100 dans son édition en vigueur, et non celles d'un article du DTU.
Le compte rendu de ces essais et vérifications peut être établi suivant les formes prévues par le contrat de contrôle technique des ouvrages, au moyen d'un formulaire à remettre au contrôleur technique. L'article 5.1 précise le calendrier : l'entrepreneur doit remettre au contrôleur technique, avant la réception et si ce dernier en a reçu mission, le compte rendu de ses essais et vérifications techniques, au besoin sur un formulaire préétabli.
Attestation Consuel et mise sous tension définitive
L'article 8.1 fixe l'obligation et son délai : conformément aux dispositions de l'arrêté du 17 octobre 1973, pris en application du décret du 14 novembre 1972, chaque entrepreneur titulaire d'un marché et effectuant tout ou partie d'une installation électrique — électricité générale, chauffage électrique, chaufferie, surpresseurs, ventilation, portes automatiques — doit faire parvenir au Consuel la ou les attestations de conformité dûment remplies et signées par lui, vingt jours au moins avant la date prévue de mise sous tension définitive.
L'annexe A, normative, décrit le mécanisme complet. Tout distributeur d'énergie électrique est tenu d'exiger, avant de mettre sous tension l'installation électrique intérieure d'une construction nouvelle, la remise d'une attestation de conformité aux règlements et normes de sécurité. L'attestation doit être établie par écrit et sous sa responsabilité par l'installateur auteur des travaux ; en cas de pluralité d'installateurs, chacun établit l'attestation pour la partie de l'installation qu'il a réalisée. Le Consuel doit, dans un délai maximal de quinze jours à dater de la réception de l'attestation, soit apposer son visa et la renvoyer à l'installateur, soit signaler à ce dernier les non-conformités décelées au cours d'un contrôle ; dans ce dernier cas, il appartient à l'installateur, après avoir procédé à la mise en conformité, de le déclarer au Consuel par écrit, le visa ne pouvant être apposé qu'après mise en conformité de l'ensemble des installations électriques concernées. En cas de pluralité d'installateurs, le visa est apposé simultanément sur toutes les attestations. L'installation de chaque appartement d'un immeuble ou de chaque maison individuelle doit faire l'objet d'une attestation de conformité ; si le logement comporte un chauffage électrique réalisé par le même installateur, une seule attestation par logement doit être établie. Les installations électriques des services généraux font l'objet d'attestations établies par chaque installateur, à raison d'une attestation par comptage. Les attestations doivent être établies sur des formulaires délivrés par le Consuel.
La réception s'articule sur ce circuit. Au retour des attestations de conformité, et sur le vu de celles-ci, la réception est prononcée selon les formes prévues par la norme NF P 03-001. Le DTU prévoit toutefois une porte de sortie en cas de pluralité d'entrepreneurs : lorsque les attestations n'ont pu être visées par le Consuel et que la mise sous tension définitive n'a donc pu être faite, l'entrepreneur électricien peut néanmoins demander la réception de ses ouvrages à condition de présenter ses installations en ordre de marche, par exemple à l'aide d'un branchement provisoire, et de fournir une déclaration du Consuel selon laquelle les ouvrages visés sont conformes aux règles de sécurité. La mise sous tension définitive par le distributeur et la prise en charge des installations par le maître de l'ouvrage sont effectuées soit au moment de la réception dans le premier cas, soit après le retour de l'ensemble des attestations dans le second. Les appareils montés et essayés en usine, et notamment les ascenseurs, ne sont pas soumis aux formalités des attestations Consuel.
Répartition des frais de contrôles et d'essais
L'article 9 traite une question fréquemment omise des CCTP et qui coûte cher lorsqu'elle n'est pas réglée. Les frais inhérents aux essais et vérifications de l'article 7.2 — ceux prescrits par l'article 6 de la NF C 15-100 — et à l'attestation Consuel de l'article 8.1 sont à la charge de l'entrepreneur.
Tous prélèvements, essais et épreuves supplémentaires sont à la charge de l'entrepreneur si les résultats conduisent à un rebut ou à une réfection, et à la charge du maître d'ouvrage dans le cas contraire. C'est une règle de répartition au résultat : le contre-essai est supporté par celui que le résultat désavoue.
Enfin, les frais inhérents à l'intervention des vérificateurs au titre des réglementations relatives à la protection des travailleurs ou à celle des établissements recevant du public sont à la charge du maître d'ouvrage. Cette dernière clause vise les vérifications périodiques réglementaires, distinctes des essais de réception, et elle explique pourquoi elles n'ont pas à figurer au bordereau de l'entreprise.
Comment citer correctement le NF DTU 70.1 dans un CCTP
La conséquence pratique de la structure actuelle du document est simple mais souvent mal appliquée. Un CCTP électricité de logement doit viser deux corpus distincts : le NF DTU 70.1 (NF P 80-201-2) pour tout ce qui relève de la consistance des travaux, des limites de prestation, de la coordination, des délais, des vérifications et du circuit Consuel ; et la NF C 15-100 dans son édition en vigueur, complétée du Guide UTE C 15-520, pour toutes les prescriptions techniques d'installation.
Concrètement, les exigences de sections de conducteurs, de calibre et de nature des dispositifs de protection, de protection différentielle, de nombre minimal de socles de prises de courant et de points d'éclairage par pièce, de liaisons équipotentielles, de volumes de la salle d'eau et de caractéristiques de la gaine technique logement se lisent respectivement aux articles 52 et 54 et aux sections 701, 771 et 772 de la NF C 15-100. Le DTU 70.1 lui-même ne fixe aucune de ces valeurs : il ne fait que renvoyer, et il désigne d'ailleurs nommément le paragraphe 771.558.2 pour la gaine technique logement.
Deux précautions de rédaction complètent le dispositif. D'une part, l'article 4.2 prévoit que les textes normatifs auxquels il est fait référence dans le marché sont ceux dont la date d'application est définie dans la norme NF P 03-001, hormis autre disposition réglementaire, et que les modifications d'installation qui résulteraient de la publication de textes postérieurs feront l'objet d'un avenant : le CCTP doit donc figer l'édition applicable de la NF C 15-100, et non écrire « dernière édition en vigueur » sans autre précision. D'autre part, le lot électricité comprenant généralement l'ensemble des installations intérieures et de branchement, le marché doit également faire référence aux textes concernant le branchement, ces installations relevant de la NF C 14-100 dans son édition en vigueur.
Glossaire NF DTU 70.1
- Cahier des clauses spéciales (CCS)
- Partie administrative d'un NF DTU, définissant la consistance des travaux, les limites de prestation, la coordination, les délais et les conditions de réception. Depuis mai 1998, le NF DTU 70.1 ne comporte plus que cette partie, son Cahier des Charges technique de décembre 1980 ayant été supprimé.
- NF C 15-100
- Norme des installations électriques à basse tension. Elle porte désormais les dispositions techniques anciennement contenues dans le Cahier des Charges du DTU 70.1 : article 52 (canalisations), article 54 (mises à la terre et conducteurs de protection), sections 701, 771 et 772.
- Guide UTE C 15-520
- Guide pratique relatif aux canalisations, modes de pose et connexions. Il complète la NF C 15-100 et porte, avec elle, les dispositions de mise en œuvre transférées depuis l'ancien Cahier des Charges du DTU 70.1. Son article A.12 est visé pour la reconstitution de l'isolation thermique et acoustique.
- Section 771
- Section de la NF C 15-100 relative aux locaux d'habitation. C'est l'une des deux sections auxquelles s'applique le NF DTU 70.1 ; son paragraphe 771.558.2 définit la gaine technique logement.
- Section 772
- Section de la NF C 15-100 relative aux parties communes et services généraux des immeubles collectifs d'habitation. Son article 772.3 est visé pour l'éclairage des chaufferies, locaux annexes et autres locaux techniques.
- Section 701
- Section de la NF C 15-100 relative aux locaux contenant une baignoire ou une douche. Elle définit les volumes 2 et 3, auxquels le NF DTU 70.1 renvoie pour les appareils d'éclairage dus sur prescription des documents particuliers du marché.
- NF C 14-100
- Norme des installations de branchement. Le lot électricité comprenant généralement l'ensemble des installations intérieures et de branchement, le marché doit y faire référence en complément du NF DTU 70.1.
- Consuel
- Organisme visant les attestations de conformité des installations électriques intérieures. L'attestation doit lui parvenir vingt jours au moins avant la date prévue de mise sous tension définitive, et il dispose d'un délai maximal de quinze jours pour apposer son visa ou signaler les non-conformités (art. 8.1 et annexe A).
- Attestation de conformité
- Document établi par écrit et sous sa responsabilité par l'installateur auteur des travaux, sur formulaire délivré par le Consuel. Une attestation par appartement ou par maison individuelle ; une attestation par comptage pour les services généraux ; en cas de pluralité d'installateurs, chacun atteste la partie qu'il a réalisée.
- Mise sous tension définitive
- Opération réalisée par le distributeur d'énergie électrique, conditionnée à la remise de l'attestation de conformité visée. Elle intervient soit au moment de la réception, soit après le retour de l'ensemble des attestations en cas de pluralité d'installateurs (art. 8.3).
- NF P 03-001
- Cahier des clauses administratives générales applicable aux travaux de bâtiment faisant l'objet de marchés privés. Le NF DTU 70.1 s'y réfère pour les formes de la réception et pour la date d'application des textes normatifs visés au marché.
- Coupure d'urgence de chaufferie
- Dispositif dont la nature détermine la limite de prestation : en coupure à action mécanique directe, les canalisations et équipements à l'aval de la coupure placée à l'extérieur de la chaufferie ne font pas partie des travaux ; en coupure à action à distance, ce sont les raccordements et équipements en aval de la canalisation laissée en attente dans la chaufferie (art. 3.3).
- Schéma directeur de la qualité (SDQ)
- Modèle d'organisation des interfaces entre intervenants issu de la recommandation T1.89 aux maîtres d'ouvrages publics de bâtiment, adoptée le 6 décembre 1989. Le NF DTU 70.1 y renvoie comme alternative à la procédure de coordination de son article 5.
Questions fréquentes sur NF DTU 70.1
Qu'est-ce que NF DTU 70.1 ?
NF DTU 70.1 — Installations électriques des bâtiments à usage d'habitation. Le NF DTU 70.1 (NF P 80-201-2) est, depuis mai 1998, un cahier des clauses spéciales et non un cahier des charges technique : son Cahier des Charges de décembre 1980 a été supprimé et ses dispositions techniques ont été transférées dans la norme NF C 15-100 — articles 52 et 54, sections 701, 771 et 772 — et dans le Guide UTE C 15-520. Le DTU définit désormais la consistance des travaux du lot électricité, la coordination avec les autres corps d'état, les délais (deux mois de préparation minimum), les vérifications avant réception et le circuit de l'attestation de conformité Consuel, à adresser vingt jours au moins avant la mise sous tension définitive. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF DTU 70.1 ?
Le domaine d'application couvre : Marchés privés d'installations électriques dans les bâtiments à usage d'habitation auxquels s'applique la norme NF C 15-100, en particulier ses sections 771 (locaux d'habitation) et 772 (parties communes et services généraux des immeubles collectifs d'habitation). Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF DTU 70.1 sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Le NF DTU 70.1 contient-il encore des prescriptions techniques ?
Non. L'avant-propos indique que le Cahier des Charges du DTU 70.1 de décembre 1980 est supprimé et que ses dispositions ont été remplacées par celles contenues dans la norme NF C 15-100 — article 52 (canalisations), article 54 (mises à la terre et conducteurs de protection), section 701 (locaux contenant une baignoire ou une douche), section 771 (locaux d'habitation) et section 772 (parties communes et services généraux) — ainsi que dans le Guide UTE C 15-520 pour la mise en œuvre des canalisations. Le document ne renferme plus que le cahier des clauses spéciales (NF P 80-201-2, mai 1998).
Où sont définies les caractéristiques de la gaine technique logement ?
Dans la NF C 15-100. Le NF DTU 70.1 ne la mentionne qu'une fois, à son article 5.1, et sous forme de renvoi : l'entrepreneur doit remettre au maître d'œuvre les plans et caractéristiques des passages et réservations à prévoir par les autres corps d'état, « en particulier la gaine technique logement prévue au paragraphe 771.558.2 de la norme NF C 15-100 ». Les dimensions et le contenu de la GTL se lisent donc dans l'édition en vigueur de la NF C 15-100, pas dans le DTU.
Les luminaires font-ils partie du lot électricité ?
Non par défaut. L'article 3.1 place les appareils d'éclairage munis de douilles et de lampes et de leurs auxiliaires d'alimentation dans la liste des prestations qui ne sont dues que sur prescription des documents particuliers du marché. Ce qui est dû sans stipulation, ce sont les canalisations d'alimentation depuis les bornes de sortie du disjoncteur de branchement jusques et y compris les douilles en attente, les socles de prises de courant et les appareils de connexion fixés sur les parois.
Quelles prestations de salle d'eau sont dues sans stipulation particulière ?
Aucune des prestations spécifiques. L'article 3.1 place sur prescription des DPM les armoires de toilette incorporant des équipements électriques ainsi que les appareils d'éclairage placés dans les volumes 2 et 3 définis à la section 701 de la NF C 15-100, ou susceptibles d'empiéter sur ceux-ci. Les canalisations, socles de prises, tableaux, conducteurs de protection et liaisons équipotentielles restent en revanche dus au titre du marché.
Le disjoncteur de branchement fait-il partie des travaux ?
Non, sauf disposition contraire. L'article 3.3 exclut des travaux, sauf dispositions contraires du marché, les installations de branchement au réseau de distribution, le tableau de contrôle et — sauf disposition contraire des documents particuliers du marché — le disjoncteur de branchement. Sont également exclus tous les terrassements en déblai et remblai pour mise en place des prises de terre et des conducteurs de terre, ainsi que l'entretien des installations après leur réception.
Quel est le délai de préparation minimal du lot électricité ?
Article 6.1 : compte tenu des nécessités de la coordination préalable avec les autres intervenants, le délai de préparation est d'au moins deux mois. Par ailleurs, l'ordre de service de commencer les travaux doit être adressé quinze jours au moins avant la date fixée comme début du délai d'exécution, ou quinze jours avant la date de début de chacune des périodes lorsque l'exécution s'étend contractuellement sur plusieurs périodes (art. 6.2).
Dans quel délai l'entrepreneur doit-il remettre ses plans de réservations ?
Article 5.1 : le plan et les caractéristiques des travaux de terrassement nécessaires aux canalisations et aux prises de terre doivent être remis par lettre au maître d'œuvre dans le délai fixé par les DPM ou, à défaut, dans les trente jours suivant la notification du marché. Les plans et caractéristiques des passages et réservations à prévoir par les autres corps d'état, dont la gaine technique logement, doivent être remis dans un délai maximal de trente jours comptés à partir de la remise par le maître d'œuvre des plans nécessaires à l'implantation exacte des installations électriques.
Quels essais l'entrepreneur doit-il réaliser avant réception ?
Article 7.2 : l'entrepreneur doit procéder, avant la réception, aux essais et vérifications prescrits par l'article 6 de la NF C 15-100, et s'assurer que son installation est en état de fonctionnement. Le compte rendu de ces essais et vérifications peut être établi suivant les formes prévues par le contrat de contrôle technique, au moyen d'un formulaire à remettre au contrôleur technique avant la réception si celui-ci en a reçu mission.
Quand faut-il transmettre l'attestation de conformité au Consuel ?
Article 8.1 : chaque entrepreneur titulaire d'un marché et effectuant tout ou partie d'une installation électrique doit faire parvenir au Consuel la ou les attestations de conformité dûment remplies et signées par lui, vingt jours au moins avant la date prévue de mise sous tension définitive, conformément à l'arrêté du 17 octobre 1973 pris en application du décret du 14 novembre 1972.
Sous quel délai le Consuel doit-il répondre ?
Annexe A normative : le Consuel doit, dans un délai maximal de quinze jours à dater de la réception de l'attestation, soit apposer son visa sur l'attestation et la renvoyer à l'installateur, soit signaler à ce dernier les non-conformités décelées au cours d'un contrôle. Dans ce dernier cas, il appartient à l'installateur, après mise en conformité, de le déclarer au Consuel par écrit, le visa ne pouvant être apposé qu'après mise en conformité de l'ensemble des installations électriques concernées.
Combien d'attestations de conformité faut-il par opération ?
Annexe A : l'installation de chaque appartement d'un immeuble ou de chaque maison individuelle doit faire l'objet d'une attestation de conformité ; si le logement comporte un chauffage électrique réalisé par le même installateur, une seule attestation par logement doit être établie. Les installations électriques des services généraux font l'objet d'attestations établies par les installateurs auteurs des travaux, chaque installateur devant établir et signer une attestation par comptage. En cas de pluralité d'installateurs, le visa est apposé simultanément sur toutes les attestations.
Peut-on prononcer la réception sans visa du Consuel ?
Oui, dans un cas précis. L'article 8.2.2 prévoit que, lorsque plusieurs entrepreneurs réalisent chacun une partie d'installation électrique sur le même chantier et que les attestations n'ont pu être visées par le Consuel — la mise sous tension définitive n'ayant donc pu être faite —, l'entrepreneur électricien peut néanmoins demander la réception de ses ouvrages à condition de présenter ses installations en ordre de marche, par exemple à l'aide d'un branchement provisoire, et de fournir une déclaration du Consuel selon laquelle les ouvrages visés sont conformes aux règles de sécurité.
Qui paye les essais et les contrôles ?
Article 9 : les frais inhérents aux essais et vérifications de l'article 7.2 et à l'attestation Consuel de l'article 8.1 sont à la charge de l'entrepreneur. Tous prélèvements, essais et épreuves supplémentaires sont à la charge de l'entrepreneur si les résultats conduisent à un rebut ou à une réfection, et du maître d'ouvrage dans le cas contraire. Les frais inhérents à l'intervention des vérificateurs au titre des réglementations relatives à la protection des travailleurs ou à celle des établissements recevant du public sont à la charge du maître d'ouvrage.
Que se passe-t-il si la norme évolue en cours de marché ?
Article 4.2 : les textes normatifs auxquels il est fait référence dans le marché sont ceux dont la date d'application est définie dans la norme NF P 03-001, hormis autre disposition réglementaire, et les modifications d'installation qui résulteraient de la publication de textes postérieurs feront l'objet d'un avenant. De même, si des dispositions constructives des ouvrages non apparentes sur les documents du marché obligent ultérieurement à des modifications des installations d'électricité, ces modifications font l'objet d'un avenant, l'entrepreneur devant en informer le maître d'œuvre dès qu'il en a connaissance (art. 4.1).
Export rapide
Documents liés
NF DTU 70.2 - Installations électriques des bâtiments d'habitation
Aucun NF DTU 70.2 ne figure dans la liste des DTU en vigueur publiée par le CSTB au 9 juillet 2025 : la série 70 « Installations électriques » n'y comporte que le DTU 70.1 « Installations électriques des bâtiments à usage d'habitation », réduit à sa seule Partie 2 (cahier des clauses spéciales), norme homologuée NF P 80-201-2 de mai 1998. Les prescriptions techniques ont été transférées à la NF C 15-100, en particulier ses parties 771 (locaux d'habitation) et 772 (parties communes et services généraux des immeubles collectifs). Cette fiche restitue le référentiel réellement opposable : ETEL de 600 × 250 mm minimum, au moins deux DDR 30 mA par logement avec 8 circuits maximum chacun, 8 socles maximum en 1,5 mm² et 12 en 2,5 mm², volumes 0, 1, 2 et volume caché en salle d'eau — le volume 3 ayant disparu — et l'édition 2024 de la norme, publiée le 23 août 2024 et applicable depuis le 1er septembre 2025.
NF DTU 68.3 - Installations de ventilation mécanique (règles générales et VMC double flux)
PÉRIMÈTRE RECTIFIÉ : le NF DTU 68.3 ne se limite pas à la double flux. Il s'intitule « Installations de ventilation mécanique » (indice de classement P 50-413) et se compose de plusieurs parties — P1-1-1 règles générales de calcul, dimensionnement et mise en œuvre (juin 2013), P1-1-2 VMC autoréglable simple flux (juin 2013 + A1 novembre 2017), P1-1-3 VMC gaz (juin 2013), P1-1-4 VMC autoréglable DOUBLE FLUX (avril 2017), P1-2 critères de choix des matériaux (avril 2017) et P2 clauses administratives (avril 2017). Il vise les bâtiments à usage d'habitation en ventilation générale et permanente par balayage. Cette fiche couvre les règles générales et la partie double flux : vitesses d'air limites (4 m/s en réseau individuel, 5 m/s en collectif vertical, 6 m/s en collectif horizontal), taux de fuite forfaitaire de 12 % du débit foisonné (5 % avec accessoires à joints de classe C), équilibrage Qsou ≥ Qext − Qf et Qext ≥ Qsou, isolation des conduits en R (≥ 0,6 et ≥ 1,2 m².K/W selon le flux et la position), distances de rejet et évacuation des condensats.
NF DTU 25.41 - Ouvrages en plaques de plâtre à faces cartonnées
Le NF DTU 25.41 P1-1 (février 2022, indice de classement P 72-203-1-1) fixe les clauses types de mise en œuvre des ouvrages verticaux et horizontaux en plaques de plâtre à faces cartonnées : cloisons de distribution, contre-cloisons, habillages, plafonds, parois de gaines techniques et cloisons alvéolaires. Il encadre le dimensionnement (stabilité, résistance aux chocs de 60 à 240 J, résistance au vent), les entraxes d'ossature (0,30 / 0,40 / 0,60 m pour les plaques de 1,20 m), la longueur et l'implantation des vis, le traitement des joints, les dispositions particulières en locaux humides EB et EB+, et les caractéristiques de l'ouvrage fini (planéité locale 1 mm sous la règle de 0,20 m, planéité générale 5 mm sous la règle de 2 m, faux aplomb 5 mm par étage). Un entraxe d'ossature non tenu, une vis trop courte, un jeu de pied supprimé ou un calfeutrement de rail bas oublié en salle d'eau produisent fissuration des joints, épaufrures et dégradation des plaques par remontée d'eau.
NF DTU 61.1 - Installations de gaz
Le NF DTU 61.1 « Installations de gaz dans les locaux d'habitation » (indice de classement P 45-204) est le référentiel de mise en œuvre des installations de gaz combustibles et d'hydrocarbures liquéfiés dans les bâtiments d'habitation et leurs dépendances, en aval de l'organe de coupure générale de branchement d'immeuble. Il est composé de sept parties : P1 terminologie, P2 dispositions générales, P3 dispositions particulières hors évacuation des produits de combustion, P4 évacuation des produits de combustion, P5 aménagements généraux, P6 cahier des clauses spéciales, P7 règles de calcul. Il fixe les matériaux et assemblages admis, les diamètres nominaux minimaux, les règles d'accessibilité des robinets de commande, les sections d'amenée d'air et de ventilation des locaux et des gaines, et les modes opératoires des essais de résistance mécanique et d'étanchéité. Un robinet de commande rendu inaccessible par un meuble de cuisine, une amenée d'air obstruée ou un essai d'étanchéité bâclé sont les trois causes de non-conformité les plus relevées à la mise en gaz.
NF DTU 65.11 - Dispositifs de sécurité des installations de chauffage
Le NF DTU 65.11 « Dispositifs de sécurité des installations de chauffage central concernant le bâtiment » (indice de classement P 52-203) fournit les dispositions à mettre en œuvre dans les installations de chauffage au regard de la sécurité des personnes et de la conservation en bon état du matériel. La partie 1-1, cahier des clauses techniques, a été homologuée le 29 août 2007 pour prendre effet le 29 septembre 2007 ; avec la partie 1-2 (critères généraux de choix des matériaux), elle remplace la norme homologuée NF P 52-203 de mai 1993, la refonte ayant consisté à intégrer les prescriptions de la norme NF EN 12828. Le document couvre trois familles d'installations : vapeur basse pression (0,5 bar au plus), eau chaude basse température (105 °C au plus, en communication ou non avec l'atmosphère), et vapeur haute pression ou eau chaude haute température de faible volume. Il fixe les fonctions d'expansion, de sécurité et de limitation, les règles d'installation des soupapes, des vases d'expansion, des aquastats de sécurité, des limiteurs de pression et des protections contre le manque d'eau.
NF DTU 60.1 - Plomberie sanitaire pour bâtiments
Le DTU 60.1 régit la conception des réseaux de distribution d'eau froide, d'eau chaude sanitaire et d'évacuation des eaux usées dans les bâtiments. Il fixe les diamètres selon débits simultanés, les pressions de service, les vitesses limites et les protections contre le gel et le bélier. Un sous-dimensionnement en colonne montante ou une absence de réservoir antibélier provoque baisses de débit et coups violents en réseau.
Informations
Dernière mise à jour
Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024
Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.
NF DTU 70.1 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. électricité, habitation, NF C 15-100, UTE C 15-520, Consuel, attestation de conformité, GTL, consistance des travaux, mise sous tension, NF P 03-001, NF P 80-201-2, DTU 70.1.